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L’ambassadeur israélien pris en flagrant délit de propagande par un journaliste qui lui rappelle les faits

Joshua Zarka, ambassadeur d’Israël en France, multiplie les apparitions médiatiques où il déverse, sans réelle contradiction, la propagande officielle d’un État en plein crime de masse à Gaza. Mais cette fois, sur France Inter, le ton a changé. Face au  journaliste Simon Le Baron qui connaît ses dossiers, l’ambassadeur a perdu pied. D’ordinaire, il trouve face à lui des journalistes dociles, trop heureux de tendre le micro sans poser de questions. Mais cette fois, sur France Inter, le scénario a dérapé.

Quand on écoute ces génocidaires en costume-cravate, Israël serait une démocratie exemplaire, généreuse, profondément humaine, qui tendrait inlassablement la main pour la paix. Un paradis que les Palestiniens refuseraient obstinément, préférant — selon cette fable obscène — la guerre, la misère, la mort. Selon cette même rhétorique, Gaza se serait autodétruite, les 100 000 morts seraient morts tout seuls, et les enfants affamés ne devraient leur sort qu’à leurs propres dirigeants.

Mais face à un journaliste bien informé, Zarka a vite perdu son sang-froid. Lorsqu’il a tenté de recycler le vieux mensonge des « quatre offres d’un État palestinien généreusement refusées », on lui a opposé les faits : le rejet constant de la solution à deux États par Netanyahou, les appels à l’expulsion des Palestiniens par des ministres israéliens, le vote récent de la Knesset pour l’annexion totale de la Cisjordanie. Pris en flagrant délit de falsification historique, l’ambassadeur s’est retranché derrière l’agressivité, coupant la parole, répétant mécaniquement ses éléments de langage. Ce moment rare dans les médias français souligne à quel point la moindre contradiction déstabilise ceux qui défendent l’indéfendable, surtout quand les faits sont là, têtus.

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