Invité de France Inter, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik a livré une analyse clinique structurée et sans détour des déclarations de Donald Trump évoquant l’« anéantissement » d’une civilisation en Iran. Refusant toute simplification abusive, il recadre d’emblée : « Il ne faut pas employer le mot fou (…) un fou est irresponsable. Or il est responsable, donc il n’est pas fou. » Une distinction qu’il juge essentielle pour comprendre la portée des propos tenus. Le spécialiste avance alors un diagnostic argumenté : « C’est un psychopathe. » Il décrit un fonctionnement marqué par une « désorganisation » et une difficulté à « inhiber la pulsion », inscrivant ce profil dans un cadre théorique connu en neuropsychiatrie. Selon lui, ce type de trajectoire s’explique notamment par un environnement valorisant « le dieu dollar, la réussite individuelle », au détriment d’autres repères, conduisant à des formes de « déshumanisation ».
Boris Cyrulnik prend soin de préciser : « Ce n’est pas une maladie mentale (…) c’est un trouble du développement, une carence éducative. » Une nuance qui, dans son approche, permet de maintenir la distinction entre pathologie et responsabilité. Il décrit enfin une logique d’action centrée sur l’immédiateté : « Ils vivent dans le présent (…) ils diront le contraire de ce qu’ils ont dit. Aucune importance. »
“Donald Trump n’est pas un malade mental. Trump est responsable, donc il n’est pas fou. C’est probablement un psychopathe.”
Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik publie “Au saccage des petits bonheurs” (Odile Jacob) ➡️ https://t.co/9QH9TOc2Nf pic.twitter.com/6qtC3IMHLR
— France Inter (@franceinter) April 16, 2026



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