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BHL à Cannes pour présenter son film sur l’offensive en Libye

Pour sa 65ème édition, le Festival de Cannes resplendira, comme de coutume, de mille feux, selon un scénario immuable qui déroule le plus glamour des tapis rouges sous les pieds de stars qui le piétinent fièrement, entre deux œillades aux photographes et paparazzis, mais avec un petit must cette année, qui va le pimenter de cette petite touche vénéneuse si terriblement française : la venue en fanfare de BHL, sélectionné "hors compétition" pour présenter son film "Le serment de Tobrouk", retraçant son bellicisme en Libye.

La Croisette se remettra-t-elle d’un mélange des genres aussi audacieux, et d’une telle complaisance envers le réalisateur d’un des plus gros navets de tous les temps : "Le Jour et la Nuit", éreinté par la critique et fui par le public en 1997 ? Les plus célèbres marches du monde ne marchent-elles pas sur la tête en acceptant d’être gravies par un magnat des affaires, qui joue les philosophes de salon, les petits télégraphistes d’Israël, et plus grave encore, les va-t-en-guerre en Libye, auteur du fumeux concept de "la guerre humanitaire"?

Alors que ses innombrables bourdes, fiascos, mensonges ont été déballés sur la place publique, que sa duplicité a été démasquée depuis longtemps, le redoutable faiseur de rois, "Botuliste" et touche-à-tout, à l’éternelle chemise blanche, de plus en plus débraillée au fil des ans, s’impose partout, même à Cannes. Une calamiteuse guest-star pour un bien mauvais synopsis, la cuvée 2012 du festival de Cannes laisse déjà un goût amer.

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