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Angleterre : Une bombe explose près de la mosquée de la ville de Walsall

Londres, Gloucester, Braintree, Gillingham, les noms de localités anglaises s’égrènent dramatiquement dans la presse, au fur et à mesure que des incendies criminels, signés des pyromanes de l’extrême droite de Sa gracieuse Majesté, embrasent les mosquées locales sous les yeux impuissants et terrorisés des fidèles musulmans des comtés concernés, et du pays tout entier.

Depuis le fait divers de Woolwich qui a horrifié la Grande-Bretagne, l’escalade de représailles islamophobes frappe partout et sans répit, avec une intention de nuire terrifiante, la ville de Walsall, au nord de Birmingham, ayant été tirée brutalement du sommeil, dans la nuit de samedi, par la déflagration d’une bombe artisanale qui a explosé près de la mosquée Aisha. Une mosquée parfaitement intégrée dans le paysage urbain depuis plus de quarante ans, et qui est notamment appréciée pour ses journées portes ouvertes organisées très régulièrement.

150 personnes, vivant à proximité du lieu de culte, ont été immédiatement évacuées, alors que la police des West Midllands appelait en renfort des experts de la lutte contre le terrorisme, signe de la gravité de l’attaque éminemment raciste, qui fort heureusement, n’a fait aucune victime.

Pour l'assistante en chef de la police, Sharon Rowe, la piste du crime haineux est privilégiée : "Nous prenons cette attaque contre la mosquée très au sérieux, et une grande enquête est en cours", a-t-elle déclaré, avant de préciser : "À cette fin, j'ai demandé l’appui de toute les forces de police des Midlands, y compris de l’Unité de lutte contre le terrorisme de l’Ouest. Les enquêteurs spécialisés sont à pied d’œuvre, et à ce stade, nous estimons qu’il s’agit d’un crime haineux, en d’autres termes un crime commis à l'encontre d'une personne ou d'un bien, et motivé par la haine du contrevenant en raison du sexe, de la race, de la religion, du handicap ou de l'orientation sexuelle de sa cible". En l’occurrence, la qualification de l’agression viscéralement anti-musulmans s’impose d’elle-même…

Le porte-parole de la mosquée, Zia Ul-Haq, a relaté le déroulement d'un samedi pas comme les autres, qui, rétrospectivement, doit donner des sueurs froides au fidèle qui fut en première ligne en découvrant le colis suspect, mais aussi à son épouse et à l’imam qui ont tous manipulé un étrange paquet sans savoir ce qu’il contenait : "Le colis a été repéré vers midi par un de nos fidèles le long du mur d’enceinte de notre mosquée, qui l’a jugé suspect et l’a ramené chez lui, mais sans imaginer qu’il s’agissait d’une bombe. En concertation avec son épouse, celui-ci l’a rapporté à la mosquée dans l’après-midi pour le montrer à l’imam, mais en l’absence des responsables du lieu de culte, il l’emmena de nouveau chez lui. Ce n’est que le soir venu, que ce dernier a pu le remettre à l’imam, lequel, en accord avec d’autres membres de la mosquée, a appelé la police après avoir détecté une batterie, et ce juste avant que le paquet n’explose à proximité de la mosquée, mais là où ses dégâts ont été minimes", expliqua-t-il.

La gratitude de Zia Ul-Haq envers la promptitude à agir des forces de l’ordre et le soutien du conseil municipal est infinie, se réjouissant, après l'avoir échappé belle, que cette nouvelle agression inqualifiable ait provoqué une vraie prise de conscience sur la dangerosité de l’extrême droite anglaise et sur une fureur islamophobe qui est tout sauf le fruit de l’imagination des musulmans.

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