La FIDH appelle la communauté internationale à agir contre le génocide en cours en Palestine, soulignant la complicité des États soutenant Israël.
Pourquoi lire cet article :
- Comprendre l'appel urgent de la FIDH pour un cessez-le-feu en Palestine.
- Découvrir les implications des actions israéliennes sur les droits humains des Palestiniens.
Depuis les attaques et les prises d’otages du 7 octobre 2023 commises par le Hamas et par d’autres groupes armés, dénoncées aussitôt par la FIDH et qualifiées de crimes de guerre, la campagne de représailles israélienne a violé le droit international. Plus de 16 000 civil·es ont été tué·es à Gaza, dont 70% de femmes et d’enfants. La grande majorité des 2,3 millions d’habitants de la bande de Gaza a été déplacée.
Des attaques qui correspondent à la qualification de la convention sur le génocide de 1948, qui le définit ainsi : “des actes commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux”, notamment en “tuant des membres du groupe” et en “soumettant délibérément le groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle”. Pour que le crime soit qualifié comme tel, il doit remplir deux conditions constitutives : Une action caractérisant le crime et l’intention de réaliser ce crime.
L’armée israélienne a pris pour cible des journalistes, du personnel médical, des ambulances, des écoles, des lieux de culte, des universités, des abris et des hôpitaux. Plus de 60 % des habitations de Gaza ont été détruites, et les infrastructures d’eau, d’électricité, de télécommunications et d’énergie ont été gravement endommagées, rendant les conditions de vie quasi impossibles pour les palestinien·nes. À Gaza, le blocus, la famine programmée, les déplacements de masse forcés et répétés, le meurtre et la mutilation de dizaines de milliers de civil⋅es sont aujourd’hui une réalité.
Le président, les ministres, les généraux militaires et les porte-parole d’Israël ont utilisé les termes les plus explicites. Ils ont évoqué leur vélleités de transformer “Gaza en île déserte”, tout en déshumanisant les palestinien·nes en affirmant “combattre des animaux humains” ou encore en affirmant mettre la priorité “sur les dégâts et non sur la précision” de leurs frappes. Ainsi, non seulement l’armée israélienne a commis les actions, mais les dirigeants israéliens ont expressément et publiquement indiqué qu’ils avaient l’intention spécifique de détruire le groupe.
Dès le 13 octobre, la FIDH a tiré la sonnette d’alarme sur les crimes israéliens en affirmant qu’ils pouvaient refléter une intention génocidaire à l’encontre des palestinien·nes. Le 19 octobre et le 2 novembre, des expert⋅es de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ont également mis en garde contre le risque de génocide. A la mi-novembre, des organisations membres de la FIDH comme Al-Haq, basée en Cisjordanie, et le Center for Constitutional Rights (CCR) aux Etats-Unis ont déposé une plainte contre le Président des Etats-Unis et contre d’autres responsables américain·nes, incapables de prévenir le génocide en cours. Une passivité qui les rend complices.
« Ce génocide en cours menace l’ensemble du peuple palestinien. Aujourd’hui, Gaza est au centre de l’attention. Mais en Cisjordanie, des dizaines de communautés ont été déplacées de force et d’autres sont menacées du même sort. En Cisjordanie, des palestinien·nes sont tué·es presque quotidiennement. Ils sont réduit·es au silence et arrêté·es des deux côtés de la ligne verte. Le système d’apartheid colonial d’Israël envoie un message aussi clair que permanent : si le régime d’apartheid n’est pas démantelé et les crimes restent impunis, il n’y a pas d’avenir pour le peuple palestinien, où que ce soit sur sa terre », déclare Diana Alzeer, vice-présidente de la FIDH et représentante d’Al-Haq.
Retrouvez la résolution ici et ci-dessous :



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