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Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali condamne les salafistes

La Tunisie a maille à partir avec la frange minoritaire, mais la plus jusqu’au-boutiste de sa population, les salafistes, dont les actions menaçantes et violentes qui testent sans répit la résistance de la Troïka au pouvoir, sous l’hégémonie d’Ennahdha, faisaient dire récemment au  président Moncef Marzouki, lors de son entretien au Point : « Quant aux salafistes, ils sont l'équivalent de l'extrême droite européenne. Ils sont dangereux et l'on n'est pas parvenu à les démocratiser. 

Leur démonstration de force du week-end dernier (débits d'alcool attaqués et des postes de police incendiés dans le nord ouest de la Tunisie) a été la goutte qui a fait déborder le vase, le Premier ministre Hamadi Jebali n’ayant pas de mots assez forts pour condamner ces agressions dont la fréquence s’accélère dangereusement, nuisant considérablement à la démocratisation en marche du pays, et à la perception du modèle de société islamique plurielle qu’aspire à incarner la Tunisie.  

Monté au créneau, le chef du gouvernement a accusé les salafistes radicaux de    "transmettre des messages faux et qui font peur" sur l'islam. "Pourquoi tant de violence, pourquoi tant d'agressions ?", a lancé Hamadi Jebali, au cours d'un entretien diffusé par plusieurs chaînes de télévision tunisiennes.
"Est-il inscrit dans l'islam d'imposer à autrui ses idées avec la force et la violence ? Vous êtes en train de transmettre des messages faux et qui font peur sur l'islam", a-t-il déploré avec force, assurant que le gouvernement n'allait "pas rester les bras croisés". "Nous allons appliquer la loi. La patience des Tunisiens est à bout", a-t-il ajouté.
A la fois mis à l’épreuve par les salafistes, et suspecté de laxisme, voire de nouer des liens ambigus avec eux, Ennahdha, sur la sellette, a clairement  pris ses distances avec une mouvance semeuse de chaos, par la voix de sa figure de proue gouvernementale Hamadi Jebali : "Ennahda ne s'allie pas avec ceux qui traitent les gens de mécréants", a martelé ce dernier avec fermeté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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