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Beauvais : l’auteur du tag islamophobe sur la mosquée Hamza condamné à un an de prison

Son acte de profanation nocturne, le 25 décembre dernier, avait assombri la veillée de Noël à Beauvais, dans l’Oise, et plongé dans la consternation la communauté musulmane locale.

Il n’en était pas à son coup d’essai, le vandale islamophobe de l’ombre, qui avait inscrit « singe » en rouge sur le mur de la mosquée Hamza, ainsi que sur la devanture d’un magasin de la ville, n’a pas échappé, cette fois-ci, à la justice. 

Trahi par la trace de son empreinte qui a été découverte sur le courrier menaçant qu’il avait adressé à la mosquée de Beauvais, l’auteur des tags racistes et notoirement anti-musulmans, qui sévissait depuis un certain temps déjà dans la région, a été enfin mis hors d’état de nuire.  

Reconnu coupable de « provocation publique à la discrimination et de menaces de crime contre les personnes commis en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion, et de dégradation de biens publics », ce sombre individu a été condamné à un an de prison, dont six mois ferme, par le tribunal de Beauvais, vendredi 21 juin. Il écope également d’une interdiction de paraître à la mosquée Hamza et de détenir une arme, ainsi que d’une obligation de suivre des soins psychologiques.

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Franck Pia, maire de Beauvais

« J’avais déjà réagi à l’époque à ces tags immondes et inadmissibles, c’est bien que la justice soit passée par là. C’est une condamnation méritée », a déclaré, visiblement soulagé, Franck Pia, le maire UDI de Beauvais.

Le premier magistrat de la cité n’a, en effet, pas caché l’immense apaisement que lui procure le dénouement judiciaire de cette sale affaire, puisqu’au moment de commettre ses méfaits, le prévenu purgeait une peine précédente en effectuant des travaux d’intérêts généraux (TIG) au sein de sa propre municipalité. « Les TIG sont une manière de donner une seconde chance aux personnes condamnées, de leur permettre de se réinsérer. Ces actes, je les vis comme une trahison »,  s’est insurgé l’édile.

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