Philippe Val, enfant caché de Brigitte Bardot

Dopé par les médias, dans l’ivresse et désormais dans « la toute puissance », avec le doigt sur la g

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mercredi 25 mars 2009

Il n’en rate pas une. On connaît sa bêtise. Et une fois n’est pas coutume, le patron de Charlie Hebdo (ce qu’il en reste) part en croisade contre ceux qu’il n’aime pas et monte d’un cran. Après Chomsky[1], Besancenot, Ramadan[2], Onfray, Pinter, Bové, Siné et Dieudonné, aujourd’hui : la corrida et les aficionados. Et le plus effarant dans l’histoire, c’est que tout se passe comme si Radio France lui a donné carte blanche pour régler ses comptes. La liste Val.

Dopé par les médias, dans l’ivresse et désormais dans « la toute puissance », avec le doigt sur la gâchette, il étrille tous ceux qui ne pensent pas comme lui[3]. Nouvelle orientation des matinales d’Inter. L’ex-chansonnier qui répète à l’envi qu’il est un fan de Voltaire devrait d’abord lire ses œuvres et faire une enquête approfondie sur l’homme avant de parader en postures qui sont aux antipodes du pluralisme et de la liberté de pensée.

Ses sorties et dérapages journaliers en font aujourd’hui le fils spirituel de BB[4] (obsession « rouge[5] » et péril jaune, islamophobie, populisme, affect, pensée binaire).
On pensait l’actrice seule, sans héritier, abandonnée, finie. Et bien on s’était trompé.
Après les bébés phoques de maman et les moutons égorgés pour l’aïd, l’héritier sort les taureaux et lui rend un culte.

Arrêt sur images pour mesurer la « finesse » du bonhomme qui joue les Calvin laïcards, n’hésitant pas à traiter d’antisémites[6] ses ex- collaborateurs[7] et à traîner dans la boue ses contradicteurs. Objectif du propos : restituer Val et sa bêtise dans une pensée politique globale, pur produit de la « société du spectacle ».

Il y a tout dans cette chronique. Du Val et une ode à la confusion (« corrida, franquisme, NPA[8] »). Ce que d’aucuns-les psychiatres- nomment « mentisme ».

Jugements de valeurs et Claude Levi Strauss[9] et son relativisme[10], passés à tabac (« costumes grotesques » ; « esthétisme de pacotille » ; musique ringarde »). Mais encore : insultes mesquines, spécialité du chef, à l’endroit des aficionados et artistes[11] (« des adultes assez cons », « Picasso, Montherlant (…) des humains bas de gamme[12]  ». Sadisme lyrique : « fascination de la souffrance et de la mort des autres »). Et pour ceux qui ont pris le film en route. Psychologie de comptoir avec Françoise Dolto ressuscitée par les grâces de l’actualité (« On va pas faire du Dolto mais » ; « se bercer d’un fantasme de domination et d’impunité humaine devant l’humiliation et l’assassinat des bêtes »).

Objectif de ces « scudes » ? Interdire la corrida en France.

Enfin, cerise sur le gâteau pour l’auditeur : moralisme à la petite semaine du pasteur Val du haut de son ministère : « quand je vois un aficionado, j’ai honte de faire partie de la même espèce humaine que lui  ». A deux doigts de réclamer le rétablissement de la peine de mort pour « ces pervers » et l’enfer. L’Evangile Val dans la matinale de Nicolas Demorand sur Inter vendredi 6 mars[13]. Le vendredi saint des « ultra » laïcs. Aucune réaction du journaliste qui enchaîne après avoir écouté « l’orateur » religieusement.

On croit rêver.

Qui dit mieux ?

Nos amis les bêtes. Après les bébés phoques et « les moutons dans la baignoire[14] », les taureaux maintenant

Mettre des mots forts- en l’absence de contradicteurs- (« assassinat, « boucherie », « Espagne Franquiste ») est l’arme fatale des rhéteurs « post fascistes [15] » (ex- gauchistes dans leur prime jeunesse et aujourd’hui, « gauche du travail et droite des valeurs [16] »). L’objectif étant, par la sémantique et les raccourcis, vous l’avez compris, la diabolisation de l’adversaire -celui qui pense autrement- et sa « mise à mort ».
Tiens, une autre forme de corrida.

