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L’Algérie sous le choc : des patients atteints du Covid-19 dénoncent leurs conditions d’hospitalisation

Au poids des mots s’est ajouté le choc des images… La nouvelle vidéo révélant, la semaine dernière, la triste réalité qui se cache derrière les murs de l’univers hospitalier public en Algérie, en l’occurrence ceux d’un hôpital de la wilaya de Constantine, et dans laquelle des patients atteints du Covid-19 hurlent leur colère et leur douleur, a provoqué une forte déflagration émotionnelle sur la Toile.

Abandonnés à leur sort peu enviable par un personnel médical au-dessous de tout, dénué de la moindre parcelle d’humanité et multipliant les graves manquements au devoir élémentaire de soigner, des malades à bout de forces, notamment des femmes d’un certain âge, ont dénoncé, avec l’énergie du désespoir, leurs conditions d’hospitalisation impensables.

« Chaque jour, il y a des morts, il n’y a pas de surveillance ! », s’insurge l’une des patientes devant la caméra, en décrivant des scènes d’une horreur absolue dont elle a été, avec d’autres, le témoin pétrifié. Admise récemment, une femme, contaminée par le coronavirus, dormait depuis trois jours à même le sol. Plus effroyable encore, ils resteront longtemps hantés par la vision macabre d’un patient décédé du virus, laissé sur place, parmi eux. « Je lui ai ramené de quoi manger, mais je l’ai trouvé mort », a confié un malade fortement ébranlé.

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« Nous sommes à l’abandon, nous sommes en train de crever », s’est écriée une femme en s’adressant directement au président Abdelmadjid Tebboune, tandis qu’une autre accusait un médecin de maltraitance à son encontre.

Difficile de nier la réalité accablante, sur laquelle des images capturées sur le vif jettent une lumière crue. Au lendemain de la diffusion de cette vidéo, l’électrochoc fut tel au sein de la direction de l’hôpital qu’elle est sortie de sa réserve prudente.

Des « négligences » ont été officiellement reconnues, et l’ouverture d’une enquête interne pour établir les responsabilités de ce désastre a été annoncée. Cinq personnes (médecins, paramédicaux, agents de sécurité notamment) ont été suspendues sur-le-champ, ainsi que l’a indiqué Aziz Kabouche, chargé de la communication du CHU, tout en faisant amende honorable pour des « lacunes »… Un euphémisme, laissé à l’appréciation de chacun, qui masque mal une réalité cauchemardesque.

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Des « décisions seront prises », a assuré le directeur du CHU de Constantine. Le secteur de la santé algérien résistera-t-il à ce tourbillon du scandale, qui emporte une fois encore l’un de ses établissements hospitaliers ?  La question se pose aujourd’hui avec une acuité accrue.

Commentaires

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  1. C’est tout le système qui est corrompu. De la base de la pyramide jusqu’au plus haut sommet de l’État !
    Ce n’est pas l’État qui a dit au directeur de cet hôpital, aux médecins, aux infirmiers et à tout le personnel soignant de laisser mourir ces malades !!!
    Cependant l’État est responsable du défaut de contrôle des fonctionnaires.
    La corruption commence à la base, celle du peuple. Elle commence au marché, à l’épicerie…
    La majorité du peuple en Algérie est corrompu. Il reste ceux qui n’ont rien, pas d’argent, pas de connaissances, pas de piston, c’est ceux que l’on voit dans cette vidéo. Ces pauvres gens souffrent et souffriront encore !
    Mon cousin pratique des dialyses depuis 30 ans dans un hôpital d’Alger. Il a pris pour habitude de venir bosser le matin 1 heure puis d’aller s’occuper de son business dans son magasin, et il est aussi grossiste en pâtisseries… Les malades arrivent le tôt le matin pour leur dialyse et attendent jusqu’à la fin de journée que Monsieur daigne venir s’occuper d’eux. Un jour un nouveau chef est arrivé et l’a viré. Même pas un mois, grâce à ses connaissances, il a retrouvé son poste…
    Si le peuple est corrompu, ses dirigeants seront corrompus.
    C’est toute la société algérienne qui est gangrénée par la corruption !
    Et de grâce, que les marocains et les tunisiens ne viennent pas se réjouir de cette situation infamante car chez eux c’est le même système qui est en place.

  2. c est trop tard il fallait raler quand il ont fait la grande mosquee d alger , personne n a bouge ,pour reclamer 10 hopitaux plutot qu une mosquee,maintenant personne veut inaugurer la grande mosquee et en plus il ni a pas d hopitaux,au lieu de regarder la longueur des jupes des femmes ,regarde plutot la petitesse de votre cerveau

    • @ HOMBRE,
      Il fallait aussi râler quand les 1000 milliards sont parties en fumée sans aucun espoir de les récupérer.Demandez des comptes à » votre » président qui vous a promis pendant sa campagne « électorale » de vous les rapporter.Quant à la grande mosquée ,elle a coûté deux milliards de dollars,somme dérisoire comparée aux 1000 milliards volés.La mosquée a,d’autre part constitué un nid de corruption chapeauté par l’actuel président qui était ,au moment de la construction, ministre de l’habitat.
      https://youtu.be/67y0c5iJp58?t=41
      Les 1000 milliards de dollars auraient pu servir à construire des logements pour tous les algériens,à construire des hôpitaux dans chaque wilaya, à construire toute l’Algérie et auraient pu même servir à construire le continent africain tout entier…
      Quant aux femmes,elles n’ont pas besoin de vos conseils »d’homme » pour déterminer la longueur de leurs jupes,elles sont assez grandes pour la déterminer toutes seules…

  3. Cela fait un moment que les hopitaux publics sont en desherance. Merci à la privatisation entamée par l’Algerie depuis plusieurs decennies et bien sûr la corruption et tous les maux connus de l’Algérie. Mais la privatisation d’un pan entier de la société Algérienne reste une cause principale de l’état désastreux de hôpitaux. Les erreurs médiacal sont monnaies courantes et les medecins des hopitaux n’hésitent pas à vous inciter à aller vous soigner dans les cliniques privées.

  4. LA CORRUPTION ; LA CORRUPTION ; LA CORRUPTION des responsables ; ce fléau qui ne veut pas nous lâcher et qui ne sera éradiquer que par la LUTTE ; LA LUTTE ; LA LUTTE : AL JIHAD (pas la lutte armée). Chers croyants et croyantes, luttons pour faire triompher le BIEN contre le MAL.

  5. C’est le résultat d’un autre virus beaucoup moins naturel celui-ci: une corruption endémique qui gangrène toutes les institutions du pays, qui prends en otage une population toute entière et qui l’empêche de prendre son destin en main…
    Une seule solution, le Hirak!

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