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La police australienne prend des hijabs pour des “drapeaux islamiques” lors d’une séance de photo de mode

Tarik Houchar, l’heureux propriétaire de la marque de grand renom « Hijab House » qui a pignon sur rue à Sydney et compte des clientes dans le monde entier, peine à se remettre de la descente de police fracassante qui a récemment interrompu une séance de photo de mode valorisant sa dernière collection de hijabs raffinés et d’ensembles stylisés, aux douces couleurs blanche et rose.  

Celui-ci est d’autant plus choqué par cette irruption des forces de l’ordre au beau milieu d’un shooting tout ce qu’il y avait de plus « fashion » qu’il reste sidéré par l’incroyable méprise qui l’a provoquée : les policiers de Sydney ont en effet vu des « drapeaux islamiques » derrière une ligne de vêtements dernier cri conçue pour la femme musulmane et sortie tout droit des ateliers de couture.

Une telle justification a de quoi laisser sans voix, sauf sur les réseaux sociaux où les internautes australiens, musulmans et non musulmans, ont profité de la caisse de résonance de Facebook pour donner de la voix et critiquer vivement une islamo-paranoïa aiguë, ses bouffées délirantes et ses vues de l’esprit…

« Je suis ahuri et attristé à la fois par la raison invoquée par la police pour avoir déboulé brutalement sur le lieu de nos prises de vue en extérieur. Nous étions vraiment ciblés en raison de notre large gamme de hijabs », s’est désolé Tarik Houchar auprès du Daily Mail.

La seule vue de ces hijabs posés sur une clôture dans l’attente d’être arborés par les mannequins a non seulement fait perdre tout bon sens aux agents de police de Sydney, mais aussi les pédales, et ce n’est pas la piètre explication fournie par l’un de leurs officiers pour se tirer de ce mauvais pas qui a apaisé le fondateur de Hijab House, ni la colère des internautes. Ce dernier s’est en effet retranché derrière « les événements qui se passent à l’étranger » pour tenter de minimiser cette grosse bavure.

"Prenez garde désormais aux vêtements que vous ferez sécher sur votre corde à linge, car la police peut débarquer chez vous à tout moment", a persiflé un twittos, l’ironie mordante ayant succédé au ressentiment des premiers instants pour dénoncer avec encore plus de force une dangereuse confusion des esprits au sein de l’institution policière.

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