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Australie : la première promotion universitaire des études islamiques a fait date

A l’heure d’une remise des diplômes, solennelle et chaleureuse à la fois, sanctionnant quatre années d’un cursus inédit et de haut niveau, les sourires illuminaient les visages, de 7 à 77 ans ou presque, de la première promotion des études islamiques de l’Université de Charles Sturt, riche de sa diversité et fière de sa réussite.

Novatrice à bien des égards, cette formation australienne unique en son genre, conçue et mise en place par le Centre pour les études islamiques et de la civilisation (CISAC), en collaboration étroite avec le département des Sciences islamiques et de l'Académie de recherche (ISRA), se veut résolument transgénérationnelle, l’âge des étudiants s'échelonnant entre 25 ans et celui de la grande maturité, en l’occurrence 83 ans, mais aussi hétéroclite sur le plan des antécédents professionnels, et enfin métissée, favorisant un remarquable brassage de cultures et d’origines, notamment libanaises, pakistanaises, turques, afghanes, anglo-celtiques et égyptiennes, qui fut une source intarissable d’échanges et d’enseignements.

Issus de tous les horizons, de la finance, du droit, de l’éducation, du monde des affaires, les heureux titulaires de la première maîtrise délivrée par l’université Charles Sturt ont laissé explosé leur joie, animés de l’immense satisfaction d’avoir parachevé leur cursus par un diplôme valorisant et plein de valeurs, sous les éloges du Chancelier de l’Université, Laurent Willet, et les encouragements du directeur de la CISAC, le professeur Mehmet Ozalp, celui-ci voyant là une première étape essentielle vers l’instauration d'un enseignement supérieur de qualité dédié à l'islam.

"Vous disposez maintenant d’atouts précieux, grâce à ces années d’études, pour contribuer à faire de l'Australie un endroit meilleur", a déclaré Laurent Willet, tandis que Mehmet Ozalp se félicitait d’un succès aux formidables retombées : "C'est une grande réussite non seulement pour les diplômés, mais pour toute l'équipe de la CISAC et la CSU" a-t-il souligné, renchérissant: "Nous ne pourrions être plus fiers d’avoir franchi avec succès cette première grande étape, car elle a établi des bases solides de nature à favoriser l'étude de l'Islam dans les universités australiennes, en vue de répondre aux besoins croissants des citoyens musulmans de cette grande nation".

Le mot de la fin revient au patriarche sémillant de la promotion, dont l’éternelle jeunesse et l’assiduité ont forcé l’admiration de tous : "Par Dieu, tout au long de ces mois d’études, organisés par les frères et sœurs de l'ISRA, je pense que le Très-Haut voulait que je me surpasse et a veillé sur moi pour que j’aille au bout", a confié l’élève le plus respecté de la classe, et l’un des plus brillants de surcroît, Cheikh Sayed Kandil, qui, outre son érudition et sa persévérance exemplaires, a fait la preuve que le sens de l’humour ne subissait pas l’érosion du temps : "J'ai été salué pour être le plus jeune étudiant à 83 ans, que Dieu vous récompense tous", a-t-il lancé, visiblement très amusé par son effet et ce beau compliment. 

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