Mais là n’est pas le propos.
Etre pour ou contre (genre C’est mon Choix) n’est jamais constructif. Surtout lorsque les sujets incitent à la nuance (le cas pour la tauromachie entre autres). Edgar Morin[17] et son paradigme de la complexité ne sont pas la tasse de thé de notre feu « procureur, nul doute. En revanche, surréaliste le cynisme et le postulat d’équivalence entre un homme et Trente millions d’amis. On lit : « L’indifférence à la sensibilité animale n’est jamais très éloignée de l’indifférence à la sensibilité humaine[18] ». De quoi chauffer à blanc Darwin et les évolutionnistes. Même l’iconoclaste Bartholomé de las Casas[19] n’aurait pas osé pareil amalgame et « révisionnisme ». Bref. « Une perle » qui en dit long sur le personnage (son inculture salace) et ses interminables mutations.

Fusionnel avec les bêtes comme l’eut été Bardot, son mentor (premier joyau de famille). Mais[20] dans « l’indifférence  » absolue envers les Palestiniens et l’Afrique sauf le Darfour. Mais là c’est pour mieux cogner sur la Chine[21] avec « la bande[22] » et l’islam- deuxième legs de maman-. Que les Gazaouis[23] reçoivent des missiles sur leurs maisons et des balles[24] par des « Miguelito snipers » quand ils ne se tiennent pas à carreau (Opération plomb durci),
qu’à cela ne tienne ! Ils n’ont que ce qu’ils « méritent ».

Droit dans ses bottes et hors morale

C’est le positionnement médiatico- politique de Val. Un autre « décomplexé » après Gallo et consorts[25]. La technique de com est simple : se braquer sur un gosse et des coutumes pour mieux zapper les Damnés de la terre et la fracture Nord /Sud. Encore la patte de la reine mère : Et Dieu créa la femme[26] . Même dramaturgie et sensiblerie avec le culte du détail et de l’hémoglobine. Après le harpon dans les mers du Nord, « la banderille », symbole de l’ignominie. Nouvelle diversion des temps modernes. « Enfoncer une banderille dans le cou ensanglanté d’un torillon » est plus tragique qu’une population[27] asphyxiée au quotidien (embargo, coupure d’eau et d’électricité, bouclages des territoires, destruction des maisons, punition collective, assassinats ciblés…).

« Gaza, l’autre arène » qui ne dit pas son nom. Bilan de la dernière « corrida » selon l’Onu : 1400 morts dont 300 bébés. Excusez du peu. Rien à voir avec le carnage du « Franco-Mexicain »-rebaptisé Terminator- qui lui a « tué 6 taureaux en une après midi ». Et qui déclenche l’ire de l’ex-libertaire converti au Cac 40.

Chapeau bas !

Faire avec « bonne presse, bonne figure ». Idéologie du temps et gage d’inamovibilité et de pouvoir pour ces « nouveaux clercs ». C’est le mot de passe.

La méthode, pour mieux comprendre le réquisitoire vaut le détour. Tant l’incohérence des postures (si on les regroupe dans une pensée globale) discréditent le chro-niqueur, expert en tour de force et contorsion.

« Prendre un enfant par la main »

Pour gagner, tous les « coups sont bons ». Même l’immonde[28]. C’est le mode d’emploi, technique de son égérie de mère. Au menu : les prises d’otage. Du genre ? Descendre Miguelito (qui à cet âge[29] n’a pas encore la capacité de discerner le bien du mal) pour criminaliser les parents et les « aficionados  » qu’il (Val) est à deux doigts de comparer à Goebbels[30] . Et le malaise augmente devant « l’indignation sélective[31] » de l’éditorialiste. Partir en croisade contre « Manolete ». Mais apporter « sa plume » au terrorisme d’Etat d’Israël. Ou en faire la promo à la télé, évoquant à la pavlovienne, la « légitime défense » et l’antisémitisme « planétaire ».

