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Fayha Shalash lance un appel au monde pour sauver la vie de son époux Muhammed al-Qiq

Dans cette vidéo, Fayha Shalash lance un appel urgent au nom de son mari, qui est gravement affaibli et peut mourir à tout moment après 85 jours de grève de la faim.

Muhammad al-Qiq, âgé de 33-ans et père de deux enfants, a refusé toute nourriture depuis le 25 novembre, pour protester contre sa détention sans inculpation, ni jugement, par Israël.

« Muhammad se bat pour sa liberté », déclare Shalash dans la courte vidéo en langue anglaise : « Il est en grève de la faim parce qu’il veut être libre. »

La vidéo montre également al-Qiq criant de douleur sur son lit d’hôpital.

Al-Qiq est journaliste pour l’agence saoudienne d’informations Al-Majd, et Shalash affirme qu’il a été arrêté pour avoir exercé sa profession. « Nous appelons les gens libres dans le monde, qui peuvent nous aider à faire pression sur le gouvernement israélien, pour que Muhammad soit libre », dit Shalash.

Droit de choisir

Ce mercredi, Amnesty International a appelé Israël à « permettre d’urgence le transfert [d’al-Qiq] vers un hôpital palestinien de Ramallah. »

Un jour plus tôt, la Haute Cour israélienne a rejeté une requête des avocats de al-Qiq qui exigeaient un tel transfert. La Haute Cour israélienne avait ostensiblement suspendu la détention administrative d’al-Qiq le 4 février, mais en le maintenant effectivement en détention. « Selon les avocats et d’autres personnes qui lui ont rendu visite à l’hôpital HaEmek à Afula, en Israël, dans les derniers jours, il reste conscient mais son état de santé est extrêmement précaire et ses organes vitaux peuvent cesser de fonctionner à tout moment », révèle Amnesty. « Il continue à refuser un traitement médical dans la mesure où il reste enfermé à l’hôpital HaEmek. »

Amnesty affirme que les décisions des tribunaux israéliens concernant Muhammed al-Qiq, y compris le dernier refus de la Haute Cour de lui permettre [d’être transféré dans un hôpital palestinien], exprime un spectre plus large de violence. « Les tribunaux israéliens ont échoué, depuis de nombreuses années, à fournir un recours juridique efficace aux milliers de détenus administratifs palestiniens, emprisonnés sans inculpation ni jugement sur la base de ’preuves’ tenues secrète pour eux et leurs avocats, pour des périodes qui peuvent être renouvelées indéfiniment », déclare Amnesty.

« En tant que détenu non condamné, al-Qiq a droit à un traitement par les médecins de son choix. Compte tenu de son état de santé critique, les autorités israéliennes doivent respecter sa volonté et le transférer sans délai à l’hôpital qu’il a choisi, » ajoute Amnesty.

Quatre autres grévistes de la faim

Dans le même temps, l’Organisation des prisonniers palestiniens a annoncé jeudi que quatre autres Palestiniens sont en grève de la faim illimitée contre leur détention administrative. Dans une déclaration faite aux médias, l’Organisation a donné les noms de trois des grévistes de la faim, dont Samer Issawi, qui a arrêté de se nourrir il y a cinq jours en solidarité avec al-Qiq.

Issawi et sa sœur, l’avocat Shireen Issawi, sont tous deux actuellement en détention administrative. Eux et leur famille ont fait face à des années de harcèlement par les autorités d’occupation israéliennes. Rabie Jibril de Bethléem a commencé une grève de la faim il y a huit jours contre sa détention administrative et pour exiger des soins médicaux appropriés.

Muhammad al-Mahr de la ville de Jénine en Cisjordanie occupée, est en grève de la faim depuis 46 jours, selon l’Organisation des prisonniers palestiniens. Plus tôt cette semaine, le Comité de l’Autorité palestinienne pour les affaires des prisonniers a accusé Israël de dissimuler la grève de la faim d’al-Mahr pour le garder hors de la vue du public.

Il y a actuellement 650 Palestiniens en détention administrative israélienne, selon le groupe Addameer de défense des droits des prisonniers.

Source: Info Palestine 

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