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Amnesty International : la dissolution d’Urgence Palestine serait un signal alarmant pour les défenseurs des droits, en plein génocide à Gaza

Dans un communiqué publié le 12  mai , Amnesty International dénonce fermement la procédure de dissolution visant le collectif Urgence Palestine, engagée fin avril par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Cette décision, attendue dès demain, survient en plein génocide à Gaza et constitue, selon l’ONG, un grave précédent pour les libertés fondamentales en France.

Pour Amnesty International, cette procédure est un signal « très grave » envoyé à tous ceux qui, en France, veulent manifester pacifiquement leur solidarité avec les civils palestiniens. « Le ministre de l’Intérieur prétend viser l’islamisme, mais ce sont les droits fondamentaux de tous les Français qu’il fragilise », alerte Anne Savinel-Barras, présidente d’Amnesty France.

L’ONG dénonce des restrictions « disproportionnées » : interdictions de manifester, arrestations arbitraires, drapeaux confisqués, slogans censurés. La dissolution d’un collectif militant, en plein massacre à Gaza, ne ferait que renforcer la marginalisation de celles et ceux qui osent dénoncer les crimes commis. Protégée par les textes internationaux que la France a ratifiés, la liberté d’association ne peut être restreinte que dans des cas exceptionnels. Or, la loi française actuelle permet des dissolutions sur des bases floues, sans contrôle judiciaire préalable – un dispositif contraire aux normes internationales.

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Amnesty International alerte sur une stratégie plus large de criminalisation des mouvements sociaux et antiracistes. Après la dissolution du CCIF en 2020 et les menaces contre d’autres collectifs comme la Jeune Garde Antifasciste, le gouvernement semble vouloir museler toute forme de contestation organisée, en particulier lorsqu’elle touche à la question palestinienne. « Cette dérive autoritaire fragilise le tissu démocratique et envoie un message glaçant aux associations de défense des droits humains », souligne l’organisation.

L’ONG rappelle également que défendre les droits des Palestiniens n’est ni un délit, ni un danger pour l’ordre public, mais un engagement légitime et nécessaire. « Alors que le droit international humanitaire est bafoué chaque jour à Gaza, exiger justice et solidarité devrait être encouragé, non réprimé. Dissoudre Urgence Palestine, c’est tenter d’étouffer une indignation que rien ne saurait faire taire », conclut Amnesty. Au lieu de bâillonner les militants, Amnesty appelle le gouvernement à respecter ses engagements internationaux, à défendre les droits humains, et à concentrer ses efforts sur la fin des violences à Gaza.

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