Etrange encore (pour un « universaliste professionnel ») dans l’affaire « des Caricatures[32] », son « indifférence  » (pas l’once d’un mea culpa) à la douleur[33] des Musulmans humiliés dans leur chair. Malgré Mohamed Sifaoui -« la bonne conscience arabe »-dans le prétoire pour laver Charlie Hebdo
de tout racisme et fricotage avec Philippe de Villiers. Une apathie éditoriale alimentée par des fantasmes (« l’islamisation de la France[34] » et « le combat pour la liberté d’expression » menacée par d’obscurs individus[35], autres fonds de commerce[36] de la militante FN et des arabophobes).

L’argent a ses raisons que le cœur ne connaît pas, on s’en serait douté.
Pour résumer le « maître » et sa fatwa devant un Demorand[37] suspendu à ses lèvres : Liberté chérie[38] pour les « éclairés[39] ». Mais aucune pour des « arriérés » de France (« les aficionados »), frères jumeaux des « muslims » en violence (« l’assassinat des bêtes »).

Val fait du Saint-Just[40] et en un tour de main, réhabilite le Montagnard. « Hérétique » pour un socio démocrate !

La morale de l’histoire quand même ?
Avoir toujours à l’œil les anti-corridas et Nos amis les bêtes, souvent proches de l’extrême droite[41] (« la terre elle ne ment pas [42] ») et adeptes du bruit[43]. Ces militants qui passent leur temps à étouffer les « vrais coups de gueule » et noyer le poisson. Syndrome Bardot avec toute la tenue « zoophile[44] ».

Quatrième point commun avec l’ex-star.

Comme Thérésa, le personnage de Milan Kundera dans L’Insoutenable légèreté de l’être, ils préfèrent la « chiennerie » à l’humanité, à défaut d’idées et d’engagements réels sur le terrain. Et peut-être d’éthique. Si pour le « sulfureux » Alain Finkielkraut, « une paire de bottes ne vaut pas Shakespeare [45] », l’analogie reste pertinente pour le propos. Un animal n’est pas un humain, n’en déplaise à Val qui certainement n’a cure des taureaux.

Chien de garde et nouveau théologien

Val, dans ce « billet »- au demeurant, grassement arrosé quant au contenu- ne dévoile pas les véritables mobiles de « sa chasse à l’homme ». Eurolâtre par opportunisme, à l’instar d’un « préfet » (Vidocq), il entend imposer le diktat Bruxellois dans les contrées qu’il estime « sauvages ». Et pas assez parisiennes à son goût. Entendez par là, insoumises (païennes) aux directives européennes et à « l’esprit technicien ». En « bon chien de garde », il fait son boulot, somme toute et roule pour l’Empire.

Trente millions d’amis n’est qu’un alibi. Un bouclier de plus pour relancer une carrière et un nom. Avec toujours une « guerre » de retard. Et jamais là où il faut, sa valeur ajoutée.

Un exemple ? « L’ex-chansonnier » préfère sabrer du matador que le Traité européen[46], véritable usine à casse des nations et des salariés, pourtant (libre concurrence entre les services, déréglementation, délocalisation, dumping social…).

Telle mère, tel fils.

Ne scindez pas l’humanité en deux

Assister à une corrida et être humaniste n’est pas antinomique. Sauf à se considérer censeur et « gardien du temple », ligne de conduite du chroniqueur depuis l’affaire Patrick Font[47], devenu « infréquentable » pour ses affaires. La barbarie n’est pas là où on la pointe. Les « aficionados » ne sont pas des monstres non plus, des « Fritzl[48] » ou des « Monique Olivier » en liberté. Et au gré de décevoir le boss, tout comme lui, ils appartiennent au genre humain. Ne scindez pas l’humanité en deux. L’histoire fourmille de crimes justifiés au nom de ce principe : bons et mauvais. Purs, impurs. Hitler, Staline, Mao, Pol Pot, Ben Laden et tant d’autres qui vous font vivre.

