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De Playboy à un défilé en hijab, itinéraire d’une ex-playmate malaisienne

Pour Felexia Yeap, la première playmate malaisienne peu farouche de Playboy, il y a bien eu un avant et après Playboy et ses poses dénudées et lascives, coiffée de grandes oreilles de lapin, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles ne valorisent pas l’intelligence chez la femme…

Avant, celle-ci était tellement libérée qu’elle s’enfermait volontiers dans l’éternel rôle de la femme objet de tous les fantasmes, un rôle réducteur vieux comme le monde, où l’on cherche en vain la puissance émancipatrice louée par un sexisme occidental qui ne dit pas son nom. Deux ans après, la même jeune femme ne veut plus exhiber son corps aux regards masculins concupiscents, consciente d’être tombée bien bas et désireuse de briser les chaînes qui avilissent davantage la gent féminine qu’elles ne l'affranchissent. Dans une volte-face à 180 degrés, signe d’une prise de conscience fulgurante, c’est sous un hijab qu’elle prend désormais la pose en sa qualité d’égérie d’une publicité pour une marque de vêtements islamiques.

On entend d’ici les railleries des amateurs de Playboy et autres donneurs de leçon, qui vont crier à la conversion à l’islam de Felexia Yeap, insensibles à un déclic salutaire qui va lui permettre de recouvrer sa dignité perdue… La playmate repentie n’a pas embrassé l’islam, restant un libre-penseur comme elle se définit elle-même, mais n’en a pas moins réalisé qu’elle était devenue prisonnière de son image, et en l’occurrence de la mauvaise réputation qui lui collait à la peau.

"Je ne veux plus montrer mon corps. Je suis plus que cela. Je ne suis pas fière d’avoir été utilisée par des hommes dont j’ai été l’icône. Ma réputation en a été sérieusement entachée, et je me suis sentie prise au piège de Playboy" insiste-t-elle, en justifiant son revirement dans les colonnes de la presse nationale. Aujourd’hui, la nouvelle Felexia Yeap affirme se sentir "libérée" depuis qu’elle a défilé sur un podium revêtue d’un hijab, allant même jusqu’à confier qu’elle éprouve un sentiment de sécurité et de sérénité lorsqu’elle s'habille ainsi. "J'ai réalisé que j'avais hâte de couvrir mon corps, et que c’était cela la vraie source de liberté et de plénitude", a-t-elle déclaré dans une récente interview.

Felixia Yeap, ou l'itinéraire d'une ex-playmate qui a de quoi ébranler les certitudes des fervents défenseurs, hommes comme femmes, de l’adage hypocrite  « plus la femme montre ses attributs, plus sa liberté est acquise»…

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