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L’Algérie, une terre bénie par le Ciel mais maudite par son peuple à cause d’une certaine élite politique sous influence de forces tutélaires

Osons, comme nous le demande le Coran, les vérités qui dérangent et la difficile introspectionLe monde a changé avec la guerre en Europe et chaque nation, inquiète, compte ses forces. L’Algérie ne fait pas exception.

Une légende raconte que l’homme politique algérien aurait du « nif », une sorte de sentiment de fierté venant du fond des âges. Néanmoins, la réalité démontre plutôt qu’il n’a pas de flair et qu’il se trompe presque tout le temps, étant dépourvu de ce regard visionnaire qui sied à l’homme d’Etat conscient d’appartenir à un grand peuple.

A quoi bon avoir une fierté (souvent mal placée), si c’est pour se tromper (presque) tout le temps ? L’Algérie, n’ayant toujours pas gagné son indépendance souveraine, est passée du pilleur colonial et suprémaciste européen à notre pilleur national et crypto-fasciste algérien.

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Ce pays a, en effet, un système juridico-politique mythifiant un passé indépendantiste et national.

Trois éléments sont nécessaires pour caractériser un régime de crypto-fasciste : un arbitraire politique, une propagande à la solde du pouvoir autoritaire et une corruption de l’état de droit à la faveur du clan.

Ce mythe indépendantiste n’est là que pour perpétuer le clan crypto-fasciste, qui n’aura de cesse de faire la chasse à quiconque irait à l’encontre de ce narratif exclusif malignement construit par le pouvoir capricieux algérien. Et on sait que pour un algérien, mieux vaut se faire insulter de mécréant que de « harki » (traître à la patrie).

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1. Le colonisme algérien

Ce régime fossoyeur et disruptif est le produit de ce qu’il faut bien caractériser de colonisme. A l’instar du colonialisme, le colonisme vient de la notion de métayage, l’objectif étant d’asservir quelqu’un à exploiter sa propre terre, dont il a été dépossédé, pour le compte de son nouveau maître.

Le premier est un phénomène exogène (le colonialisme français) alors que le second (le colonisme algérien) est un phénomène endogène. Ce colonisme indigène a depuis 60 ans la même devise d’exploitation : si nous n’avons pas les richesses du pays, personne ne les aura. C’est la logique de la terre brûlée qui a été méthodiquement appliquée lors de la décennie noire (c’est l’aspect sociopathe du clan).

Le FLN a davantage été un Front National de libération qu’un Front de Libération Nationale. D’ailleurs, les vrais héros de la libération du joug colonial ont été éliminés, très tôt, les uns après les autres.

La réalité cleptocrate du clan coloniste n’est plus à démontrer, les milliards volés par ces oligarques algériens, qui ne gênent pas, pour l’instant, l’Amérique (jusqu’au jour où), alimentent les plus belles places européennes et américaines.

« Tout ça pour ça » ! Cette expression triviale pourrait résumer la situation labyrinthique de l’Algérie, où sa population, perdue dans un dédale de couloirs, n’arrive toujours pas à retrouver la sortie.

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2. L’Algérie ou la nouvelle Philentropia 

La corruption à tous les étages et la défiance de tous vis-à-vis de tous génèrent un blocage de tous les maillons de la chaine qui énergisent une nation. On peut même dire que l’Algérie est le pays où l’amour du désordre est la norme, c’est la nouvelle philentropiaDans le domaine de l’économie, du social, de l’éducation, du politique, de la culture et de la géopolitique, la logique corruptive valorisera presque systématiquement celui qui soudoie plutôt que celui qui crée.

La population algérienne n’ayant pas un système éducatif efficace ne permet pas de donner à l’économie des acteurs qui lui permettent de performer. Conséquemment, si le système éducatif est défaillant en ne permettant pas à l’économie de s’énergiser (plusieurs centaines de milliers d’enfants sortent du système éducatif sans aucune certification avec le mythe du départ vers un ailleurs incertain), il le sera tout autant sur les autres pans de la société.

Les hôpitaux fonctionnent encore sur les apports du colon français (voir l’hôpital de Constantine), ce qui devrait être une indignité pour le coloniste algérien qui se vante d’avoir mis fin à l’exploitation coloniale.

En Algérie, la famille du malade doit lui fournir couvertures et nourritures, et le Président algérien a tellement confiance en ses hôpitaux qu’il va se faire soigner en… Allemagne ! Pour mémoire, les oligarques algériens ont un impayé à l’égard des hôpitaux français qui est évalué à 20 millions d’euros (à défaut d’avoir une conscience musulmane, s’ils avaient réellement du « nif » ils les auraient payés).

