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Incendie dans le Bronx : l’extraordinaire mobilisation de la communauté musulmane auprès des familles des victimes

Cinq jours après un dimanche 9 janvier funeste en plein coeur du Bronx, marqué par un incendie ravageur, qui éclata violemment au deuxième étage d’un immeuble qui en comprenait 19, et se propagea irrémédiablement sous les yeux terrifiés des habitants du quartier, la communauté musulmane, très affectée, pleure la perte de 17 de ses membres. 

Parmi eux, huit enfants, dont le plus jeune avait seulement 2 ans, ont malheureusement péri dans le sinistre, qui serait d’origine accidentelle, plus de 60 personnes ayant été blessées, parmi lesquelles une trentaine grièvement.

Encore hantés par l’épaisse fumée noire s’échappant du bâtiment en flammes, une pure vision d’horreur, les musulmans du Bronx, en proie à une immense tristesse, serrent les rangs qui ont été tragiquement clairsemés. Ils se serrent plus que jamais les coudes, tout en entourant de leur bienveillante sollicitude une minorité qui a payé un lourd tribut à ce terrible drame : des immigrés musulmans de Gambie. En quête désespérément d’un eldorado, 17 d’entre eux ont perdu la vie là où ils espéraient se construire un avenir meilleur.

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Lourdement endeuillée, la communauté musulmane new-yorkaise, dont les différences en font à elle seule une mosaïque d’ethnies dans un quartier qui est un véritable patchwork de cultures, ne fait plus qu’un en ces instants particulièrement douloureux. 

A l’image des très dévoués fidèles du Centre culturel islamique, ils ont été nombreux, au lendemain de la tragédie, alors même que l’émotion les submergeait, à s’empresser de glaner des fonds pour subvenir aux besoins des familles et les aider à organiser les obsèques des êtres chers disparus.

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Sous l’impulsion du Muslim Community Network, une collecte de fonds Launghgood s’est avérée fructueuse en l’espace de quelques heures seulement ( plus de 155 000 $ ont été récoltés), tandis que l’Organisation de la jeunesse gambienne lançait, de son côté, une campagne GoFund me.

« C’est un drame effroyable, mais nous avons la foi de notre côté en tant que musulmans », a déclaré avec une dignité admirable Haji Dukureh, un oncle cruellement éprouvé qui s’efforçait de ne pas s’effondrer devant les caméras. Alors que l’effroi et la souffrance se lisaient dans son regard, celui-ci annonçait, d’une voix tremblante, que sa nièce de 37 ans, le mari de celle-ci, et leurs trois enfants, Mustapha, Mariam et Fatouma, âgés respectivement de 12, 11 et 5 ans, comptaient au nombre des victimes. 

Resté stoïque face aux médias, le malheureux homme, qui venait de perdre 5 membres de sa famille proche, trouvait encore la force de confier, animé par une foi en Dieu inébranlable : «Nous apprenons à accepter de telles tragédies, hélas, telles qu’elles sont ». 

Cinq jours après ce dimanche noir de janvier de l’autre côté de l’Atlantique, qui a frappé en plein coeur la minorité musulmane de Gambie, et au-delà, l’ensemble de la communauté musulmane du Bronx, la célèbre phrase du Prophète Muhammad (saws) ne peut que résonner fortement en chacun de nous  :

              « Vous verrez les Musulmans à travers leur bonté, leur affection et leur attachement réciproque, constituer comme un seul corps, quand l’un des membres souffre, il transmet sa fièvre et son insomnie à tout son corps. » [Sahih al-Bukhari]

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Des hommes priant devant le Centre culturel islamique lors des funérailles des membres des familles Magassa et Soumare

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