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La leader du parti nationaliste norvégien refuse de présenter des excuses pour son dérapage islamophobe

Il n’a de progressiste que le nom, le Parti du progrès classé à l’extrême droite de l’échiquier politique norvégien galvanise les foules aux accents stridents de la préférence nationale et électrise ses sympathisants au son de la détestation de l’islam, comme le fut l’un de ses membres actifs de sinistre mémoire, Anders Breivik, le terroriste néo-fasciste et monstre de sang-froid qui a semé la mort à Oslo en juillet 2011.

C’est une tornade blonde qui chapeaute le mouvement, Siv Jensen est aux commandes du nationalisme venu du froid, et à l’unisson du populisme qui a gangréné l’Europe, la président du Frp n’est pas avare d’outrances et de provocations. Sa dernière saillie verbale a fusé comme d'ordinaire contre l’islam, heurtant profondément les oreilles et l’intelligence du ministre et président du parti travailliste Jens Stoltenberg,  qui avait été directement visé par la bombe déposée par Breivik devant un bâtiment officiel, avant que celui-ci ne commette un carnage sur l’île d’Utoya, là où le camp d’été des jeunes travaillistes avait pris place. 

Jens Stoltenberg ne décolère pas depuis que la leader du Parti du Progrès a usé du terme « sneak-islamisation » pour appeler à combattre « l’islamisme galopant », la fin justifiant tous les dérapages langagiers, voire les incitations à la haine et au mouchardage…

Sommée de présenter des excuses publiques par le ministre en personne, Siv Jensen reste sourde à cette injonction, alors même que son vice-président Ketil Solvik-Olsen l’a désavouée en conférence de presse. "Si le vice-président du Parti du Progrès est en mesure de regretter la phrase de sa présidente en anglais, je suppose que Siv Jensen peut la regretter en norvégien", a lancé Jens Stoltenberg face à la presse internationale.

"Je ne vais pas m'excuser pour vouloir lutter contre l'émergence des forces radicales de l'islam et des idées qu'elles défendent," a rétorqué Siv Jensen dans un courriel repris par le quotidien VG Journal, et comme tout bon Cassandre qui se respecte, cette dernière n’a pas manqué de prédire des lendemains norvégiens régis par la loi de la charia.

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