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Le PDG d’Orange envisage un retrait d’Israël dès que possible

Sa déclaration a dû provoquer un séisme de forte magnitude en Israël, là où tout désengagement collaboratif fait l’effet d’un affront cinglant et inconcevable, le PDG d’Orange, Stéphane Richard, a fait part mercredi de sa ferme intention de revoir les liens de sa compagnie avec l’opérateur israélien Partner, en vue de les rompre plutôt que de les consolider.

"Notre intention est de nous retirer d’Israël", a annoncé ce dernier, après avoir manifestement prêté une oreille attentive aux critiques formulées par différentes ONG contre les activités de Partner dans les territoires palestiniens. Les appels réitérés, lancés fin mai par cinq ONG et deux syndicats, dont CCFD-Terre Solidaire, l'Association France Palestine Solidarité et la CGT, exhortant Orange à "communiquer publiquement sa volonté de désengagement et de dénoncer les atteintes aux droits humains commises par Partner", auraient donc fini par porter leurs fruits, si l’on en juge par le souhait de Stéphane Richard d’y répondre favorablement, même s’il apparaît toutefois que, de la promesse aux actes, un long chemin reste encore à parcourir.

'"Cela va prendre du temps [mais] nous allons certainement le faire", indiqué le PDG d’Orange en anglais lors d'une conférence de presse au Caire, où il effectue une visite auprès de l'opérateur égyptien Mobinil, dont l'entreprise française est actionnaire à près de 100%. "Je suis prêt à abandonner demain matin" les liens avec Partner mais sans exposer Orange à des risques énormes sur le plan légal ou financier", s’est-il empressé d’ajouter, tout en précisant que son groupe n’était pas "opérateur en Israël", ne possédait "aucune action ou droit de vote de Partner", et n'exerçait "aucune influence dans sa gestion et sa stratégie."

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