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Gaza de nouveau bombardée : indignation et appel à sanctions

Une fois de plus, la Bande de Gaza est bombardée par l’armée israélienne, et tout indique que celle-ci veut s’engager dans une opération d’ampleur. Elle a rappelé ses réservistes, et donné un nom de code à cette nouvelle offensive commencée hier (5 août) qui a déjà fait, selon les derniers décomptes, 12 morts dont une petite fille et 80 blessés dans la population palestinienne. Une artiste palestinienne, Dudiana Al-Umoure, figure parmi les victimes.

Il n’y avait, cette fois, aucun prétexte, pas même un tir de roquette en provenance de Gaza. Israël a arrêté en Cisjordanie un responsable d’un parti palestinien (le Jihad islamique), celui-ci n’a pas répliqué, Israël est allé bombarder à Gaza… Même dans la logique guerrière israélienne, c’est incompréhensible.

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Pour tenter de le comprendre, il faut se souvenir de deux circonstances. La première est qu’Israël est en campagne électorale, et qu’en l’état actuel de la politique israélienne, et en l’absence de toute sanction, le fait d’aller bombarder Gaza, en toute impunité, est toujours payant sur le plan électoral ; c’est monstrueux, mais c’est ainsi.

La deuxième circonstance est plus entre nos mains. Le Conseil Affaires étrangères de l’Union Européenne a donné son accord pour que reprennent les réunions du Conseil d’Association entre l’Union Européenne et Israël… avec le prétexte avoué de donner des signes positifs au Premier ministre par intérim, Yaïr Lapid, qualifié de « modéré », alors même que la colonisation, la répression, les expulsions d’habitants palestiniens s’intensifient.

Chaque fois que l’Union Européenne a voulu ainsi « encourager » et « payer d’avance », on connaît le résultat : ces gestes sont pris par Israël comme un véritable permis de tuer.

Il faut revenir à la réalité. La réalité, c’est que la population de Gaza, assiégée depuis 15 ans, subit à nouveau la terreur des bombardements israéliens.

Nous pensons particulièrement aux enfants de Gaza, qui sont tous traumatisés à des degrés souvent sévères, aux psychologues de Gaza qui tentent de leur faire dépasser leur traumatisme… et à nouveau l’angoisse, la terreur des bombardements, les destructions, les victimes.

En droit international, cela a un nom : c’est une fois de plus un crime de guerre !

L’Association France Palestine Solidarité appelle la France, membre du Conseil de Sécurité de l’ONU et Haute partie contractante des conventions de Genève, à condamner sans ambiguïté ces nouveaux crimes de l’armée israélienne, à demander l’annulation immédiate de toute reprise de réunion du Conseil d’Association, à prendre enfin des sanctions contre ces nouveaux crimes. Nous demandons au Président de la République et à la ministre des Affaires étrangères d’intervenir avec la plus grande fermeté dans ce sens.

Et qu’on arrête enfin de parler de « sécurité d’Israël », lorsque c’est la population palestinienne de Gaza qui vit dans l’insécurité la plus totale !

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Le Bureau national de l’AFPS

2 commentaires

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  1. Ce qu’il faudrait à Gaza, c’est un régime démocratique pour pouvoir négocier sous l’égide de l’ONU.
    Une dictature n’inspire confiance à personne.
    D’ailleurs, y a-t-il une opposition audible à Gaza sous la férule du Hamas ?

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