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La Voie

 

Le retour sur soi commence à porter ses fruits parce qu'il est difficile. Tant que la difficulté est là, tant que l'effort sur soi existe c'est que tu avances. C'est la Voie, la route à suivre, le chemin le plus digne. La privation amène à la pureté du corps et celle du coeur. Tu le sais bien. La difficulté te fait parfois douter mais quel est le sens de cette vie si ce n'est surmonter ? Tu dois dominer, avoir le dessus. Tout n'est qu'une question de maîtrise. Si tu perds la main sur toi-même, si tes passions l'emportent, n'oublie pas que tu as en toi la force de maîtriser. Il faut que cette force émerge. Va la chercher.

 

"L'homme fort n'est pas celui qui possède la force physique mais il est celui qui sait se maîtriser dans sa colère". La colère est passion, parce que tu l'as subit. La raison est maîtrise. Tu as le droit d'être en colère mais tu n'as pas le droit de te laisser dépasser car tu pourrais dire ou faire quelque chose de regrettable. Facile à dire n'est-ce pas ? Mais ça te grandit tellement quand tu l'appliques et c'est à partir de ce moment que la vraie réforme de soi commence et prend tout son sens. Dès que tu auras cette attitude tu es encore sur la voie, tu es sur la bonne voie.

 

Ton coeur croit en quelque chose qui te dépasse et ressens quelque chose d'invisible. Ton âme se repose dans la prière, la méditation et le recueillement, et tout ceci donne sens au don de soi pour les autres. Tu ne peux pas vivre une belle spiritualité si tu oublies l'autre, surtout pendant ce mois. L'égoïsme et l'individualisme doivent disparaître durant ce mois. Tu dois réussir à détruire cette part d'ego qu'il y a en toi et tout ce qui peut t'arriver de mal, vis-le comme une épreuve ou comme une occasion de te remettre en question pour être meilleur.

 

Rien n'est acquis et tu le sais. Tu peux tout avoir, tu peux tout perdre. Que ton ego ne te fasse pas dire que tu as tout acquis par toi-même. Tu n'as aucun mérite si ce n'est d'avoir saisi les opportunités qui t'ont permis de réussir. Connais-tu Ayyoûb (Job) ? Il avait tout ce qu'un homme pouvait rêver. Des biens immenses, des enfants, une belle réputation mais, du jour au lendemain il perd tout, vraiment tout. La maladie le paralyse. Le monde le fuit parce qu'il est repoussant et parce qu'il n'a plus rien. Sa plus belle parole a été de s'adresser à Dieu pour lui dire : « Le Mal m’a touché. Mais Toi, Tu es Le Plus Miséricordieux des miséricordieux. » Son mal a été l’occasion pour lui de se rapprocher de Dieu. Il ne Lui en voulait pas. Il avait conscience qu'Il pouvait tout donner et qu'Il pouvait tout reprendre.

 

Saurais-tu être comme Ayyoûb ? Comprendre l'épreuve et ne jamais te laisser abattre. On finit toujours par venir à bout de tout, même de la pire des tragédie. Il suffit d'avancer, de lutter, d'être un homme, une femme et de ne jamais douter de soi. Pour cela il n'y a aucun secret : continue de Lui parler et de tout Lui dire jusqu'à ce que l'écho de ta sincérité traverse les sept cieux, jusqu'à ce que tu sois entendu et surtout n'oublie jamais de Lui dire merci et de Lui en être reconnaissant. Il t'en donnera encore plus…

 

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