Vendredi 25 July 2014
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Après le Sommet de l’Information, Internet dort en prison

2 décembre 2005 par Vincent Geisser

[...] six citoyens tunisiens qui, il y a encore peu de temps, étaient sans histoire particulière, des « citoyens ordinaires » en quelque sorte, tous originaires de la ville de Zarzis, bourgade du Sud tunisien en face du paradis touristique de l’île de Djerba.

Plainte contre Finkielkraut

1 décembre 2005

Parce qu’il ne saurait être question de voir l’islamophobie et le racisme s’exprimer en toute impunité, Oumma s’est associé aux associations « Capjpo-EuroPalestine », « Mouvement Pluri-Ethique », « 17 octobre 1961 contre l’Oubli » et « Droits- Devant ! » pour déposer une plainte afin qu’Alain Finkielkraut réponde de ses propos racistes devant la justice.

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !

1 décembre 2005 par Akram Belkaïd

La France a eu chaud. Elle respire. Le besoin d’ordre a trouvé sa réponse sarkozyenne et la frayeur est passée. C’est bon, nous dit-on, terminé les bêtises et les discriminations. C’est promis, fini la maltraitance et le mépris des « minorités visibles » (retenez bien cette expression, elle est en train de doucement s’imposer). Marcel, il aime donc Arezki et quant à Lotfi, il aime Jean-Marie, heu... non pas Jean-Marie, mais plutôt Charles-Henri.

Des vérités qui peu à peu se révèlent

30 novembre 2005 par Tariq Ramadan

M. Finkielkraut affirmait que le soulèvement des banlieues avait un caractère ethnico-religieux (...). On sait en France qu’il n’en est rien et la plupart des observateurs et des intellectuels ont fait preuve de grande prudence quant à la façon d’aborder le problème. Il était impératif de ne pas « culturaliser » ou « confessionnaliser » la crise des banlieues : telles étaient la compréhension et l’analyse majoritaires parmi les politiciens et les journalistes français.

Les quartiers populaires français ne sont pas un « désert politique »

30 novembre 2005 par Abdellali Hajjat

Depuis quelques jours, des dynamiques politiques se déclenchent dans les banlieues populaires. A Vénissieux et à Clichy-sous-Bois, des espaces de discussion commencent à se créer sous une forme ou une autre. Les militants d’hier, dégoûtés de l’engagement politique des vingt dernières années, reviennent sur le devant de la scène locale. Malgré la diversité des contextes locaux, il semble que l’on fait le même constat : une force politique majeure peut exister dans les banlieues populaires, et elle pourrait se concrétiser lors des élections municipales de 2008.

La République flambe et ses principes avec ...

28 novembre 2005 par Esther Benbassa

Il est aujourd’hui urgent d’appeler à des assises inédites réunissant décideurs politiques et économiques, partenaires sociaux et acteurs de la société civile pour tenter de revoir un système d’intégration en panne, de cerner les demandes et les besoins, et pour cesser de n’opposer que des mots aux problèmes que posent la ghettoïsation et la non prise en considération de formes nouvelles de citoyenneté qui aujourd’hui ne veulent plus faire l’économie d’une identité d’origine revendiquée et avec laquelle on vient embrasser la francité.

L’idéologie globale de la peur ou la globalisation du syndrome israélien

27 novembre 2005

Au demeurant, l’idéologie de la peur a comme conséquence dramatique de transformer toutes les sociétés et tous leurs actrices et acteurs en victimes. Au moment même où on entretient en Occident l’idée que notre civilisation est menacée, on voit s’installer dans les sociétés majoritairement musulmanes, et même dans les communautés établies en Europe ou aux Etats-Unis, les mêmes réflexes émotifs, craintifs et victimaires : « ils » n’aiment pas l’islam et les musulmans, « ils » nous ciblent, nous discriminent et sont clairement racistes et xénophobes.

Le bureaucrate, le philosophe et l’académicienne

24 novembre 2005 par François-Charles JOURDANER

On frémit, dans le dernier article de Laurent Lévy sur oumma, à la lecture des arguments administratifs d’inspiration raciste opposés à une demande de carte de séjour par une porteuse de voile. On s’alarme, en parcourant un entretien de même tendance, accordé par un philosophe en vue, à une publication israélienne sur les récentes émeutes de banlieue. Enfin on s’inquiète qu’une académicienne, comme le philosophe, propose pour ces troubles des explications univoques, caricaturales et teintées de la même islamophobie.

La crise de l’universalisme français

23 novembre 2005 par Réda Benkirane

Depuis quelques années, les débats qui agitent la société française sur la multiplicité de ses origines culturelles et la visibilité de ses appartenances religieuses révèlent un mal-être profond et persistant. D’un point de vue anthropologique, la France postcoloniale est confrontée à une crise de sa modernisation sociale et culturelle basée sur une vision universaliste de l’homme. Comme si, à la suite de son passé colonial mais aussi de sa participation à l’aventure européenne, la société française peinait à se regarder en face et à accepter ce qu’elle est devenue.

De la peur de penser à l’imbécillité politique

22 novembre 2005 par Rudolf Bkouche

Ce qu’il y a de plus intolérable dans les déclarations de Finkielkraut à Haaretz, c’est cette phrase où il oppose le mal que la France a fait à ses parents déportés au bien que la France a fait aux Noirs. Au fond, il se comporte comme un vulgaire Dieudonné qui joue la concurrence des victimes.

