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Gaza : le secteur agricole ravagé par Israël. «On va reconstruire notre pays !», riposte une ingénieure en biochimie

Pour être implacable, dévastatrice et sans pitié, la dernière offensive de l’Etat d’apartheid israélien menée contre la bande de Gaza l’a été indiscutablement !

Loin des « frappes chirurgicales» dont se targuait Netanyahou, le boucher de Gaza, avec un cynisme sans nom, la pluie torrentielle de bombes larguées par l’aviation israélienne, au cours d’un mois de mai 2021 funeste, a non seulement fait de l’enclave palestinienne un immense champ de ruines, en décimant effroyablement sa population, mais elle a aussi sciemment anéanti un secteur vital de son économie : l’agriculture.

Armés d’un courage, d’une foi en Dieu et d’une confiance dans l’avenir qui forcent l’admiration générale, l’extraordinaire esprit de résistance des Palestiniens de Gaza, alors que tout autour d’eux n’est plus que tristesse, désolation et paupérisation, se reflète à travers la belle contre-attaque lancée par Lina Shuraf, une ingénieure en biochimie, dans le terrible état des lieux qu’elle dresse ci-dessous : « On va reconstruire notre pays, malgré les destructions massives dans tous les secteurs de la vie !»

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Le noir dessein d’Israël est aussi limpide que de l’eau de roche : que la famine s’installe dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde, afin d’y détruire la moindre parcelle de vie, ainsi que l’explique clairement Ziad Medoukh, universitaire et citoyen de Gaza, dans le récent communiqué qu’il a adressé à Oumma.

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« Les bombardements soutenus de l’aviation militaire israélienne qui ont frappé cruellement la bande de Gaza en mai dernier, pendant 11 jours consécutifs, s’appliquèrent dans une stratégie de la famine, afin de détruire toutes les infrastructures vitales de notre terre de souffrances.

Ils visèrent tous azimuts le port, les stations piscicoles, les fermes apicoles, les terres paysannes et leurs systèmes d’irrigations d’eau de puits, l’élevage ovin, les plantations d’arbre fruitier, les coopératives agricoles, le stockage des produits de la terre, de même que les usines de transformations et de distributions.

Cette stratégie de la famine mise en oeuvre par l’impitoyable armée israélienne avait pour objectif d’affaiblir la capacité des Palestiniens de Gaza à résister contre sa nouvelle offensive ravageuse, dont les conséquences pour la population civile et tous les secteurs stratégiques de première nécessité sont gravissimes. Cependant, par sa résilience, la population de Gaza n’a jamais cédé et ne cédera jamais, quitte à mourir de faim. Elle restera sur sa terre et résistera, coûte que coûte.


Cette stratégie de la famine orchestrée par le gouvernement israélien n’a pas épargné le secteur financier de la bande de Gaza, entraînant une sous-production commerciale pour de nombreux produits issus d’activités rurales et de la pêche.

Les pertes et dommages sont colossaux. Les pertes directes s’évaluent à l’aune d’un bilan macabre : au moins 230 victimes civiles tuées par les bombes israéliennes, parmi lesquelles 65 enfants ont perdu la vie, et plus de 1 700 blessés sont à déplorer. Les dommages directs, quant à eux, comprennent les actifs du secteur de la production végétale, de l’eau, de la production animale, de la pisciculture et du secteur d’installations et de machines agricoles, et ont eu pour effet la diminution du PIB, due à l’arrêt total de la production pendant l’agression, à la cessation de paiement des salaires des travailleurs, sans parler de l’impact catastrophique sur l’emploi et le taux de chômage.

Le préjudice économique de ces secteurs de première nécessité dépasse les 120 millions d’euros, selon le ministère palestinien de l’Agriculture.»

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