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Etats-Unis : des parents, hostiles au petit ami noir de leur fille, lui coupent les vivres

Dans le monde merveilleux de l’Amérique de l’après-Obama, où le racisme anti-noirs, plus prégnant qu’auparavant, constitue l’une des sources les plus cruelles de désillusion, et dans l’univers enchanté de l’Amérique selon Trump, où le populisme, l’islamophobie, la xénophobie et le néo-fascisme font rage, comment s’étonner que l’idylle entre une étudiante blanche et un étudiant noir ne suscite des réactions épidermiques que l’on croyait appartenir au passé ?

Dans cette Amérique de Trump qui n’a rien d’un conte de fées, où la magie n’opère que chez Walt Disney, Allie Dowdle, une jeune fille de 18 ans, s’est retrouvée fort démunie après que ses parents ont décidé de la punir sévèrement pour avoir rencontré un prince charmant qui aurait fait tache sur la photo de famille… Leur verdict sans appel est tombé comme un couperet : ils lui ont coupé les vivres, purement et simplement, sans lui trouver aucune circonstance atténuante (source The Independent).

Dans cette Amérique agitée par une haine anti-musulmans à son paroxysme, sur laquelle plane le spectre de la ségrégation, Allie Dowdle a refusé de capituler devant le racisme implacable de ses propres parents, et d’où qu’il vienne d’ailleurs.  Plus combative que jamais, elle a aussitôt contre-attaqué en lançant, le 11 janvier, une campagne de crowdfunding afin de financer ses études.

« Il y a à peu près un an, j'ai dit à mes parents que je commençais à sortir avec un garçon nommé Michael, en leur montrant une photo », a relaté la jeune fille devant les médias américains attirés comme des mouches. « Mon père ne m'a pas laissé le choix: je ne pouvais plus revoir Michael. Simplement à cause de sa couleur de peau. Mes parents m'ont dit que je pouvais mieux faire », a-t-elle précisé, indignée.  

Interrogé à son tour par la presse, son père s’est justifié en expliquant qu’il « ne préfère pas » que sa fille fréquente un Afro-américain en raison des « problèmes » liés au métissage aux Etats-Unis, en désavouant publiquement la chair de sa chair : « ma fille est trop gâtée, il est temps qu’elle grandisse ».

Privée de ses « économies personnelles », mais aussi de sa voiture, de son téléphone portable et de la somme destinée à payer ses études, Allie Dowdle, qui espérait réunir 13 000 dollars, a déjà récolté plus de 10 000 dollars en l'espace de quelques jours.

Dans cette Amérique bouillonnante, vampirisée par Trump et les vieux démons qu’il a fait ressurgir, une autre Amérique s’est empressée de répondre au SOS de détresse lancé par la jeune fille, sensible à son cri de ralliement : « Dire Non au racisme ». Les contes de fées existent peut-être encore chez l’oncle Sam…

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