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La justice israélienne condamne une mosquée de Jérusalem-Est à la destruction

Qu’est-ce qui pourrait se mettre en travers de la route des bulldozers israéliens, ces terribles engins semeurs de mortification et de désolation, puisqu’aucun grain de sable ne parvient à enrayer leur élan destructeur qui rase les sites musulmans avec une frénésie exterminatrice, et même les sanctuaires de la foi les plus sacrés ?

Ce n’est pas l’arbitrage des tribunaux israéliens qui sera ce grain de sable salvateur. Bien au contraire, leurs verdicts sans appel contribuent à mettre de l’huile dans les rouages de ces machines infernales à faire place nette au nom du gouvernement ultra-sioniste de Netanyahu, à l’image de la récente décision prise par un tribunal de Jérusalem qui a rejeté un appel pour stopper la démolition partielle d'une mosquée à Ras al-Amoud, à Jérusalem-Est.

Sans sourciller, le tribunal a scellé le sort de la mosquée al-Fatih Muhammad, invoquant sa construction sans permis pour mieux la condamner à une destruction jouée d’avance. Une peine capitale qui est tombée comme un couperet sur les minces espoirs du cheikh Sabri Abu Diab, dont les suppliques sont restées vaines face à des censeurs implacables qui avaient déjà statué sur le lieu de culte.

Que pouvait-on attendre d’autre qu’une sentence donnant le coup de grâce à cette mosquée, dont la nécessaire extension en 2009 permettait aux milliers de fidèles, et parmi eux de très nombreuses femmes, qui se voyaient refuser l’accès à la mosquée Al-Aqsa, de se recueillir dignement ? Quelle autre issue qu’un verdict foncièrement injuste pouvait-on espérer de la part de juges qui sont restés sourds aux demandes réitérées des ingénieurs et des avocats appartenant à la minorité arabe d’Israël, afin d’obtenir une licence pour cet agrandissement ?

Avant que les bulldozers ne reçoivent le feu vert officiel pour amputer la mosquée al-Fatih Muhammad d'une aile vitale, et compte tenu du fait que tous les recours judiciaires ont été épuisés, la dernière chance du lieu de culte est désormais entre les mains des députés palestiniens Ibrahim Sarsour, Massoud Ghanayim et Taleb Abu Arar, qui siègent à la Knesset. Ces derniers se sont engagés à plaider la cause de la mosquée, et à être ce grain de sable providentiel qui pourrait peut-être empêcher l’inéluctable de se produire.

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