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La photo de Tarana, « la fillette en vert » de Kaboul, prix Pulitzer

Cette scène déchirante d’une fillette afghane, toute de vert vêtue, et en pleurs après un attentat suicide à Kaboul, en décembre dernier, a bouleversé le monde, et vaut à celui qui l’a immortalisée, Massoud Hossaini, 30 ans, photographe de l’AFP,  le prestigieux prix Pulitzer. Une grande première pour l’AFP, qui n’avait jamais reçu un tel trophée, mais aussi pour son  chasseur d’images qui a su capturer l’émotion tragique sur le vif : je suis "extrêmement heureux d'être le premier Afghan à remporter un Pulitzer" a déclaré ému Massoud Hossaini, avant d’ajouter : "Je suis aussi honoré d'être un Afghan qui puisse témoigner de la vie et des moments difficiles auxquels les gens font face ici. Je sais que quiconque verra cette photo pensera d'abord au photographe, mais j'espère vraiment qu'ils n'oublieront pas la souffrance endurée par le peuple d'Afghanistan".

L’attentat a fait près de 70 morts, et alors que gisaient, aux abords de la mosquée, nombre d’enfants blessés, le regard du photographe s’est porté sur Tarana, une fillette d’une douzaine d’années, en sang et en larmes, figée sur place.  En espérant qu'au-delà de tous les honneurs, et bien plus que le poids des mots, le choc de cette photo puisse éveiller les consciences, à l'instar de celle des années 70 qui est entrée dans la postérité :  la fillette courant nue, atrocement brûlée au napalm, sous les bombardements américains du village de Trang Bang, au Vietnam, dont il est dit que son impact a mis fin à la guerre.

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