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La jeune activiste palestinienne Ahed Tamimi arrêtée par l’armée israélienne

En 2012, du haut de ses 11 ans, son poing levé contre les soldats israéliens avait marqué durablement les esprits, révélant une témérité et une combativité exceptionnelles à un si jeune âge, ainsi qu’une conscience politique d’une rare précocité.

Cinq ans plus tard, Ahed Tamimi, la courageuse petite fille palestinienne devenue une jeune activiste aguerrie, entrée résolument en résistance, la rage au cœur, a été interpellée et menottée chez elle, en pleine nuit, devant la caméra de l’armée israélienne d’occupation qui n’en a pas perdu une miette.

Devenue la bête noire d’Israël, sa participation à de nombreuses actions menées contre les colons et les hommes en treillis, incarnant le colonialisme forcené de l’Etat hébreu, ne lui avait valu jusqu’à présent aucune séquestration, ni arrestation.

Mais quatre jours après avoir été filmée à Nabi Saleh, en train d’affronter deux soldats israéliens demeurés impassibles, avec la pugnacité qui la caractérise, en présence de sa cousine, Ahed Tamimi a vu l’armée israélienne faire brutalement irruption à son domicile, dans la nuit du 18 au 19 décembre, à la manière d’un rapt, la terrifiante marque de fabrique de l’ultrasionisme au pouvoir.

L’adolescente de 16 ans, dont le dernier coup d’éclat est devenu viral sur les réseaux sociaux, à la fois sur les comptes pro-palestiniens et pro-israéliens chauffés à blanc, a comparu, le 20 décembre, devant un tribunal militaire israélien. Elle est poursuivie pour avoir agressé un soldat et encourt jusqu’à sept ans de prison. Sa cousine Nor Naji Tamimi et sa mère, Nariman Tamimi, ont été également arrêtées.

Des Israéliens se sont déchaînés contre Ahed Tamimi, à l’image du ministre de l’Education Naftali Bennett, leader du Foyer juif, le parti ultra-nationaliste et sioniste, qui sans surprise la voue aux gémonies, souhaitant qu’elle croupisse en prison.

This is what Israeli soldiers have to go through

A MUST WATCH: This is what Israeli soldiers have to go through. Palestinian women caught hitting, pushing and cursing Israeli soldiers in order to provoke them to respond on camera. The soldiers don't respond.You will never see this on the news.TIP needs your support to continue this critical work in 2018. All donations made before December 31 will be MATCHED by a generous donor. Donations are tax-deductible: theisraelproject.org/eoy_donate

Publié par The Israel Project sur lundi 18 décembre 2017

8 commentaires

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  1. AHED est envoyé en prison -par la seul démocratie du moyen orient-, ne vous inquiétez pas, 10 voire 100 autre Ahed, Mustapha,… prendront le relais, contre ces colonisateurs, hypocrite et lâche.
    La résistance palestinienne ne faiblira jamais.

  2. C’est surtout une gamine qui mérite de grandir normalement, d’étudier, de s’amuser… Au lieu de ça, elle doit se battre dès son enfance. Contrairement aux enfants des sionistes qui fréquentent les meilleurs endroits (écoles, universités). Il reste à espérer que son avenir soit meilleur que son passé et son présent inchaAllah.

    • il semble qu elle a été violée dés son arrivée a la prison de Saint Jean d’ Acre

      et ensuite elle a été mise a l’ isolement! impossible pour sa famille de la faire examiner par un médecin gynécologue.la soldatesque sioniste s’ en est donnée a coeur joie;

  3. Un exemple de courage,
    total soutien même si ce ne sont que des mots.
    On aimerait faire plus pour elle et tous ceux qui se dressent contre les injustices à travers le monde…

  4. Elles valent à elles deux bien plus que toutes ” les armées ” des pays se réclamant de l’islam réunies.
    Qui a-t-il osé faire face à cette racaille de cette manière? pire, qui a osé penser le faire à sa manière?.
    Bref, là au moins on voit à quoi ressemble les rats de tsahal.

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