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Egypte: Harcèlement des étudiantes d’Al-Azhar, la nouvelle “arme” des gardes en civils (vidéo)

Le harcèlement ordinaire en Egypte, celui qui court les rues et poursuit de ses assiduités toutes les femmes, voilées et non voilées, jusqu’à prendre l’ampleur d’un véritable fléau comparé à la « 11ème plaie » nationale, frappe partout, même dans l’enceinte de l’université d’Al-Azhar, où une scène prise sur le vif a révélé, samedi dernier, le franchissement de la ligne jaune par ceux qui, en théorie, ont pour mission de veiller au respect de ses limites.

Alors qu’elles manifestaient courageusement contre la junte militaire au pouvoir afin que la disparition mystérieuse et inquiétante d’une de leurs amies, Alya’a Tarek, ne tombe pas dans l’oubli au bout de douze jours de vaines recherches, des étudiantes ont été prises à partie par des gardes en civils qui ont protégé les lieux à leur manière, oscillant entre mains baladeuses et empoignades brutales.  

Si l’éveil des consciences masculines est en marche et provoque quelques sursauts salutaires, tout reste encore à faire pour enrayer cette spirale infernale des violences banalisées faites à la gent féminine égyptienne. Créé par un "groupe de pression pour l'observation et la documentation des crimes de harcèlement contre les femmes et les filles" qui s'est donné les moyens d’agir, un site, "Chouft Ettaharouch" ou "I Saw harrassment"  a vu le jour sur la Toile, à la fois pour recenser et répertorier toutes les formes de harcèlement, y compris l’attitude complice des forces de l’ordre face à ces comportements déviants et délictueux qui ont fait de l’espace public leur territoire de chasse, et pour offrir une plate-forme unique d’échanges aux innombrables victimes, ces sans-voix et sans visage.

 

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