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La chef de la diplomatie européenne appelle à la création d’un Etat palestinien depuis Gaza

Ville martyr au sein d’une enclave ravagée où, après avoir pleuré ses plus de 2 000 morts d'un été meurtrier, s’étend désormais un immense champ de ruines, Gaza a reçu, ce samedi 8 novembre, une hôte de marque, en la personne de la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. laquelle, en foulant son sol meurtri, a de nouveau appelé de ses voeux la création d’un Etat palestinien indépendant.

"C'est l'objectif, et cette position est partagée par toute l'Union européenne (UE)", a-t-elle assuré lors d'une conférence de presse à Gaza, en précisant que "le monde ne supportera pas une quatrième guerre". Et comment le pourrait-il, après les trois offensives israéliennes sanglantes de ces six dernières années, dont le caractère génocidaire ne peut plus être nié, hormis par les thuriféraires d’Israël, leurs complices qui ferment les yeux sur la barbarie, et ceux qui vivent sur une autre planète…

Plus tard, à Ramallah, en Cisjordanie, Federica Mogherini, restant dans la même tonalité, a plaidé pour que Jérusalem soit "la capitale de deux Etats"palestinien et israélien. "Le défi est de montrer que Jérusalem peut être partagée en paix et dans le respect ", a-t-elle martelé, alors que les rues de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, au mépris du droit international, sont le théâtre de heurts violents entre la population palestinienne et ses tortionnaires, les policiers israéliens.

135 pays dans le monde ont reconnu la Palestine, selon l'Autorité palestinienne. Le dernier en date et premier de l’Union européenne actuelle est la Suède qui, le 30 octobre dernier, a franchi allègrement le pas, considérant que "les critères de droit international pour une reconnaissance de l'Etat de Palestine sont remplis", après avoir applaudi à son accession au rang d’Etat observateur des Nations unies, contrairement à Washington qui avait alors freiné des quatre fers, redoutant que la Palestine, forte de ce statut, ne saisisse la Cour pénale internationale (CPI) pour demander une enquête sur les crimes de guerre israéliens.

Rappelons que la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie, Malte et Chypre, avaient ouvert la voie de la reconnaissance de la Palestine sur le Vieux Continent, mais avant leur intégration dans le club des 28. 

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