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Une collaboration artistique va unir le Trio Joubran, le célèbre groupe palestinien, au pro-palestinien Roger Waters

Ils étaient faits pour se rencontrer et jouer à l’unisson, dans une belle harmonie d’accords s’élevant au-dessus du concert de l’hypocrisie internationale qui étouffe la critique d’Israël, jugée discordante, Roger Waters, le légendaire bassiste des Pink Floyd et ardent militant pro-palestinien, va prochainement conjuguer son talent à celui de trois virtuoses de l’oud, érigés au rang d’ambassadeurs de la Palestine sur la vaste scène musicale mondiale : le Trio Joubran, composé de Samir, Wissan et Adnan Joubran, trois frères inséparables, héritiers d’une longue lignée de luthiers et oudistes palestiniens.

La défense et la diffusion de la culture palestinienne chevillées au cœur, le trio qui s’est formé en 2004 autour de l’aîné de la fratrie et leader incontesté du groupe, Samir, fort de sa carrière de soliste entamée quelques années plus tôt, est au sommet de son art.

Ovationnés partout où ils se produisent, les trois frères qui se partagent entre Nazareth, leur ville natale, Ramallah et Paris, entre deux représentations données aux quatre coins du globe, se sont imposés en l’espace d’une décennie comme les meilleurs représentants de leur pays à l’extérieur, loin du joug israélien qui l’opprime depuis plus de 70 ans, et les promoteurs les plus flamboyants de la musique médiévale palestinienne.

En s’adjoignant l’extraordinaire dextérité de Roger Waters, l’un des rares artistes de renom à appeler au boycott d’Israël sous les feux des projecteurs, avec une remarquable constance et sans craindre de troquer son habit de lumière pour celui d’artiste maudit, le Trio Joubran se transformera en un quatuor d’exception qui jouera la même partition, en laissant une place à l’improvisation mélodieuse.

De cette collaboration artistique naissante, qui ne pourra être qu’euphonique et fructueuse, n’émanera aucune fausse note et surtout pas celle, aussi grinçante qu’entêtante, de la désinformation pernicieuse qui pare de toutes les vertus la cruauté du régime d’apartheid israélien.

Le Trio Joubran sur scène en 2012

Un commentaire

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  1. Que du respect pour Roger Waters. Lui qui a bercé pendant des années mes nuits et mes ma guitare avec toutes les mélodies superbement arrangées. Depuis Dark side of the moon jusqu’à The wall en passant par animals…, les Pink Floyd ont su imprégner en moi le sens de l’engagement et de la non négociation devant l’injustice. Je ne peux que leur témoigner de ma plus grande sympathie pour cette initiative qui passera sans surprise, incognito dans les médias français. Bon, on devine pourquoi…

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