Il devrait le savoir, lui (Val) qui ne cesse de convoquer les morts et Laval à longueur de journée, faisant le jeu du communautarisme[49] et du radicalisme en France (qu’il dit combattre mais qu’il alimente[50], adepte de l’huile sur le feu et du « couteau de cuisine »). La barbarie commence aussi dans le choix des mots et la contextualisation des choses et des cultures. Béaba du journalisme qu’on nomme sens et perspective. L’aurait-il oublié ? C’est vrai, il a arrêté l’école à 17 ans !

Lui le donneur de leçon et l’esthète du modèle assimilationniste français, devrait pourtant savoir qu’un des principes fondamentaux de la République, « c’est à chacun sa vérité, après tout »[51].

Enfin, quel cynisme, lorsque en « sauveur » de la République[52] il tape sur « les groupes de pression et les imprésarios richissimes de la corrida politiquement influents dans le sud de la France  ». Alors que lui, à Paris, « dans la toute puissance », multiplie dîners, entrisme et réseaux[53] pour distiller sa propagande[54] neo-cons (France Inter, Canal plu, I-Télé), placer ses amis et servir ses intérêts.

L’hôpital qui se moque de la charité

Vous ne pouvez pas, M. Val à la fois infléchir la ligne éditoriale d’une boîte, puis reprocher à d’autres d’utiliser les mêmes méthodes en Province (réflexes jacobinistes) ! Et encore moins parler de « République bananière » pour disqualifier des pays ou des Départements que vous avez en ligne de mire ! Mais qui pourtant- à y regarder de près- s’inspirent tant de la Douce France, « fille aînée de l’Eglise  » qui jadis les a colonisés. Vous me suivez ?

« Si dieu est mort » comme vous le suggérez[55] lors de vos sorties très médiatisées, frôlant le prosélytisme face à la caméra et « l’ayahtolisme athée franchouillard », alors ne le remplacez pas de grâce. Laissez-le où il est. Et coupez le cordon avec BB.

Freud a ouvert la voie, dit-on.

Journaliste[56], diplômé également en Sciences Politiques, Sociologie (Master 2 Recherche) et Doctorant en Sociologie Politique

Source : France Inter, chronique de Philippe Val, vendredi 6 mars 2009.

