Cela fait maintenant un an, depuis qu’il a eu le malheur (ou le courage ?) d’écrire son fameux texte intitulé « les (nouveaux) intellectuels communautaires » que Tariq Ramadan fait l’objet d’une diabolisation hors du commun. Depuis la publication de ce texte, il n’existe pratiquement aucun média national ou régional qui n’ait ajouté son petit grain de sel pour participer à la caricature du personnage.
Au cœur du malentendu qui nourrit les tensions entre l’Europe et les États-Unis d’une part, le monde musulman d’autre part, réside une commune difficulté occidentale : celle que nous éprouvons à banaliser notre relation intellectuelle et politique avec des courants, dits islamistes, trop systématiquement considérés comme des obstacles à la modernisation consensuelle du monde.
Tout a commencé par la publication sur Oumma.com, le 20 décembre 2000, de la version française d’un article publié au préalable dans le quotidien britannique « The Gardian ». L’article était intitulé « Le Coran revisité par la philologie : des manuscrits "Satanique" ? (Traduction : Courrier International) par Abul Taher du Quotidien Anglais "The Guardian" » (http://oumma.com/article.php3 ?id_article=501) Cet article comportait des affirmations graves concernant les sources du Coran, relayées par un scientifique allemand nommé Gerd Rudiger Puin (...)
Le 14 juillet 1999 sur les Champs-Elysées, face à la tribune présidentielle, le défilé militaire a débuté par un court mais fabuleux spectacle très coloré donné par le 1er Régiment de Tirailleurs accompagné de la “nouba” et de la fanfare du 1er Régiment de Spahis.
C’est le magazine L’Express qui a obtenu l’exclusivité de l’annonce et de la présentation du livre de Caroline Fourest, "Frère Tariq". La publication du livre a non seulement fait la Une mais ce ne sont pas moins de huit pages qui lui sont offertes avec une interview aux questions faussement objectives et des extraits qui sont présentés avec des annotations qui prouveraient que Caroline Fourest a bien lu et qu’il s’agit là d’un travail scrupuleux et honnête.
Dans un ouvrage récent, l’analyste politique Ignacio Ramonet, décortiquant les éléments d’une autre crise, celle de la civilisation occidentale écrit : « La crise c’est aussi l’incapacité mentale, intellectuelle, conceptuelle à mesurer la dimension de la crise. »
Il semble bien, pour ce qui nous concerne, que nous soyons tout à fait dans ce cas de figure. La présente réflexion se propose de contribuer à mesurer cette dimension, de cerner les enjeux et la problématique qui en découlent, et d’esquisser un cadre politique susceptible d’enclencher la dynamique d’une véritable sortie de crise.
La méditation du Coran et la compréhension de ses sens nécessitent inévitablement la connaissance de la langue arabe, celle que Dieu a choisi pour Se révéler à l’humanité : « C’est ainsi que nous avons révélé ce Coran en langue arabe, en y multipliant les menaces, afin de susciter chez les hommes la crainte de Dieu ou de les pousser à en méditer le sens. » (20/113)
Comprendre le Coran passe alors par la maîtrise parfaite de la langue arabe, ce qui est une entreprise difficile, car même les arabophones les plus avertis peuvent connaître des difficultés à l’appréhension du Texte coranique
[...] les principales revendications qui ont marqué ce 3éme Forum Social Européen concernaient la libération de la Palestine avec la mise en cause de l’implication des Etats-Unis auprès d’Israël, mais également le retrait immédiat et sans condition des troupes de la « coalition » du territoire Irakien où l’engagement irréfléchi et catastrophique de Georges W. Bush et ses « Faucons » a conduit le pays à la ruine et la désolation.
Les islamistes les plus radicaux du site Ansar.info accusent le Suisse Tariq Ramadan d’être un « prêcheur de la décadence », pour s’être prononcé en faveur de la démocratie. Cette attaque en règle intervient au moment où la journaliste française Caroline Fourest tente de démontrer dans son livre que Tariq Ramadan est un dangereux islamiste.
Les membres du Conseil français du culte musulman nous offrent actuellement le spectacle affligeant d’un affrontement impitoyable pour le pouvoir qui devient de plus en barbant au sens propre et figuré du terme. Le dernier épisode de cette saga « ramadanesque », est l’œuvre de Dalil Boubakeur, président dudit CFCM.
Le rapport Rufin aura surtout fait parler de lui pour ses propositions ahurissantes sur le conflit moyen-oriental, puisqu’il propose rien de moins que la criminalisation de l’antisionisme, mesure extrême que même Israël n’a pas prise. Rufin, plus sioniste que Sharon ? Il n’est pas interdit de le penser.
