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Neuf tombes profanées dans le carré musulman de Carros, dans les Alpes-Maritimes

Quand elle ne laisse pas sans voix, l’hémorragie des profanations des carrés musulmans sur le territoire national plonge dans une consternation qui condamne. "Odieux", "lâche", "honteux", les qualificatifs ne manquent pas pour exprimer la vive émotion qui, à chaque fois, étreint ceux qui découvrent horrifiés les tombes familiales vandalisées, souillées, comme ce fut le cas à Carros, dans les Alpes-Maritimes, dans la nuit de samedi à dimanche.

Signe des temps pestilentiels, où la parole raciste et islamophobe s’est désinhibée sous l’impulsion d’un nationalisme cocardier qui a érigé la bouc émissarisation en système de gouvernance,  neuf tombes ont été peinturlurées de croix gammées, avec l’inscription "Arabe dehor  (sans « s ») et Vive Le Pen", qui ne laissent guère de doute sur la motivation de leurs sinistres auteurs, lesquels ne sont  manifestement pas férus d'orthographe…

"C'est comme si on les avait tués une deuxième fois", a déploré Georges Messaoud, président de l'association des harkis de Carros et leurs amis, dans un entretien à la presse locale, tandis que Hamani Bouazi, président de l’association cultuelle musulmane de Carros, donnait libre cours à sa colère mêlée d'incompréhension : "C'est un désastre, une provocation de toucher un cimetière qui est une terre sacrée", a-t-il déclaré, avant d’appeler ses coreligionnaires à ne pas tomber dans le piège béant de la provocation funeste.  

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