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Des artisans musulmans au chevet de l’ église Sainte Marie du Caire

Dans l’Egypte libérée du joug de son raïs Moubarak, la restauration de la concorde, après les affrontements interconfessionnels meurtriers du 7 mai dernier, passera-t-elle par la restauration de l’église copte Sainte Marie du Caire confiée à des artisans musulmans ?

La beauté du geste est en soi un premier pas vers la réconciliation nationale : au chevet du lieu de culte chrétien incendié, des spécialistes musulmans ont été chargés par les autorités égyptiennes de remettre en état l’église Sainte-Marie située dans le quartier d’Imbaba, dont le rez-de-chaussée ainsi que dix des 27 icônes anciennes ont subi de sérieux dommages.

Depuis le 25 mai, Mohammed Fathi, le pinceau à la main, est à pied d’œuvre pour panser les plaies de l’icône de la Vierge Marie et de l’enfant Jésus, afin de leur redonner leur splendeur d’origine.

Restaurer le patrimoine historique n’a pas de religion, c’est un travail d’orfèvre qui rénove et revalorise tous les joyaux architecturaux dont recèlent l’Egypte, qu’ils « soient musulmans, coptes ou juifs », ainsi que le souligne Mohammed Fathi, l’employé de la société Arab Contractors, furieux contre ceux qui ont osé vandalisé un lieu saint. « Mosquées et églises sont des maisons de Dieu », s’est-il exclamé, selon l’agence Reuters.

Les heurts sanglants d’Imbaba avaient entraîné un sit-in devant le bâtiment de la radiotélévision égyptienne, les coptes exigeant la promulgation d’une loi unifiée sur la construction des lieux de culte et contre les discriminations, tout en demandant instamment la réouverture des églises fermées, l’arrestation des instigateurs des incidents et la libération des coptes arrêtés lors de cette guerilla urbaine

Chérif Doss, président de l’organisation des coptes d’Égypte, cité dans le journal Al Ahram, estime que l’État a montré « sa bonne volonté » en libérant les détenus coptes, mais qu’il doit à présent « répondre aux autres revendications ».

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