Ce texte est un témoignage de Noam Bahat, appelé à faire son service militaire dans l’armée israélienne, devant un tribunal le jugeant pour désertion. « Chaque fois qu¹un enfant israélien ou palestinien reçoit une balle, notre conscience aussi reçoit une balle droit au coeur. »
Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), a rendu publique jeudi 21 octobre son rapport sur l’islamophobie. Entre octobre 2003 à août 2004, le CCIF a recensé 182 actes islamophobes, dont 118 visant des individus et 64 des institutions. 28 mosquées ont été dégradées et 11 cimetières vandalisés, avec plus de 200 tombes profanées. Vous pouvez consulter dans son intégralité ce rapport indépendant.
De plus en plus jeunes, les enfants s’exhibent en vêtements de marque, quitte à débourser ou faire débourser des centaines d’euros. Les collèges et lycées se transforment en parade pour les marques. Les multinationales envahissent l’école à grand coup de kit pédagogique ou d’éducation à la consommation. C’est que les enfants et adolescents doivent apprendre très tôt à être de parfaits petits consommateurs.
Malgré sa décision de porter un bob le jour de la rentrée scolaire, Cennet Doganay a été mise « en quarantaine » dans son propre lycée à Strasbourg. Nous publions aujourd’hui un témoignage de première main d’Amanda Galpi qui relate avec précision comment Cennet Doganay, a décidé de son propre chef de se présenter le crâne rasé afin d’être admise en classe.
Nous publions la seconde partie de l’analyse de Jean-Michel Cros consacrée à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. La première partie que vous avez été nombreux à avoir lu est toujours accessible en première page du site. Vous pouvez également la consulter dans la rubrique intitulée « du même auteur... » située à la fin de cet article.
La Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) comme l’ensemble des individus et associations ayant à cœur l’établissement d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, sont indignés par la campagne de calomnies et les pressions en vue de sanctions à l’encontre de M. Alain Ménargues, directeur de l’information de RFI pour ses propos condamnant la politique raciste du gouvernement Sharon.
Deux siècles plus tard, le temps s’arrête et une prise de conscience salutaire de certains irréductibles émerge, des allergiques aux non dits et autres tabous de l’histoire se lèvent faisant remonter à la surface un passé qui ne passe pas, à la veille du triste anniversaire, celui d’un 17 octobre 1961 qui inexorablement croupit au fond de la Seine.
Chercheuse au CNRS et professeure invitée à l’université de Harvard, Jocelyne Cesari répond aux question d’oumma.com à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage l’Islam à l’épreuve de l’Occident, la Découverte, Paris 2004.
13 mai 58 à Alger, place du Gouvernement : des musulmanes montées sur un podium pour brûler leur voile. L’enjeu de cette mise en scène est de taille : il faut pour les autorités coloniales que les femmes algériennes se désolidarisent du combat des leurs. Leur exposition sert de langage : celui d’une puissance coloniale qui oeuvre pour gagner les femmes à l’émancipation et à la pérennité de la "civilisation française".
De passage à Paris, Mohamed Abu Ghali, le Palestinien et les Ben Artzi, un couple d’Israéliens racontent leur quotidien, leurs craintes et leurs espoirs. Ces propos ont été recueillis lors d’une conférence organisée par Europalestine.
Les débats très vifs auxquels donne lieu l’hypothèse de l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne me paraissent exemplaires de ce que peut-être un faux débat, un débat dont le sujet réel n’est pas celui dont on parle.
Il ne s’agit pas de sous-estimer l’enjeu que peut représenter cette adhésion et, avant même l’adhésion, la manière dont les Européens vont répondre à cette demande : les enjeux, économiques, politiques, stratégiques, culturels, sont considérables et mériteraient de longs développements.
La difficulté vient de ce que des éléments concernant objectivement le débat sont avancés en même temps que d’autres, purement irrationnels ou fantasmatiques. Essayons de les démêler, en lisant les premiers à la lumière des seconds.
Les défenseurs du célèbre intellectuel suisse Tariq Ramadan s’apprêtent à converger vers les ambassades américaines de Londres, Berne, Paris et Bruxelles, mardi 12 octobre, pour demander que la décision soudaine et inexpliquée de l’administration américaine d’interdire au Professeur Tariq Ramadan d’entrer sur le territoire américain soit rapidement ajournée et que son visa lui soit restitué.
Or donc, le Président Jacques Chirac a appelé à « l’instauration d’un moratoire de toutes les exécutions capitales, première étape vers l’abolition universelle ». Cette déclaration semble n’avoir choqué aucune agence de presse, aucun journaliste, aucun politicien, à gauche comme à droite : point d’allusion à « un double discours », point de critique vis-à-vis des contorsions intellectuelles du Président qui chercherait ainsi à éviter de condamner la peine de mort en se référant timidement à l’idée d’une « première étape ».
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