Le clan crypto-fasciste algérien a construit la plus grande mosquée d’Afrique à Alger (le Prophète lui-même aurait dénoncé ce gigantisme couteux alors que l’Algérien est matériellement pauvre), sans avoir eu la présence d’esprit de construire le plus grand hôpital d’Afrique ; c’est pourquoi durant la crise covid, lorsque les Algériens tombaient malades beaucoup disaient : « allez vous faire soigner à la mosquée d’Alger ».

Bref, le bilan macro et micro-économique est dramatique ce qui, nécessairement, dévalorise le dinar algérien ; d’ailleurs le pouvoir oligarchique algérien, surnommé le « rapacia-d’Icosium » (le rapace d’Alger), imite trait-pour-trait le système économico-institutionnel du fameux « colon français », il n’invente rien et ne fait que du copier-coller de ce que fait la France sur le plan administratif, institutionnel et politique. Il aurait pu ainsi, en toute franchise, appeler sa monnaie le franc-algérien.

On l’oublie trop souvent, mais le réseau France-Algérie est très puissant à Alger, et c’est lui qui dicte à l’élite oligarchique la marche à suivre. C’est pour cela qu’il ne faut pas se laisser manipuler par les postures de notre « rapacia-d’Icosium » lorsqu’il se froisse après des propos désobligeants venant de la puissance tutélaire française.

Rendez-vous compte que l’économie informelle-parallèle représente 50 à 60 % du PIB : cette économie grise échappe à toute traçabilité comptable et fiscaleUne dystopie sociétale et économique qui plonge l’Algérie dans l’impossibilité d’assainir son système économiqueUne monnaie aussi dépréciée par les économies du monde est une monnaie qui n’inspire aucune confiance auprès des investisseurs à cause justement de ces multiples sociétés et économies parallèles. Seule alternative donc, à défaut de créer : importer.

Mais la logique de la dépendance absolue par l’importation est due en réalité à un sabordage que je n’ai compris que récemment. Mais pourquoi l’Algérie importe-t-elle des produits agricoles alors qu’elle a été avant la colonisation une terre agricole exportatrice ?

La logique voudrait, avec des terres agricoles aussi riches, qu’elle soit autonome sur le plan alimentaire et même exportatrice mais au lieu de cela elle importe au moins 20 % de ses produits agricoles et n’exporte presque rien ; les dattes d’Algérie sont tristement célèbres pour être la preuve de cette pauvreté exportatrice et encore ce sont les palmiers qui sont productifs comme le sous-sol algérien et ne sont en rien l’expression d’une création proprement humaine.

En réalité, les oligarques algériens qui se partagent le gros des secteurs économiques maintiennent l’importation car il y a des droits de douanes élevés qui les engraissent. Ces oligarques ont intérêts à l’importation et à saborder les forces créatives pouvant exporter un savoir-faire, c’est logique.

Inutile de rappeler que la souveraineté monétaire (la monnaie est un élément sacralisé par la religion musulmane), l’indépendance alimentaire et militaire constituent les trois piliers de la puissance d’un pays qui se veut digne, et cette dignité passe par le développement intellectuel, spirituel et matériel de son peuple.

3. Imaginer un nouveau projet politique pour régénérer et réparer l’âme de la nation algérienne : se saisir de la théorie politique de Khor

L’Algérie, au regard de son PIB (un indicateur calculant la richesse productive d’un pays), est classée par la Banque Mondiale au 55ième rang international loin derrière l’Iran qui, elle, est 28ième au classement mondial malgré les dures sanctions américaines et une population deux fois plus importante. Les sauts technologiques permettent dorénavant aux pays pauvres comme l’Algérie de rattraper le retard en quelques décennies et l’anarchisme urbain pourrait directement se transformer en urbanisme durable grâce à un saut technique et s’inscrire assez facilement dans l’écologisme et la performance énergétique. Il y a peu il fallait attendre un siècle (au moins) pour faire ces sauts technologiques, aujourd’hui, ce temps long peut être largement réduit.

La Chine l’a fait en moins de 40 ans. Donc, ce n’est pas sur le plan technologique que se trouvent les nœuds psychologique et systémique qui enserrent l’Algérie, mais dans la crise de confiance de tous contre tous ; c’est bien dans l’homme-algérien que se situe le problème.

L’action la plus urgente pour résoudre cette crise de l’homme-algérien pourrait venir dans la réalisation du projet politique tel que développé par Léopold Khor. La théorie politique de Khor est extrêmement simple : c’est la taille d’une structure qui détermine la misère de l’individu, tout est une question de juste proportion et ce, pour pouvoir régler les multiples problèmes humains souvent générés par la complexité des grosses structures.

