in

Etats-Unis : une campagne sur l’islam contre la campagne islamophobe du métro New Yorkais

Partout où passe Pamela Geller, l’amazone américaine en croisade contre l’islam, tout n’est plus que « casus belli », à l’instar des métros de New York et Washington, ses nouveaux champs de bataille, atteints en plein coeur par sa dernière flèche empoisonnée : une campagne d’affichage ignominieuse, injuriant les musulmans, « ces sauvages », et appelant à soutenir l’effort de guerre d’Israël.

Sur tous les fronts pour calomnier et éradiquer l’islam, de son opposition farouche à la mosquée près de Ground Zero à son soutien inconditionnel au film anti-islam, cela ne lui suffisait pas de sévir à la surface, il fallait qu'elle répande sa haine inextinguible jusque dans les sous-sols de deux métropoles phares pour prendre en otage les millions de passagers, pressés, stressés et noyés sous la densité publicitaire, qui y transitent quotidiennement.

Répondant coup pour coup, en utilisant la même arme de la communication mais à des fins plus lyriques et pacifiques, le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) a annoncé son intention d’investir le métro de Washington pour déminer le terrain, et en faire un espace d’expression éclairé, prônant la compréhension mutuelle. Au-dessus du torrent de boue islamophobe déversé par la présidente de « Stop Islamization of America », s’élèvera une campagne pédagogique sur l’islam, usant de slogans apaisés qui étoufferont le cri de guerre de Pamela Geller.

"Les discours haineux doivent être contestés là où ils apparaissent, non pas avec la censure mais avec une parole publique qui promeut de la compréhension mutuelle", a déclaré Nihad Awad, le directeur exécutif du CAIR.

Prise à son propre piège, la semeuse de chaos Pamela Geller récolte un contre-pied magistral qui la désarçonne et la met hors d’elle, au point d’avoir menacé publiquement : "Bientôt des affiches plus virulentes seront exposées. Elles auront des couleurs plus sombres, elles seront plus grandes et montreront un boeing 767 se heurtant sur le centre de commerce mondial aux Etats-Unis, et un verset du Coran sera écrit au-dessus de l’image".

Et dégoupillant ses mots comme des grenades, cette dernière, fulminante, a prédit que la guerre de la communication allait faire rage pendant longtemps dans le monde souterrain de New York et d’ailleurs. Partout où passent Pamela Geller et ses partisans exaltés, c’est la liberté d’expression sacralisée qui tressaille, et l'unité de la bannière étoilée qui trépasse…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Une enseignante scandalise l’Egypte en coupant les cheveux d’élèves non voilées

Le CFCM exprime sa profonde inquiétude face à la nouvelle forme de violence antimusulmane