in

Le Crif se déchaîne après une question d’examen sur Gaza

En sentinelle de la respectabilité d’Israël en France, la promptitude du CRIF à s’offusquer et à sonner l’hallali dès que l’illusion démocratique pourrait être démystifiée, en dit long sur son influence et sa toute-puissance.

En terrain conquis, le lobby pro-israélien a donné l’assaut  contre  l’université  Paris VII-Denis Diderot,  obligeant son président Vincent Berger à ouvrir, jeudi, une enquête administrative  sur une question d'examen  sur Gaza, posée à des étudiants en médecine et considérée « à caractère polémique ». Un euphémisme si l’on en juge par la salve de critiques qui s’est abattue.

"Scandaleuse", attisant "la haine d’Israël", le CRIF vitupère en ayant dans sa ligne de mire celui par qui la terre promise risquait d’être égratignée : Christophe Oberlin, l’éminent professeur en médecine et chirurgien à l’Hôpital Bichat, spécialiste de la réparation des lésions nerveuses, qui a surtout le tort d’être médecin engagé dans l’humanitaire auprès des Gazouis, dont il connaît mieux que quiconque les souffrances et les drames.

Selon le CRIF et un fac-similé transmis par le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (ô surprise !),  le Pr Oberlin a posé une question de médecine humanitaire, en prenant l'exemple de la mort de 22 membres d'une même famille dans un "bombardement classique" pendant le conflit dans la bande de Gaza en 2008-2009. "Quelle est la ou quelles sont les qualifications des crimes perpétrés (crime de guerre, crime contre l'humanité, crime de génocide) ?" a-t-il interrogé, ainsi que le rapporte Le Monde.

Se rangeant à l’indignation du CRIF, le président de l’université s‘est immédiatement désolidarisé de son professeur, estimant à son tour que cette question  "comporte un caractère polémique regrettable qui contrevient à l'esprit de neutralité et de laïcité de l'enseignement supérieur". Il ne manquait plus que l’Union des étudiants juifs de France ( UEJF) pour compléter le tableau, et exiger la convocation illico presto de Christophe Oberlin, tout en poussant des cris d’orfraie face à un enseignant qui a "contraint  les étudiants à adopter ses positions haineuses".

A moins que ce grand témoin du corps médical, pleinement conscient de ses responsabilités et de ses devoirs de pédagogue,  n’ait tenté d’éveiller les consciences et de les éclairer, mais évidemment tout dépend de quel côté du mur de la honte on parle, et on a choisi d’être…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Amiens : Une campagne d’affichage immonde à l’effigie de Mohamed Merah

Nadine Morano piégée par Gérald Dahan à propos du FN