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Anders Breivik, le terroriste islamophobe norvégien, autorisé à étudier les sciences politiques en prison

Mais que fait donc la Norvège, est-on fondé à s’interroger, à l’heure où l’on apprend que le  terroriste néo-nazi Anders Breivik, ce monstre de sang froid qui a crânement revendiqué sa croisade contre l’islam pour justifier l’horreur du massacre de masse commis à Oslo et Utoya en juillet 2011, a reçu le feu vert officiel afin d’entamer, depuis le fin fond de sa prison de Skien, un cursus de science politique ?

Cette autorisation qui laisse pour le moins pantois et dont on peine à croire qu’elle est motivée par le désir de préparer la réinsertion sociale de l’un des criminels les plus redoutables et fanatisés que l’Europe ait connus, ininsérable par définition et à maintenir hors d’état de nuire à tout prix, a pourtant bel et bien été accordée par l’université d’Oslo à celui qui a ensanglanté son centre urbain, sous les yeux terrifiés de toute une nation et des pays voisins.

Sur le plan strictement légal et aussi abominable qu’ait été sa fureur meurtrière, Breivik, le tueur calculateur et sans pitié, bénéficie, comme tous les autres détenus, du droit d’étudier en prison. Condamné à 21 ans d’emprisonnement, ce dernier semble vouloir combler ses lacunes de jeunesse, et après avoir occupé ces derniers mois à se remettre à niveau, il va pouvoir désormais se passionner pour la discipline de son choix, en l’occurrence les sciences politiques. De quoi choquer profondément dans les chaumières et raviver l’intensité de la douleur des familles endeuillées.

A l’approche de la commémoration de cette tragédie absolue, la nouvelle a plongé les parents et proches des victimes dans une stupeur mêlée d’effroi.  “Qu’il lise des romans ou des livres de science politique n’a pour nous pas d’importance du moment qu’il reste derrière les barreaux”, a clamé Lisbeth Kristine Røyneland, présidente du groupe de soutien aux familles des victimes, en trahissant l’angoisse qui grandit  à l’idée que Breivik puisse un jour se retrouver à l’air libre et mettre à profit les connaissances acquises. Une idée certes impensable, quoique…

Alors que l’émoi est à son comble, Dag Harald Claes, professeur de science politique, a affirmé de manière catégorique que Breivik ne pourra pas sortir de prison pour étudier et qu’il n’aura de contact avec l’université que via un intermédiaire. Quant à l’obtention du diplôme qui requiert d’assister à des séminaires dans 5 des 9 matières obligatoires de son cursus, l’éminent chercheur s’est fait, en l’occurrence, nettement moins rassurant, laissant entrevoir une perspective qui fait froid dans le dos  : “Il ne pourra passer ces matières que lorsque son régime de détention sera allégé ou s’il est éventuellement remis en liberté un jour”, a-t-il précisé.

Ajoutant à la consternation générale, les éminences grises du gouvernement norvégien n’ont rien trouvé de mieux pour rendre hommage à la mémoire des 77 victimes innocentes tombées sous les rafales de balles tirées par un extrémiste assoiffé de vengeance que de lui consacrer une exposition entière, en mettant en valeur les objets qui lui étaient familiers.

Quelle mouche a donc piqué la Norvège, quatre ans après l’effroyable carnage dont elle garde encore les stigmates et que viennent lui rappeler avec une rare indécence les saluts nazis, apologie du fascisme, effectués sans sourciller par Breivik ?

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