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La Libye, des lendemains qui déchantent sous l’emprise des milices

La France de Sarkozy a l’autocongratulation immodeste et aveugle quand il s’agit de se féliciter de son haut fait d’arme en Libye, humanitaire, en rêve seulement…Débarrassée de son colonel fantasque et de ses encombrants secrets, en s’enfonçant dans la cruauté vengeresse, que devient la Libye aux mains du CNT (Conseil National de Transition), maintenant que l’Elysée, sous l’influence partisane du magnat de la philosophie BHL, allié à la coalition internationale, a parachevé sa mission de grand nettoyage ?

Elle est en proie à la tourmente sous l’effet de milices armées jusqu’aux dents, qui provoquent des troubles notamment à Tripoli, où les escarmouches et fusillades ponctuent le quotidien des civils, au point d’amener les autorités à fixer la date butoir du 20 décembre pour désarmer tous les groupes actifs et les inciter à se retirer. Dans ce climat sous haute tension, des citoyens, de tous les horizons, se sont mobilisés contre l’impunité de ces phalanges armées, certaines manifestations ayant été organisées par le conseil de la Ville de Tripoli.

Un théâtre d’affrontements peut en cacher un autre, et comme une triste impression de déjà-vu en Irak et ailleurs, la Libye fait face à son nouveau destin, qui pour l’heure, a les traits de milices foisonnantes et menaçantes, peu enclines à déposer les armes. Arguant que le pays pâtit d’un dispositif sécuritaire peu fiable, ces troupes non officielles font régner l’ordre en semant la violence, pendant que le gouvernement intérimaire du pays martèle sa volonté de renforcer son armée en intégrant des ex-rebelles combattants.

Mais cette promesse politique, dont la matérialisation se compte en mois et en années, ne pourra certes pas devenir réalité d’ici au 20 décembre. L’avenir de la Libye, que l’autosatisfaction Sarkozyste dépeint comme serein, a en réalité l’angoisse et l’instabilité pour compagnes, mais c’est au nom des grands idéaux républicains…

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