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Caroline Fourest porte plainte pour diffamation contre Oumma.com

Il fut un temps où nous aurions pu nous faire une gloriole de mettre les nerfs à vif de la grande prêtresse du laïcisme, adoubée et starisée par la classe politico-médiatique en moins de temps qu’il ne lui en a fallu pour changer son fusil d’épaule, et passer du combat contre les intégristes chrétiens à celui, infiniment plus rentable, contre l’islamisme, jusqu’au moment où cet acharnement a tourné à l’obsession, Caroline Fourest, la pasionaria de la lutte contre l’islamisme, révélant alors sa vraie nature, redoutablement procédurière.

 Mardi 11 mars, Zouhair Amri, directeur de la publication d’Oumma.com, a été mis en examen pour diffamation, suite à l’article paru le 13 février 2013, intitulé « 11-Septembre : Caroline Fourest prise en flagrant délit de bidonnage », signé Hicham Hamza, lequel est logé à la même enseigne et mis également en examen.

On ne compte plus les tentatives de déstabilisation et de diabolisation qui ont cherché à nuire à notre image et à salir notre travail, en jouant de surcroît sur les peurs. Force est de constater que la prétendue experte de l’islam, qui s’est longtemps évertuée à faire passer notre site pour un repaire d’islamistes, est surtout passée maître dans l’art de saborder la plate-forme de référence de l’islam francophone.

Sous le masque de l’éveilleuse de consciences doublée d’une amazone entrée en guerre contre tous les extrémismes, mais pour mieux en clouer un seul au pilori, Caroline Fourest a été bombardée spécialiste des questions liées à l’islam par une caste peu regardante sur sa légitimité académique, trouvant rapidement ses deux bêtes noires idéales : Tariq Ramadan, d’une part, et notre site Oumma.com, d’autre part. Notre site, qu’elle s’est empressée d’associer à l’islamologue suisse au point d’aboutir à la fausse équation suivante : Oumma.com est le site de Tariq Ramadan. Une contre-vérité assénée comme La vérité absolue à toutes les tribunes, à tous les micros, et sur tous les plateaux TV.

On comprend mieux dès lors, sans l’absoudre pour autant, que la liberté de ton que nous revendiquons, gage de notre totale indépendance, ait fortement courroucé la coqueluche des médias, plus habituée aux panégyriques qu’à la saine critique qui, preuves à l’appui, s’autorise à démystifier son personnage d’intellectuelle omnisciente.

Apôtre de la liberté d’expression aussi longtemps qu'elle n’égratigne pas son vernis brillant, les ripostes de Caroline Fourest n’ont pas été avares d’allégations mensongères et de diatribes cinglantes, prenant par-dessus la jambe la plus élémentaire rigueur intellectuelle dont elle se gargarise par ailleurs. 

Parmi les grandes manœuvres entreprises pour nous discréditer par la « serial-menteuse » percée à jour par Pascal Boniface dans son ouvrage qui a fait date « Les Intellectuels faussaires », citons entre autres :

– Le procès intenté et perdu contre notre site et contre le journaliste du Monde Xavier Ternisien, auteur de l’article « Salir un homme », dans lequel ce dernier critiquait sans détour une enquête signée Fourest, dénonçant son "manque d’enquête de terrain, les approximations qui font rire beaucoup de monde, les procès d’intention, les citations tronquées, les montages, les silences, les salissures…". Il est à noter qu’outre Oumma.com, ce texte fut publié sur d’autres sites.

Dans un jugement du 19 décembre 2006, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a relaxé les prévenus, estimant que "les propos de Xavier Ternisien ne sortent pas du champ de la critique des œuvres de l’esprit et de l’expression libre d’opinions dans le cadre d’un débat d’idée ou, à tout le moins, d’une polémique entre intellectuels."

L’accusation fallacieuse proférée dans une chronique assassine, selon laquelle notre site  entretenait des « affinités » avec l’ambassade des Etats-Unis, en vue de saper le « modèle laïc français ». Ce délire qui était signé faisait suite aux révélations de Wikileaks.

– Enfin, son accusation d’un grotesque achevé, selon laquelle notre site aurait relayé des appels pour la priver de micro lors de la Fête de l’Humanité en septembre 2012, où elle fut conspuée et chahutée.

La « Fourestisation » des esprits ne passera pas par notre site, qui est certainement un peu trop corrosif au goût d’une essayiste se réclamant des Lumières, alors même qu’elle ne souffre pas la moindre contradiction pourtant si voltairienne… Epinglée à maintes reprises pour ses enquêtes truffées d’erreurs et d’amalgames dévastateurs, l’adversaire auto-proclamée de l’islamisme ne fait plus guère illusion qu’auprès de ses mentors, des féministes et autres Femen de ses amies, hystériquement anti-voile, et des islamophobes de tous poils qui voient des islamistes derrière chaque musulman.

Aussi, Caroline Fourest peut toujours nous traîner devant les tribunaux en espérant que les juges se feront nos censeurs intraitables, souhaitant peut-être prendre sa revanche sur son cuisant revers judiciaire de 2006, son obstination à vouloir nous combattre, en faisant trembler dans les chaumières, ne nous atteint pas, ne refroidit nullement notre enthousiasme, et surtout ne nous fera jamais dévier de notre cap.  

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