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Le Conseil des Mosquées du Rhône s’indigne de la diabolisation de l’islam par le magazine Marianne

Communiqué du Conseil des Mosquées du Rhône

Le Conseil des Mosquées du Rhône constate, encore une fois, que la tradition des « Unes » racoleuses sur l’Islam des magazines français ne cesse de se perpétuer.

Cette fois-ci, c’est le magazine MARIANNE qui titre dans son édition du 30 mai : « CE QUI SE DIT VRAIMENT DANS NOS MOSQUEES ».

Au-delà du titre dénonciateur présentant les musulmans comme des conspirateurs et des dissimulateurs, les extraits exclusifs du livre-enquête, intitulé « Au cœur de l’Islam de France, 3 ans d’infiltration dans 70 mosquées », mis en avant comme si la France allait découvrir le visage caché de l’Islam, sont édifiants.

A la lecture de ces extraits et du livre, force est de constater que les méthodes utilisées dans cet ouvrage édité sous un pseudonyme ne relèvent pas de méthodes sérieuses. L’extrait et le livre publié montrent tout ce qu’un bon journaliste ne doit pas faire, ce qui nous interroge sur les véritables identité et qualité du rédacteur.

En effet, l’auteur s’assoit sur les règles élémentaires du journalisme, qui prévoient notamment d’agir loyalement et de faire clairement la distinction, aux yeux du public, entre les faits, les analyses, et les opinions.

Or, la lecture de cet article est révélatrice du parti pris initial, ce que démontre le vocabulaire utilisé et sa syntaxe. En l’espèce, sur une demi-page d’article concernant la mosquée de Villeurbanne située dans le Rhône, l’auteur ne cite que 4 phrases extraites de la conversation, le reste n’étant que l’interprétation et le commentaire du prétendu journaliste.

Le vocabulaire est par ailleurs volontairement connoté : « froideur », « conception glaçante », « séquestration » … Avec une telle méthode, le rédacteur de l’article cherche à illustrer son opinion plutôt qu’à connaître véritablement la position et l’argumentation de son interlocuteur, dont l’identité d’Imam, totalement contestée, est loin d’être établie.

Pour information, ledit rédacteur aurait dû relire l’article 17 du code établi par le Conseil de Déontologie Journalistique qui prévoit que : « Les journalistes recourent à des méthodes loyales afin de recueillir et de traiter les informations, les photos, les images et les documents. Sont notamment considérées comme méthodes déloyales, la commission d’infractions pénales, la dissimulation de sa qualité de journaliste, la tromperie sur le but de son intervention, l’usage d’une fausse identité, l’enregistrement clandestin, la provocation, le chantage, le harcèlement, la rémunération des sources d’information… » 

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Le rédacteur de cet article coche de nombreuses cases, notamment en enquêtant en dissimulant sa qualité, en se présentant comme un converti à l’Islam, renommé Djibril, et souhaitant avoir des explications sur un verset du Coran, tout en enregistrant clandestinement les personnes interviewées. 

A ce titre, la Mosquée de Villeurbanne, qui dispose de 3 Imams, conteste solennellement que les Imams habilités de la Mosquée aient pu tenir les propos qui sont prêtés à l’un deux. Si le magazine MARIANNE et le prétendu journaliste souhaitent réellement savoir « ce qui se dit vraiment dans nos Mosquées », il leur suffit, et cela est le cas pour de nombreuses Mosquées, d’aller sur les réseaux sociaux et de visionner les prêches effectués en direct, le vendredi, à destination des fidèles. 

La Mosquée de Villeurbanne diffuse régulièrement ses prêches du vendredi sur Facebook. C’est la parole diffusée, argumentée et explicitée du Coran et de ses interprétations faites par l’Imam aux fidèles. Le verset 4 de la sourate 34, « AN NISSA », LES FEMMES, objet de l’article litigieux, cible récurrente des contempteurs de l’Islam, est un verset abondamment commenté par les musulmans et les Imams dans les prêches hebdomadaires.

Il suffira aux vrais journalistes et aux enquêteurs de retrouver lesdits prêches pour constater qu’ils sont en totale opposition avec les propos rapportés par le prétendu journaliste et le prétendu Imam de Villeurbanne.

Ce qui se dit vraiment dans nos Mosquées est donc visible, en toute transparence, et il serait inimaginable qu’un Imam puisse avoir un discours public à l’égard de ses fidèles, tout en ayant un discours contraire en dehors du prêche à l’égard de fidèles convertis ou non.

Cette enquête repose encore sur la volonté de faire de l’audience sur le dos de l’Islam, au mépris des règles élémentaires du journalisme et au mépris de la population musulmane qui, encore une fois, se retrouve vilipendée par des articles et des commentaires haineux.

Le Conseil des Mosquées du Rhône tient donc par la présente à réagir à cet article et à ces méthodes, tout en rappelant qu’il a toujours accueilli favorablement les demandes d’interviews des journalistes, et que le Conseil des Imams du Rhône est, quant à lui, parfaitement en mesure de les éclairer sur le sens de la sourate n°4, dont la traduction et le sens ne peuvent s’expliquer sans références théologiques.

Kamel KABTANE, recteur de la grande mosquée de Lyon,
Président du Conseil des Mosquées du Rhône.

Azzedine GACI, recteur de la mosquée de Villeurbanne,
Porte-parole du Conseil Théologique des Imams du Rhône.

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