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Abus sexuels, inceste: brisons le silence!

 

C’est un.sujet sensible mais inévitable qui est traité aujourd’hui dans ” les psy causent” présentée par les psychologues Myriam Amrani et Nassima Mestari qui exercent au cabinet Apsypas. Véritable gangrène de société, la communauté musulmane n’est pas épargnée. Parole aux victimes qui sont trop souvent doublement punies: par leur souffrance et par ce silence qu’elles doivent porter seules.

18 commentaires

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  1. ( on peut se demander si les thérapeutes qui parlent ici ont fait un travail de déconstruction de leurs propres représentations, car afficher ses convictions et son système de valeurs – qu’on a préféré à d’autres – et ce dans le cadre d’une relation thérapeutique, ce n’est pas du tout neutre.
    Je me demande par exemple si une femme prostituée serait à l’aise pour se dire, et si ces deux psychologues seraient à même de l’entendre, de la comprendre, sans une once de jugement moral )

    • 100% d’accord avec vous.
      Sauf que les temps changent.
      Le “complément” de l’homme, issu de la côte d’Adam, est devenu légal(e) de l’homme, et souvent, son supérieur (à école, par exemple).
      Et si on raisonnait autrement?
      Par exemple, s’agissant des femmes, en assumant l’égalité.
      Mais c’est elles qui voient.

    • Comme c’est curieux! Vous faites exactement ce que vous soupçonnez chez ces pays. Vous avez déjà un jugement sur le comportement qu’aurait ces 2 femmes VOILÉES vis-à-vis d’une prostituée dont elles jugeraient la mortalité. Jusqu’à preuve du contraire, il s’agit de deux professionnelles exerçant leur métier. Qu’elles le fassent avec un VOILE ou sans le voile ne change rien à la donne si ce n’est pour quelques esprits constipés. Le jugement sur la morale ne se fera pas par le VOILE….
      Bon sang que c’est lassant de lire ces pitres parlant de la liberté de la femme tout en lui enjoignant la manière dont il lui serait convenable d’être libre.

      • Pour ma part, je ne remets pas en cause leur compétence : je pose une question qui peut vraiment se poser d’un point de vue de déontologie, et que ces deux professionnelles se sont immanquablement posée. Il n’est pas interdit de réfléchir.

        J’avais d’ailleurs fait ce type de réflexion à une médecin généraliste dont le cabinet était plein de crucifix : ce qui posait là aussi question quant à son positionnement et au bien-être de patientes qui se seraient posé la question d’une I.V.G (par exemple). Elle avait éludé… Le fait est que manifester des références qui relèvent de la conviction intime dans un cadre thérapeutique (ou médical) où l’on est supposé s’effacer et être l’accoucheur des autres pose question.

        Le Congrès scientifique de l’Encéphale, qui se déroule à Paris et auquel j’assiste parfois, accueille beaucoup de praticiens psychiatres venus du Maghreb. J’ai assisté à des échanges entre praticiens parfois surréalistes, tel psychiatre, pour éclairer son analyse, commençant son propos par : “En tant que musulman” ; tels autres débattant de la position de l’O.M.S au sujet de l’homosexualité, et énonçant comme une information de dernière minute que l’homosexualité ne serait finalement plus reconnue comme une maladie mentale.

        Il est évident que les représentations et les cadres de pensée qui sont les nôtres influent sur nos analyses et que le thérapeute a un travail à faire pour que ses convictions et ses références ne deviennent pas des biais orientés et orientants.

        • (Le psychiatre intervenant dont je parlais disait même, sans soulever aucune bronca : “En tant que musulmans NOUS….” – devons analyser les choses ainsi … Et nous étions à Paris, dans un colloque scientifique !)

          (Quant-aux propos pathologisants alors tenus sur l’homosexualité, ils m’avaient serré le coeur : j’ai pensé à la solitude d’hommes et de femmes homosexuels dans certains pays à qui il est impossible de trouver un interlocuteur bienveillant, non-surplombant, non pathologisant (dans l’implicite ou l’explicite), et ce, même dans le cabinet de professionnels de santé !)

      • Sinon, évidemment, voile et talent professionnel sont sans rapport (et j’ai envisagé le cas d’une réceptivité positive du voile par des patientes : car bien évidemment rien n’est neutre dans les signes émis par le thérapeute, il y a toute une littérature à ce sujet)

        Il y a vraisemblablement des psys moyens tout en cheveux ^^

  2. (Par ailleurs, des thérapeutes qui affichent par leur voile un certain cadre de pensée et de référence dans leur analyse des rapports hommes-femmes, cela pose un peu question pour l’accompagnement qu’elles fournissent et pour leur positionnement dans la relation thérapeutique.

