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Ben Ali aurait-il assassiné son frère aîné en 1996 ?

Dans la famille Ben Ali, on demande le frère au passé trouble, Moncef Ben Ali, ou plutôt sa dépouille aujourd’hui exhumée pour subir une autopsie à l’hôpital Charles Nicole, selon le souhait de son fils Sofiane, lui-même marchant sur les traces crapuleuses de son père qui l’ont conduit derrière les barreaux pour son implication dans diverses affaires.

Une question taraude tous les esprits, et notamment Sofiane Ben Ali : son oncle, l’autocrate déchu de Carthage, et réfugié piteusement en Arabie Saoudite, serait-il l’instigateur de la mort mystérieuse de son frère aîné, survenue le 15 mai 1996, dans un appartement de Tunis ?

Dans cette saga familiale, où l’avidité du pouvoir le disputait à la vénalité criminelle, y aurait-il eu fratricide pour couronner le tout ? Il faut dire que le personnage de Moncef Ben Ali qui trempait dans de multiples trafics, dont celui de « la couscous connection », sur fond de transfert d’argent provenant d’un trafic international d’héroïne et de cocaïne,  et pour lequel il fut condamné par contumace, en 1992,  à dix ans de prison, assortis de  l'interdiction définitive d'accès au territoire français par le tribunal correctionnel de Paris, ne contribuait pas à redorer le blason tunisien. 

Seize ans plus tard, et alors que la voie judiciaire est libre pour relancer des investigations, Sofiane Ben Ali a été entendu la semaine dernière par le juge d’instruction,  dans le cadre de l’instruction menée par le tribunal de première instance de Tunis, qui souhaite éclaircir les circonstances suspectes de la disparition d’un des membres, manifestement encombrant, du clan Ben Ali.

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