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La « Fraternité musulmane » en pleine expansion aux Etats-Unis

Créée il y a tout juste un an au Texas, dans la sphère académique, et suscitant déjà un réel intérêt national, l’association bien-nommée, "la Fraternité musulmane" ou Alif Laam Meem, selon des initiales coraniques, attire tous les regards alors qu’elle essaime un peu partout, à l’instar des deux nouvelles sections qui viennent de voir le jour à l’Université de San Diego, en Californie, et de Cornell, dans l’Etat de New York, et de celles qui sont en prévision, en Pennsylvanie et en Floride.

"Le rôle des compagnons est précieux dans l’islam", a expliqué Haroon Masood, un étudiant promis à une belle carrière de neurologue, au journaliste intrigué du New York Times qui l’interrogeait sur le sens de cet esprit fraternel dans une société qui ne favorise guère son épanouissement. "Nous sommes convaincus que tout un chacun est fortement influencé par son entourage immédiat. Les compagnons sont des compagnons de route, de combat, des amis, des frères en Dieu, qui partagent les mêmes valeurs, veillent les uns sur les autres avec bienveillance et vous évitent les erreurs de parcours", a précisé ce dernier.

C'est sous l’impulsion d’Ali Mahmoud, un étudiant en biologie et sociologie de l’Université de Dallas, que la première "Fraternité musulmane" des Etats-Unis est apparue dans le paysage associatif en février 2013, formant une grande chaîne de la solidarité qui n’a cessé depuis de s’élargir, composée uniquement de maillons forts, dynamiques et pleins d’entrain, autour d’un imam, figure essentielle, qui puisse diriger les prières communes.

Parmi les multiples activités, caritatives, sportives, culturelles et cultuelles, organisées par les différentes sections pour favoriser l’esprit de corps et cultiver ce lien sacré et dimension humaine fondamentale qu’est la fraternité en islam, la conformité aux enseignements coraniques représente une valeur ajoutée inestimable.

Ainsi, les membres de San Diego se donnent rendez-vous, deux fois par semaine, au domicile de l’un ou de l’autre,  pour approfondir leur connaissance du Saint Coran et se livrer à une analyse de texte d’une grande richesse, à la lumière du contexte actuel. Aux discussions hebdomadaires de fond, s’ajoute une prière en commun quotidienne qui renforce la cohésion de groupe et le sentiment d’appartenance à une même communauté.

Pour Brian Calfano, professeur agrégé de science politique à l'Université du Missouri, interviewé par le New York Times en sa qualité d'expert sur les questions liées aux identités islamiques et américaines, la fraternité constitue "une caractéristique de l'expérience de l’université moderne américaine. En d'autres termes, le message que nous adressent ces étudiants pourrait se résumer ainsi : nous voulons vivre notre identité. Nous voulons être protégés au sein de notre groupe. Mais nous voulons aussi exercer notre capacité à profiter de notre vie de collège", a-t-il commenté.

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