A nouveau sur le « foulard » et la « République »

22 novembre 2005 par Laurent Lévy

Une résidente de Clichy-sous-Bois, de nationalité étrangère, s’est vue refuser la carte de résident « de dix ans » qu’elle sollicitait pour le motif suivant : « L’entretien réalisé à l’occasion de votre demande de titre a révélé que vous vous êtes présentée vêtue d’un voile couvrant entièrement votre cou et la racine de vos cheveux, assimilable au hidjab, signe d’appartenance à un islam fondamentaliste. En conséquence, vous ne justifiez pas d’une intégration républicaine dans la société française conformément à la réglementation en vigueur. »

La polygamie dans le salon

21 novembre 2005 par Jean-Michel Cros

C’est en ayant de tels idéaux toujours peu ou prou à l’esprit, que j’ai ouvert « Le Monde » daté du jeudi 17 novembre 2005, dans lequel, en page 3, sont rapportés les propos qu’Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuelle de l’Académie Française, aurait tenus sur la chaîne NTV : « Tout le monde s’étonne : pourquoi les enfants africains sont-ils dans la rue et pas à l’école ? Pourquoi leurs parents ne peuvent-ils pas acheter un appartement ? C’est clair : beaucoup de ces Africains, je vous le dis, sont polygames. »

Dans l’ornière du droit colonial

21 novembre 2005

À tous ceux qui, ces jours-ci, se sentent étouffer de rage et de désespoir devant la surdité ou l’animosité qu’oppose la classe politique à la demande de respect émanant des banlieues, on ne saurait trop conseiller la lecture du livre de Sidi Mohammed Barkat, Le corps d’exception, paru en septembre. À défaut de changer quoi que ce soit à la gravité de la situation, l’analyse de Barkat permet de la comprendre en profondeur - et c’est toujours ça de pris.

La crise des banlieues et la presse anglo-américaine

20 novembre 2005 par Bernard FRAU

Mon mandat de Maire d’une commune de 10000 habitants de l’Agglomération de Rouen m’a amené, sur ces questions, à devoir affronter quelques situations tendues et l’expérience m’a conduit à les aborder avec beaucoup de prudence et d’humilité. C’est avec confiance, transparence et respect de l’autre qu’il m’a fallu tenter de trouver les points de rendez-vous acceptables pour tous entre les espoirs des uns et la réalité des moyens de la commune dont j’avais la responsabilité.

Ces députés « indignes » qui soutiennent le « casseur » Ben Ali

17 novembre 2005 par Vincent Geisser

Alors que la quasi-totalité des ONG des droits de l’homme à l’échelle internationale (RSF, FIDH, Amnesty International, Human Rights Watch..) la plupart des partis politiques français comme la LCR, le PCF, les Verts et le PS, dénoncent la tenue cette semaine en Tunisie du Sommet mondial de la société de l’information (SMSI) - pays rappelons-le dans lequel la presse indépendante est inexistante et où Internet fait l’objet d’une censure permanente - cinq députés de l’UMP, connus par ailleurs pour leurs positions ultra-sécuritaires sur les banlieues françaises (ils ont voté l’état d’urgence et défendu des solutions répressives), ont décidé de se faire les thuriféraires du régime du Général Ben Ali.

Ahmed Boubeker : « Notre modèle universel d’intégration a toujours eu son exception coloniale. »

16 novembre 2005

Sociologue, maître de conférence à l’Université de Metz, auteur de plusieurs ouvrages, Ahmed Boubeker connaît parfaitement la question des banlieues Dans cet entretien, il évoque notamment l’échec de la « politique » d’intégration et de la ville, et revient sur la fatwa de l’UOIF.

Mais où est passée la « star incontestée des banlieues françaises » ?

15 novembre 2005

Pas moins de cinq ouvrages, parus entre 2004 et 2005 (*), des dizaines de reportages, sans oublier un documentaire diffusé en décembre 2004 par « Envoyé spécial », nous ont dressé semaines après semaines le portrait de notre ennemi définitif. (...) Cet ennemi public numéro un, nous l’avons un peu oublié depuis le début des émeutes des banlieues difficiles (...). A-t-on entendu depuis que des voitures et des crèches brûlent un seul casseur ou non-casseur, un seul responsable musulman, un seul animateur d’association de quartier prononcer seulement son nom ? Non, pas une seule fois.

« La Haine » des banlieues populaires : illégitime ou légitime ?

15 novembre 2005 par Rabah Kaddouri

Les protestations violentes que l’on connaît aujourd’hui ne sont pas, au regard de l’histoire de l’Hexagone, des manifestations exceptionnelles. En France, elles s’inscrivent dans une certaine tradition. Le quotidien britannique, The Independent, l’a pertinemment rappelé, en ces termes : « A partir de l’assaut de la bastille, l’image de Paris est désormais inséparable de celle de la Révolution française. Sanctifiée dans les paroles de la « Marseillaise », cette vénération pour l’esprit révolutionnaire, a donné un degré de légitimité aux protestations violentes. »

A propos des évènements de banlieue

14 novembre 2005 par Zakaria Gueddouri

Souvenons nous du sort de la Marche des Beurs qui, malgré sa dignité et l’évidente légitimité de ses revendications, s’est laissée confisquer son autonomie par des officines de l’ombre pour la transformer en chiffon rouge qu’on exhibe à l’occasion à la face de l’idéologie lepeniste montante pour se garantir un septennat de trop.