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Australie : l’imam de la paix appelle à respecter les ex-musulmans, car il « croit en l’humanité avant la religion »

Surnommé « l’imam de la paix » dans la lointaine Australie, Mohammad Tawhidi ne veut surtout pas s’ériger en grand Inquisiteur de l’islam, condamnant au bûcher les hérétiques ou les apostats, et préfère de loin aux procès en sorcellerie l’acceptation de l’autre dans ses différences, ses questionnements, ses errances, voire même son inclination pour une autre religion.
Briseur de tabous et de mythes dans l’âme, ce prédicateur australien d’origine irakienne s’était déjà illustré sur les réseaux sociaux en démystifiant la légende des « 72 vierges », à qui il reproche d’avoir contribué à asseoir la suprématie masculine à travers les âges, pour mieux prôner l’égalité hommes-femmes gravée dans le marbre du Coran.
En phase avec son temps, l’hyperconnecté et très accessible Mohammad Tawhidi a récemment tenu à partager ses échanges avec un ex-musulman (voir ci-dessous), à travers lesquels la volonté de nouer le fil du dialogue, aussi ténu soit-il parfois, l’emporte toujours sur la tentation de jeter l’anathème.
« Nous ne devrions jamais détester les gens pour ce qu’ils pensent. J’accueille des personnes de tous les milieux et de toutes les religions, parce que je crois en l’humanité avant la religion », répète-t-il inlassablement, même s’il est le premier à se désoler qu’un musulman puisse se détourner de l’islam. Mais jamais Mohammad Tawhidi ne clouera au pilori une brebis égarée, privilégiant une écoute attentive et bienveillante dans tous les cas, ainsi que la préconisation de conseils avisés.
« Je les entends et je m’efforce de les conseiller au mieux sur la manière de gérer la pression au sein notamment de familles conservatrices, voire versant dans une certaine forme d’extrémisme. Je les aide financièrement quand cela est possible, et je me suis même déplacé au Moyen-Orient pour faire office de médiateur dans des familles où un mur d’incompréhension et d’incommunicabilité s’était dressé », a-t-il confié.
Pas question de condamner au bannissement éternel ou, pire encore, de dresser l’échafaud pour ceux qui font le choix de s’éloigner ou de rejeter la religion musulmane, l’imam de la paix appelle à ne pas s’enfoncer dans les ténèbres de l’obscurantisme et prêche avec ferveur le respect de la liberté de conscience.
« Je ne crois pas aux lois d’apostasie qui prononcent des sentences de mort contre les ex-musulmans. Je crois, au contraire, au droit à la vie de tout le monde et je respecte les opinions de chacun. Nous n’avons pas à haïr et encore moins à tuer les apostats », a-t-il clamé haut et fort.
Un extrait de sa récente conversation, non dénuée d’humour, avec un ex-musulman sur Twitter :

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