« Et un enfant qui de surcroît prend plaisir à lire les journaux est doublement outillé pour trouver le chemin de la liberté dans le labyrinthe obscur de l’enfance. Mais, il y a quelques jours, je tombe sur un numéro de Mon Quotidien destiné aux enfants à partir de dix ans dont la une et l’article principal étaient consacrés à la corrida. On y découvre Miguelito, cet enfant de onze ans, Franco- Mexicain qui a tué son premier taureau à six ans et qui depuis en a tué soixante. Récemment au cours d’une corrida au Mexique, il a tué 6 taureaux en une après midi. Sur le site internet de Mon Quotidien, on le voit enfoncer sa banderille dans le cou ensanglanté d’un torillion. Sur le blog, on peut lire les commentaires des gosses choqués voire terrorisés. La corrida est une torture dont les adultes qui s’en repaissent, se réfugient derrière un esthétisme de pacotille pour justifier leur fascination de la souffrance et de la mort des autres. Cette ambiance avinée, ces clameurs d’enthousiasme devant des blessures béantes, ces musiques ringardes, ces costumes grotesques sont autant de prétextes pour se bercer d’un fantasme de domination et d’impunité humaine devant l’humiliation et l’assassinat des bêtes. C’est l’Espagne franquiste qui a remis à la mode cette boucherie qui se prend pour un art. Ce sont des esthètes qui parfois se croient de gauche, qui lui servent de caution et qu’en se prenant pour Montherlant ou Picasso lesquels étaient sans doute des artistes de haut de gamme mais des humains bas de gamme… Faut-il que les groupes de pression et les impresarios richissimes de la corrida soient puissants et politiquement influents dans le sud de la France pour qu’un journal pour gosses, se croie obligé, pour des raisons de marketing de livrer cette cruauté à l’admiration des enfants. Les enfants sont cruels par ignorance, par curiosité et par un sadisme infantile bien connu, enfin bon, on va pas faire du Françoise Dolto mais quels adultes veut-on qu’ils deviennent si l’apprentissage de la compassion et le respect du plus faible, donc de l’animal n’intervienne pas dès le plus jeune âge ? Quand je vois un aficionados, j’ai honte de faire partie de la même espèce humaine que lui. S’il y a des adultes assez cons pour prendre leur plaisir à la souffrance des bêtes, on ne peut que le regretter. Mais attirer les enfants sur cette pente, relève au mieux de l’inconscience au pire de la perversion. Récemment au congrès fondateur du Nouveau parti anticapitaliste de Besancenot, des militants ont proposé un amendement pour la reconnaissance de la sensibilité animale contre la corrida et la chasse à cours. Il a été repoussé avec mépris. L’indifférence à la sensibilité animale n’est jamais très éloignée de l’indifférence à la sensibilité humaine. Par conséquent, je ne demanderai jamais à ma mère de m’abonner à mon quotidien, et quand je serai grand, je voterai jamais non plus pour le NPA, mais ça je m’en doutais déjà un peu avant. »

« Philippe Val   » conclut « l’euphorique » Demorand dans sa matinale.



[1] Noam Chomsky, linguiste américain et analyste politique. Régulièrement, il pige pour le Monde Diplomatique. Daniel Mermet, animateur-producteur sur France Inter lui a consacré un documentaire. Noam Chomsky, proche du courant anarchiste, est détesté par une partie des « intellectuels » médiatiques en France. Le motif ? Avoir dénoncé les guerres de G W Bush, dit que les attentats du 11 septembre trouvaient leurs causes dans la politique étrangère américaine au Proche Orient. Et qu’ils n’étaient pas, contrairement à une propagande du Pentagone, une attaque en règle contre « le monde libre » mais contre les Etats-Unis d’Amérique.

[2] Tariq Ramadan. Islamologue (docteur en Sciences Islamiques et Lettres), philosophe et théologien. Suisse, d’origine égyptienne et de confession musulmane, « il secoue la France depuis une vingtaine d’année  », pour reprendre les propos du journaliste Franz Olivier Giesbert, directeur de l’information au Point. Un temps en disgrâce suite à la parution d’un article sur les Nouveaux intellectuels communautaires en 2003 sur internet et au fameux « moratoire  » sur les lapidations, il revient aujourd’hui en force malgré encore des ostracismes dans certains médias et « milieux ».

[3] Je ne suis ni pro ni anti corrida mais j’ai trouvé scandaleux de comparer les « aficionados  » à des pervers et masochistes. D’où la décision de faire cet article pour rappeler à ce thuriféraire des libertés et « pseudo anar » (Val), le principe même de liberté et son respect.

[4] C’était le surnom donné à Brigitte Bardot lorsqu’elle faisait du cinéma.

[5] BB était anti communiste en 1960, anti-soviétique (et encore aujourd’hui). En miroir, Val, lui, casse du « Chinois », du NPA et Lutte Ouvrière.

[6] Il a osé comparer Bakchich à « Je suis partout », média antisémite des années 1930. Une décision de justice doit être rendue dans les prochaines semaines.

[7] L’affaire Siné.

[8] Nouveau parti anticapitaliste fondé par Olivier Besancenot pour remplacer la légendaire LCR, Ligue communiste révolutionnaire d’Alain Krivine.

[9] Anthropologue et philosophe français, théoricien d’un concept, aujourd’hui incendié par des ex-maoïstes convertis au réalisme politique et passés à droite pour certains dont Philippe Val : le « relativisme culturel » et « l’occidentalocentrisme ».

