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La distribution de repas gratuits pour les Palestiniens explose

Dès que le soleil décline et que l’heure de rompre le jeûne est venue, ils sont des centaines de Palestiniens d’Hebron comme Um Mohamed, une vieille dame démunie, à emprunter chaque soir la route qui les mène vers leur havre de paix et de bienfaisance, l’hospice Ibrahim Takeyat.

Sans les repas chauds gratuits servis par l’association caritative financée par des dons privés, la grand-mère âgée et nombre de ses coreligionnaires, jeunes et moins jeunes, seraient abandonnés à leur triste sort, poussés au désespoir par la misère qui les accable et fait de leur journée un si lourd fardeau.

"Je suis ici pour la même raison que tous ceux qui m’entourent ici ce soir. Si je n'avais pas besoin de ça alors je ne serais pas ici. Parce que la situation est mauvaise, parce que nous ne pouvons pas toujours obtenir de la nourriture. J'ai une situation difficile à la maison", a confié Um Mohammed à Reuters.

Pour des milliers de Palestiniens confrontés au dénuement le plus total, c’est à la source pleine de bonté de la charité qu’ils vont s’alimenter, qui, signe des temps funestes, est devenue la source essentielle de subsistance pour un nombre croissant de familles en détresse. A la tombée de la nuit, on ne compte plus les hommes qui se ruent vers l’hospice Ibrahim Takeyat, mais aussi vers les différents autres organismes caritatifs de la région, munis de seaux pour ramener des victuailles dans leur foyer. 

La distribution gratuite de repas tout au long du mois béni de l’islam fait partie d’une longue tradition dans la vieille ville d’Al Quods (Jérusalem-Est occupée), comme l’a confirmé cheikh Azzam Al Khatib, directeur des dotations islamiques de Jérusalem :"Le Takeyat Hasseki Sultan existe depuis de nombreuses années, en raison de la situation économique difficile dans Al-Qods. Il joue un rôle clé dans le soulagement de la souffrance pour les musulmans de la Terre Sainte, et en particulier ceux qui vivent dans la vieille ville."

Les aurores se lèvent sur l’horizon palestinien, mais elles ont la froideur cruelle des humiliations et la couleur livide de la paupérisation qui se développe et assujettit de plus en plus de familles à la pauvreté et au déclassement, y compris les classes moyennes, comme c’est le cas à Jérusalem où, en l'espace de quelques années, la distribution de repas gratuits a littéralement explosé.

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