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Le Musée Islamique d’Australie connaît un grand succès

Après une gestation longue de 4 ans, parsemée d’embûches, le premier Musée Islamique d’Australie a fini par émerger dans le paysage urbain de Melbourne. C’était en 2014, une année à marquer d’une pierre blanche pour ses ardents promoteurs qui, malgré de multiples et regrettables atermoiements politico-administratifs, s’étaient fermement accrochés à leur rêve : le voir un jour sortir de terre.

Huit ans plus tard, les visiteurs australiens, dans la diversité de leurs composantes, se pressent toujours plus nombreux pour découvrir, contempler, voire même s’extasier devant la richesse patrimoniale de l’islam, prenant conscience, au fil des expositions, des précieux apports des musulmans à la terre du Bush.

Un franc succès que seule l’irruption du Covid, cet intrus indésirable, aura réussi à contrarier momentanément…

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Depuis son bureau installé à Thornbury, Mustafa Fahour, le président du Musée Islamique, reste résolument optimiste. Chiffres à l’appui, il préfère se réjouir d’avoir, jusqu’à l’apparition soudaine d’un virus se jouant des frontières, battu des records de fréquentation, au-delà même de ses espérances. Aussi est-ce avec un regain d’enthousiasme qu’il a accueilli la proposition de la Trobe University, y décelant le signe d’un heureux présage.

Le conseil d’administration de cette Université à campus multiples, qui se déploie dans l’Etat de Victoria, lui a en effet fait part de sa volonté de soutenir financièrement la grande exposition qui, chaque année, promeut les œuvres d’artistes musulmans. A cette occasion et en sa qualité de sponsor principal, la Trobe University a décidé de décerner un prix artistique d’une valeur de 15 000 dollars.



« Nous sommes fiers d’avoir l’opportunité de renforcer notre relation avec cette université de renom. Nous considérons que La Trobe est un véritable facteur de changement, à la fois par son équipe de direction, son personnel et ses étudiants, mais aussi par son désir manifeste de favoriser la cohésion sociale et la sensibilisation culturelle pour le bien de tous », a déclaré Mustafa Fahour.

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« Le soutien apporté à notre exposition artistique la plus prestigieuse, qui valorise le travail d’artistes australiens de confession musulmane, témoigne de son engagement. Il va indéniablement élever le niveau d’exigence artistique et contribuer à faire de cet événement incontournable une exposition de très belle facture », a souligné le président du Musée Islamique d’Australie.

Un président qui, avant qu’un mal inconnu ne se propage jusqu’au bout du monde, observait avec satisfaction le changement qui s’opérait chez les visiteurs, au cours de leur déambulation de salle en salle : la plupart d’entre eux n’étaient pas les mêmes en sortant qu’en entrant.

Ils ne percevaient plus l’islam et les musulmans à travers le prisme des noirs fantasmes, ceux qui obscurcissent le sens du discernement et la ligne d’horizon.

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Un commentaire

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  1. Tout ça, c’est très bien en apparence, mais dans nos monuments et musées, ici en France, je n’ai jamais vu un arabo-musulman, ou un subsaharien, s’intéresser à un de nos monuments ou à un musée. Sans doute n’osent-ils pas s’aventurer dans ce qu’ils ne comprennent pas, et dont ils se fichent complètement.

    Je pense que tous ces gens sont là pour d’autres raisons que l’amour de notre pays. Peut-être les aides sociales..?

    Et que notre culture ne les intéresse pas forcément…

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