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Human Rights Watch condamne les exactions des rebelles syriens

Dans le vaste champ de bataille syrien, où la politique de la terre brûlée semble se répandre de part et d’autre, les rebelles armés sont aujourd’hui épinglés par l’ONG Human Rights Watch (HWR), qui condamne leur jusqu’au-boutisme et la radicalité de leurs méthodes.

Dans une lettre rendue publique et remise au Conseil national syrien, ainsi qu’aux leaders des autres groupes de l'opposition syrienne, Human Rights Watch dénonce un large éventail d’exactions, qui vont du kidnapping, à la détention, en passant par la torture de membres des forces de sécurité et des milices gouvernementales, les shabeehas, perpétrées par des insurgés syriens,  adeptes de l’exécution des membres des forces de sécurité mais aussi de civils.

A la lumière de cet état des lieux accablant, HWR compte sur le sursaut des leaders de l’opposition syrienne, en les appelant à condamner sans réserve cette escalade de violences. Selon des témoignages recueillis par l'ONG,  et publiés par Le Monde.fr, certaines de ces attaques étaient motivées par un sentiment anti-alaouite. "Les méthodes brutales et violentes du gouvernement syrien ne justifient en rien des mauvais traitements de la part des combattants rebelles armés", insiste Sarah Leah Whitson, directrice de HWR au Proche-Orient.

Sur le terrain, un "déploiement sécuritaire massif dans la majorité des quartiers de Damas" serait en train de quadriller la place des Abbassides et ses abords, tandis que les forces gouvernementales mènent des perquisitions à Dmeir et Douma, et étendent leur dispositif dans de nombreuses autres localités périphériques.

Cela fait déjà deux ans que le soulèvement populaire, qui vise à faire vaciller l'héritier du trône Bachar Al-Assad, a pris les armes. Depuis, il ne cesse de se militariser,  sous la pression de l'opposition ainsi que de plusieurs pays, notamment du Golfe, qui sont partisans de l’armement  des déserteurs regroupés dans l'ASL, afin de multiplier les affrontements avec l’armée.

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