« Small is beautiful » ! L’Algérie est trop grande pour sa population ; c’est le pays le plus grand d‘Afrique et fait, au moins, quatre fois la taille de la France. Or l’organisation étatique de l’Algérie est centralisée ce qui fait que la loi de khor sur la taille du gouvernement s’applique irrémédiablement : « la misère sociale augmente en proportion de la taille mais surtout du pouvoir du gouvernement central d’une nation ou d’un état ». Dans son livre majeur « L’effondrement des puissances », Khor réaffirment qu’il faut une gouvernance à l’échelle humaine privilégiant les « petites unité humaines confédérées » qui sont plus démocratiques car plus enclines à faire interagir les êtres-humains entre eux. L’Algérie pourrait être une confédération avec des provinces (l’oranaise, l’algéroise, la Kabylie, la constantinoise, la bôninoise, etc.) ou des cités-états, structurées par des assemblées véritablement démocratiques permettant, notamment, le vote révocatoire donné au citoyen pour garantir et élargir les libertés publiques. « Chaque fois, dit Khor, qu’un être humain ou un groupe humain a le pouvoir de « se faire plaisir » sans encourir de « punition », grâce à la super structure, il le fait, et peu importe la moralité de ses actes ou les conséquences sur d’autres groupes humains ».

L’Algérie avait organisée, en 1962, une assemblée constituante pour se doter d’une constitution, qui se voulait démocratique et populaire, mais elle a surtout construit, comme beaucoup de constitutions dans le monde, l’impuissance politique du citoyen. « La libération de la servitude sociale » ne peut se faire que si la loi de Khor est comprise et assimilée par les nouvelles générations, elle permettra de réactiver ce qui a été interrompu lors de l’assemblée constituante de 1962, à savoir l’établissement d’une « ethos-cratie populaire », l’équité pour tous grâce à une conscience éthique de tous. Alors seulement, l’élite arrêtera de voir le petit peuple comme voulant la destituer, et le petit peuple cessera de considérer l’élite comme cherchant uniquement à le spolier. Mais, même si la responsabilité est toujours partagée, elle reste pour l’Islam, toujours plus grande chez le gouvernant qui dispose de la force que chez le gouverné, car le premier a le devoir d’exemplarité. Une anecdote rapportée par « l’Algérien » saint-Augustin dans la Cité de Dieu, Livre IV, chapitre IV illustre ce fait :

« C’est ce qu’un pirate, tombé au pouvoir d’Alexandre le Grand, sut fort bien lui dire avec beaucoup de raison et d’esprit. Le roi lui ayant demandé pourquoi il troublait ainsi la mer, il lui repartit fièrement : « Du même droit que tu troubles la terre. Mais comme je n’ai qu’un petit navire, on m’appelle pirate, et parce que tu as une grande flotte, on t’appelle conquérant ».

Les oligarques algériens, usant et abusant de leur pouvoir, devraient réfléchir à cette répartie du pirate.

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14 commentaires

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  1. Cdl, mon post n’est pas passé
    Keirdinne n’était pas a Alger lors du siège de Charles Quint, mais a istanbul
    C’est son fils adoptif Hassan hagha , un sarde capturé enfant en Sardaigne qui garda la ville avec succès.

  2. Bien sûr que l’Algérie a une riche histoire ,.mais d’un point civilisationnel , culturel, et surtout politique , la Tunisie et le Maroc l’emporte largement.

    Instruisez vous.

    Les exemples sont nombreux , les aghlabides qui ont régné a Tunis , on étendu leur pouvoir sur la Sicile et même sur le sud de l’Italie, j’usqua Béjaïa…

  3. les gens d’Alger ont même vaincu sur terre l’aventuré roi d’Espagne Charles Quint qui échappa de peu lui-même à la capture. C’est cette victoire mémorable qui est le vrai début de l’Algérie, la naissance d’un pays.

    Grossière erreur cdl, la flotte de Charles Quint a sombré dans une tempête face à a Alger, au profit des algérois. Il a échappé à la morte comme cela .

    • @ Djeser le menteur et le révisionniste. Charles Quint a débarqué avec ses forces, la tempête a éclaté après, et effectivement il n’échappa que de peu à la capture. Il perdit des hommes, des armes et du matériel en quantité, les Janissaires ont saisi des embarcations échouées, des canons en nombre. Un grand hasard climatique certes, mais une grande victoire qui valut à Kheyr eEddine de s’élever au rang de bellerbey lorsque la nouvelle de la victoire fut portée partout sur la terre et atteignit le sultan.

