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La politique israélienne qualifiée d’ “Apartheid” par un journaliste israélien de renom

Editorialiste au quotidien israélien Haaretz, l’israélo-américain Bradley Burston, qui a toujours milité en faveur de la « critique d’Israël quand il le mérite » … et «  de sa défense tout aussi ferme » quand cela s’impose, a franchi un nouveau palier en utilisant un terme qu’il se refusait jusqu’ici à employer : « Apartheid ».

Cette grande plume du journal de centre-gauche a dû certainement se faire violence pour se résoudre à écrire :"Il est temps de l'admettre. La politique israélienne est ce qu'elle est : un apartheid."

Mais confronté au fanatisme des colons israéliens qui a récemment culminé dans l’horreur absolue de l’incendie criminel d’une maisonnée palestinienne, faisant deux victimes brûlées vives – Ali,un bébé de 18 mois et Saad, son père de 26 ans, Riham, quant à elle, la jeune épouse et mère souffrant de graves brûlures au 3ème degré sur l’ensemble du corps, tandis que Ahmed, son fils miraculeusement rescapé de 4 ans, est hospitalisé à Naplouse – celui-ci s’est ravisé, estimant qu’il n’y avait qu’un seul vocable pour désigner le racisme et la cruauté de la politique de l’Etat hébreu.

"Il ne m’est pas facile d’écrire ce texte", reconnaît humblement Bradley Burston. "J’ai longtemps refusé d’utiliser le terme d’apartheid pour décrire la politique israélienne. Même si je considérais les politiques de colonisation et d’occupation comme anti-démocratiques, brutales et suicidaires, je ne les voyais pas comme un apartheid." Et de poursuivre : "Voici ce qu'est devenue la loi : deux versions des livres. Une pour nous, et une à jeter contre eux. Apartheid", dénonce-t-il aujourd'hui.

Il faut dire que ce dernier s’était particulièrement offusqué du dernier coup de semonce du ministre de la Sécurité intérieure contre les grèves de la faim de prisonniers palestiniens, qualifiées de "nouvelle forme d'attentat-suicide à travers laquelle ils menacent l'Etat d'Israël". Pour Bradley Burston, c’était la diabolisation de trop, proche de la folie furieuse, qui lui a inspiré une violente diatribe se concluant par un jugement sans appel : "Il n'y a que dans un système aussi dérangé que l'apartheid qu'un gouvernement a besoin de qualifier et de traiter la non-violence comme du terrorisme."

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