    L’influence de ce signe signifiant sur la parole des femmes accompagnées pourrait faire l’objet d’une analyse – peut-être rassure-t-il des femmes défiantes à l’égard des psys ; peut-être cette “respectabilité” du voile confère-t-elle une autorité bienfaisante aux propos des thérapeutes lorsqu’elles condamnent les abus sexuels…peut-être aussi certaines femmes se censurent-elles face à ce voile de respectabilité, et craignent-elles un jugement islamique …)

    • Vous ferez un beau sujet d’analyse pour ces psychologues. Elles seraient certainement plus aptes à pouvoir voir au-delà de votre tenue… La cécité intellectuelle devrait être considérée comme une maladie chronique conférant à la personne qui en souffre un traitement de “décétisation” payé par la Sécu un peu comme la magie des 50 mesures dont on nous parle dernièrement.

  3. Briser le silence sur ces questions implique une profonde révolution : dans les familles, les pères, les frères, les cousins sont souvent inattaquables, et protégés. Et c’est la victime qui parle qui sera maltraitée, violentée, menacée, mise au ban, traitée de menteuse. Et par ailleurs, est-il bien établi pour tous qu’il peut y avoir viol dans le cadre du mariage ?

    Que dire des viols commis hors de la famille ? Dans une culture qui considère la sexualité hors-mariage des femmes comme une faute, le viol leur est souvent renvoyé comme leur faute et leur dégradation (surtout s’il survient dans le cadre d’un lien avec un homme, qu’on leur reprochera).

    Les plaignantes de l’affaire T.R essuient les pires (et habituelles) injures parce que l’accusé est puissant …

    D’une certaine façon, la lutte contre les abus sur des enfants fait consensus (qui oserait aller contre publiquement ?), alors que la lutte contre les viols commis sur des femmes adultes rencontre des résistances, parce que ça questionne trop la domination masculine, c’est-à dire le droit que s’arrogent les hommes et les interdits faits aux femmes.

    ( certains passages du Coran n’aidant pas non plus : la femme qui se refuse au mari maudite par les anges ; les 4 témoins à produire pour prouver un viol, sous peine d’être victime d’un châtiment ; l’épouse à laquelle on va comme au labour… : cela infuse malheureusement. J’ai entendu quelques épouses justifier ainsi des viols conjugaux qui pourtant les faisait souffrir)

    Il faut de la prévention, de l’éducation, sur la base du droit !

    Quand les femmes cesseront d’êtres culpabilisées, de leurs corps, de leurs comportements, de leurs libertés, on aura déjà fait un petit pas pour la déculpabilisation des femmes victimes d’agressions.

  4. Il semble que tu n’ai pas souffert du défaut commun à tous les hommes.
    Tu devrais aller dormir. Cela t’apaiserai et nous ferai des vacances.

    Cordialement.

  5. Bravo rien que pour parler de ce sujet important et tabou. La honte et les pressions doivent changer de camp. Les responsables religieux doivent ègalement prendre leur responsabiltè . Les victimes doivent passer au premier rang.

  6. Abus sexuels, inceste.
    Le sexe pose problème dans la nation humaine, nation intelligente.
    Dans le monde animale, le sexe est relatif à une saison, une période pour assurer la continuité de l’espèce.
    Pour une fois, il faut reconnaître que l’intelligence est un défaut , l’animal n’est pas doté d’une intelligence et c’est pour cela qu’il nous est supérieur en moral.

    • A mon avis, le sexe n’est pas le problème, même à vous lire c’est qui ressort implicitement. Pourquoi? Reprenons votre exemple sur l’espèce animale, les animaux laissent court à leur programmation sexuelle, programme divin et parfait d’où tout se passe bien. On ne peut parler ici d’intelligence, mais d’instinct naturel parfait.
      Depuis la révolution industrielle et sexuelle de nos sociétés dites modernes, l’être humain vit à contre courant de son programme naturel, alors les conséquences actuelles sont: frustrations, dépression, manque d’estime de soit, abus sexuels etc.
      Allez dans les sociétés contemporaine restées traditionnelles ou primitive comme au Guatemala par exemple, ils ne connaissent pas nos problèmes. Parce qu’ils suivent un ordre naturel divin parfait.

      • ….Un ordre divin? (ou parfait?)
        Disons juste un ordre naturel, adapté à une société de chasseurs cueilleurs qui vivaient au final comme des animaux. Autrement dit: Sans morale ajoutée.
        Votre “divin” est juste venu justifier une morale différente de la morale naturelle, basée sur la segmentation des classes sociales. Ce nouveau système était nécessaire, car voué à stabiliser des sociétés iniques, mais plus productives.
        Bref, la morale religieuse exprime la nécessité du mal… Et son utilité.
        Ok. On s’en fout.

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