      Mais je serais curieux de savoir dans quel livre tu as lu un mensonge auquel visiblement tu tiens, je veux que tu nous cites le livre pour vérification, je serais pas surpris que tu lises par parti-pris de faux historiens qui refont l’histoire à la façon Eric Zemmour. C’est comme si on disai qu’à Austerlitz, c’est pas Napoléon qui a gagné, c’est la glace qui s’est rompue sous les chevaux des Prussiens.

      Croissant de lune.

      • Encore une erreur historique cdl, lorsque Charles Quint a voulu attaquer alger, kheirdine était absent a istanbul à la demande du calife, et non sur place comme tu le dit. Il a confié le pouvoir a son fils adoptif Hassan un sarde capturé en Sardaigne , qui rempli son rôle avec succès.

        Donc d’après toi cette vistoire pour ainsi dire , marquerait la naissance de la.nation algérienne ? Voilà un exemple frappant du fantasme nationaliste , à défaut d’histoire, on finit par s’inventer des histoires…

  4. Hassina, vous devriez étudier un peu l’histoire de l’Algérie . Des mosquées andalous ?

    Alger est une ville récente, construite au 16 e siècle par les Turcs , les Français ont surtout détruit une partie de la casbah turc.
    Il y a eu deux petits dynasties sans envergure a msila les béni Hamad et a Tlemcen les zianides. Mais c’est tout.
    Tunis, et marakkech sont bien plus ancien que Alger.

    Renseignez vous.

  5. Degaulle avait dit , nous verrons aprés 30 ans, il avait raison, depuis 92 rien ne va plus, destruction de la famille , de l’individu. Actuellement , le pouvoir veut réparer, souder, mais c’est la gangrène.

    Le corps d’un état ressemble au corps humain,
    Un homme qui a subi un assassinat moral et physique , devient une loque humaine et personne ne peut faire de lui ce qu’il était.
    Il devient une cause perdue. Personne n’investit dans une cause perdue, sauf la personne en question.

    L’état, c’est parreil,

    Il ne s’agit pas d’etre optimiste, pecimiste, nationaliste, islamiste, oportuniste et tout les iste.
    J’interprete la réalité, et non pas celle que je veux voir.

    Cause perdue veut dire colère d’Allah.

  6. Ces préjugés de “fierté mal place ” généralisé et sans discernement disqualifie d’office cette analyse , qu’elle soit pertinente ou pas .

    Les clichés il faut , les combattre , tout comme les clichés que subissent les musulmans ou d’autres peuples. Et non les alimenter.

    Moi je suis algérien d’origine , j’ai la modestie de.reconnaitre que l’Algérie est le pays du Maghreb qui a le moins brillé durant son histoire , ce qui a contribué au présent :

    La Tunisie , elle a eu Carthage , kairouan la ville duquel l’islam s’est diffusé en Afrique du Nord , les fatimides hafsides dynastie influente .

    Le Maroc a hérité du patrimoine andalou, les médinas marocaines sont des reliques de la cité arabe d’autrefois .

    Donc évoquer le nif ressemble davantage a une discussion de bistrot qu’a autre chose

      • Salam notre soeur Hassina Djamila Behard, oui ce Djeser est de parti-pris, savoir s’il est vraiment Algérien d’origine comme il l’écrit, je l’ai piégé dans certains mensonges. Alger état dans ses débuts une bourgade, c’est le choix des Andaloux chassés et exilés qui y trouvèrent le meilleur refuge… Le futur dey Kheir Eddine en fit sa base, il combattit le roi d’Espagne sur mer et parfois sur terre. Il démolit à l’artillerie le pennon, colonie forifiée Espagnole dans la ville, les tua ou les obligea à fuir. Fortifié des Turcs, les gens d’Alger ont même vaincu sur terre l’aventuré roi d’Espagne Charles Quint qui échappa de peu lui-même à la capture. C’est cette victoire mémorable qui est le vrai début de l’Algérie, la naissance d’un pays.

        Sous la protection des deys, les Andaloux ont fait vivre leurs arts et métiers. Alors oui, on ne peut pas tout avoir en même temps, la victoire militaire d’importance vaut bien la fondation d’une université, c’est pas l’avis du défaitiste Djeser, c’est pas grave. Ce n’est pas non plus une concurrence, les gens du pays Algérien pouvaient parfaire leurs études à Kérouan, où est le problème sinon dans la tête à Djeser? Les réalisations agricoles et hydrauliques me satisfont moi.

        Croissant de lune.

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