[10] En un mot, pour Claude Levi Strauss, il ne fallait pas comparer les cultures. Chaque peuple a ses traditions et son « folklore ». Et on ne peut affirmer non plus que des cultures soient supérieures à d’autres, forme de racisme qu’il qualifie « d’ethnocentrisme ». Toutes les cultures ont leur richesse, « toute chose étant égale » par ailleurs, postulat des anthropologues relativistes. Une philosophie aujourd’hui remise en question en France par des « figures médiatiques » dont les mobiles et les nouveaux combats s’inscrivent dans les thèses de Samuel Huntington : Le choc des civilisations.

[11] Ou des intellectuels comme Montherlant dont il envie manifestement le talent et la vie. Complexe du « mauvais autodidacte » qui adore égratigner les morts.

[12] On appréciera la haine ici. En revanche, soyez certains qu’il vous assignerait en justice pour antisémitisme si par malheur vous osiez traiter Adler « d’individus bas de gamme ». Tel un rouleau compresseur, il convoquera toute la cavalerie pour que vous y laissiez des plumes.

[13] France Inter, vendredi 7 mars 2009. On peut la trouver sur internet et sur le site de France Inter.

[14] Allusion au combat de Bardot qui dénonce « l’abattage » des moutons dans l’islam et la main tendue du président Sarkozy à l’ex star, candidat et en campagne électorale en 2007. Azouz Begag, ex ministre à l’Egalité des Chances et chercheur au CNRS, en avait fait un livre : Le Mouton dans la baignoire.

[15]Ou appelé dans sa forme moderne par certains, « terrorisme intellectuel ».

[16] Hocquenghem Guy, journaliste à Libération et écrivain, décédé en 1988. Auteur de Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, réédité en 2003 avec une préface de Serge Halimi ISBN 274890000 57. Val figurerait dans le bêtisier de l’ex journaliste aux côtés de Serge July.

[17] Sociologue français et « pape » de la complexité, auteur notamment du fameux essai, Introduction à la pensée complexe.

[18] L’internaute pourra se reporter à la chronique en fin d’article.

[19] Prêtre dominicain espagnol, célèbre aux XVI siècle pour avoir dénoncé les pratiques esclavagistes des colons espagnols en Amérique et affirmé que les Indiens étaient des être humains, qu’ils avaient « une âme ». Pour le dire autrement, qu’ils appartenaient à la même famille : l’humanité.

[20] Mais il faut toujours compenser ses élans de générosité.

[21] Autre point commun avec BB, l’obsession et la phobie rouge, entendez par là, communiste.

[22] Bernard Henry Levy, Glucksman, Bruckner, et cie.

[23] Nom donné aux habitants de Gaza.

[24]« Nous allons garder le doigt sur la gâchette », dixit Tsipi Livni, ex Ministre des Affaires étrangère in Le Monde, dimanche18-lundi 19 janvier 2009, n°199901, p.6.

[25] Marianne, semaine du 7 au 13/02/2009, De gauche à droite, comment ils ont viré leur cuti.

[26] Film de Roger Vadim où joua Brigitte Bardot avec Jean-Louis Trintignant en 1956.

[27] Les Palestiniens.

[28] L’immonde, c’est jouer sur deux registres : d’abord culpabiliser tout une société ( une région, des institutions) ensuite, utiliser des enfants comme chair à canon et faire sortir les aficionados du genre humain .

[29] 11 ans seulement !

[30] Comme le lui a déjà fait remarquer Eric Nolo lors de son passage chez Ruquier : « Ca commence à bien faire. Vous traitez d’antisémite (donc de nazi), tous ceux qui ne pensent pas comme vous ».

[31] Concept anti-pensée unique pour montrer les engagements à géométrie variable des experts du « devoir d’ingérence » et l’idéologie conservatrice qui l’accompagne, sous couvert d’engagement humanitaire. Lire à ce sujet le dernier livre du journaliste Pierre Péan : Le Monde selon K.

