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2 000 prisonniers palestiniens entament leur deuxième semaine de grève de la faim illimitée

Ultime recours pour faire éclater au grand jour l’arbitraire de leur détention, la grève de la faim est l’arme des sans armes poussés au désespoir, en l’occurrence celle des prisonniers palestiniens qui ont cessé de s’alimenter depuis deux semaines. Lundi, ils étaient 2 000 sur près de  4 700 détenus à l’observer, animés d’une détermination inébranlable.

Selon Issa Qaraqaë, le ministre palestinien des Prisonniers, cette nouvelle protestation collective non violente, qui lutte pour faire valoir des droits fondamentaux piétinés par Israël, aurait favorisé des “contacts entre l’Autorité palestinienne et Israël, ainsi que des pays arabes et de l’Union européenne avec Israël, pour trouver un moyen d’arrêter la grève de la faim”, avant de poursuivre sur une note plus dubitative : “Mais jusqu’à présent, nous n’avons pas de réponse”.

Deux cas très critiques inquiètent l’ONG Médecins pour les droits de l’Homme-Israël (PHR-Israël), ce sont ceux  de Bilal Diab et Thaër Halahla, en grève de la faim depuis 62 jours, au péril de leur vie,  l’ONG exigeant «leur transfert immédiat dans un hôpital civil». Parallèlement à cette demande urgente, l’organisation accuse sans détour l’administration pénitentiaire “d’empêcher les grévistes de la faim en détention administrative d’avoir accès à un traitement médical, afin de briser leur protestation non violente”.

On apprend également que la figure charismatique de l’Intifada, Marwan Barghouti, le député palestinien kidnappé à Ramallah en 2002 par les Israéliens, élu au comité central du Fatah en 2009, et qui fut condamné à cinq peines de prison à perpétuité (rien de moins !), mènerait des tractations entre l’administration pénitentiaire et les détenus, avec Karim Younès, qui détient le triste record de la plus longue détention, selon des sources palestiniennes.

Ci-dessous une vidéo de la Journée du 17 avril dédiée aux prisonniers palestiniens, dont les revendications, sans cesse clamées, continuent d’être bafouées au mépris de toutes les règles internationales : l’abolition de l’isolement carcéral et de la détention administrative sans inculpation, ni jugement, une spécificité de l’Etat Hébreu héritée d’une disposition très controversée du mandat britannique sur la Palestine.

Lors d’un rassemblement de solidarité avec les prisonniers à Gaza, le chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a appelé à une mobilisation «de tous les fils des peuples arabes et musulmans» sur cette question.

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