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Dalil Boukakeur : une perle du double discours sur RMC

La prodigieuse émulation démocratique qui a galvanisé le monde arabe en début d’année n’a pas inspiré que des envolées lyriques admiratives, elle a, aussi et surtout, avivé chez la fine fleur de l’intelligentsia de funestes pensées.

Dénués d’enthousiasme et d’empathie, les prophètes de malheur se sont succédé dans un ballet frénétique du chiffon rouge agité devant la menace intégriste. L’islam officiel de France, la voix du « musulman modéré » qui porte uniquement dans les chancelleries, comme se plaisent à le décrire les médias, Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande mosquée de Paris, pour ne pas le nommer, n’a pas raté cette opportunité de hurler avec les loups.

Aura-t-il gagné son bâton de maréchal pour avoir si complaisamment amplifié cette rhétorique de la peur de « l’islam politique », au moment où les peuples Tunisien et Egyptien faisaient montre d’une dignité et d’un courage exemplaires ?

Quoiqu’il en soit, voici cette perle du double discours, reproché avec tant d’acrimonie à d’autres, mais qui fait là l’éclatante démonstration de sa duplicité : « L’islam n’est plus à considérer comme une simple religion mais comme un fait politique majeur de notre temps (…) C’est un phénomène absolument socio-politique, c’est une idéologie de lutte, c’est une idéologie d’agression », dixit l’incarnation de l’islam consulaire, qui ne rechigne jamais à participer au grand rituel dînatoire du CRIF.

Passage à 5’54


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