[32] « Les caricatures de Mahomet » et le procès hyper médiatisé qui a fait de la pub à son journal. Et qui, à l’époque, en avait grandement besoin, paraît-il. Charlie Hebdo gagna le procès.

[33] Affirmer comme « une vérité indépassable » que l’islam, dans son essence, est une religion de criminels et de terroristes. Le tout en montrant un prophète pleurnichard : « Dur d’être aimé par des cons ».
Qui joue aux cons ? C’est à se le demander.

[34] Deltombes Thomas, L’islam imaginaire, édition la Découverte, Paris 2005 Essai qui montre bien les psychoses des médias face à l’islam en France et sa diabolisation par les images et le choix des plans.

[35] Etrange. Là ils font référence implicitement au Protocole des sages de Sion (qu’ils dénoncent à juste titre), mais qui du coup devient le Protocole des Sages de la Mecque quand il s’agit de l’internationale islamiste.

[36] Dans toute affiliation, il y a toujours des ratés. Philippe Val contrairement à sa mère adoptive a rejeté certains abécédaires.

[37] Matinalier du 7 /9 sur Inter.

[38] Essai de l’écrivain et Académicien Julien Green, décédé aujourd’hui.

[39] Les journalistes et tous ceux qui tirent la nation par le haut.

[40] Homme politique français qui avait déclaré, pour justifier les meurtres des opposants à la révolution (1789), la célèbre phrase : « Pas de liberté aux ennemis de la liberté ». Pour la démonstration du propos et son actualisation, c’est : « pas de plaisir aux ennemis de la démocratie ».

[41] Quand ils ne fricotent pas avec le « gaucho lepénisme », concept du politiste Pascal Perrineau.

[42] Phrase attribuée au Maréchal Pétain.

[43] La preuve par Bardot, elle-même.

[44] L’amour démesuré des bêtes.

[45] Finkielkraut Alain, La défaite de la pensée, éditions Gallimard 1988. Il ne cesse par des variantes d’asséner la même formule dans quasiment toutes ses émissions, Réplique sur France Culture les samedi à partir de 9 heures.

[46] Traité pour lequel il a voté « oui » mais que les Français dans leur majorité ont rejeté à plus de 52%.

[47] Ex partenaire de Philippe Val lorsque tous les deux se produisaient sur scène jusqu’en 1996 et condamné par la justice à 6 ans de prison pour attouchement sur mineurs dans l’Ecole de spectacle Marie Pantalon.

[48] Josef Fritzl avait défrayé, hélas, la chronique. Pendant plus de 24 ans, ce père de famille, Autrichien, avait caché chez lui sa fille, Elizabeth qu’il avait violée, battue et torturée. Les faits se sont passés entre le 29 août 1986 et le 26 avril 2008. De ces ébats à sens unique et « sordides », 7 enfants étaient nés dont un serait mort peu de temps après sa naissance.

[49] Juif, Arabe, Noir.

[50] Par des provocations, des propos outranciers ou à l’emporte pièce.

[51] Michel Onfray, Ce soir ou jamais, France 3,14/01/2009.

[52] Histoire de signaler des dysfonctionnements du système et apparaître comme un « vrai » Républicain (sa posture fétiche). Un puriste, contemporain de Jules Ferry. Est-ce un hasard si on le présente comme tel sur tous les plateaux télé et ailleurs ?

[53] Le Medef pour ne citer que lui.

[54] Une vision du monde anxiogène, malade où la République serait, de l’intérieur menacée et agressée par des forces obscures et barbues (l’internationale islamiste après le « complot judéo maçonnique », autre délire). D’où il en résulterait une nécessité pour le patron de Charlie Hebdo de faire axe commun avec les Etats-Unis.

[55] Val pourrait avoir l’honnêteté intellectuelle de citer Nietzsche, le philosophe allemand, traducteur et interprète du monde désenchanté. Mais l’éthique n’est pas son point fort.

[56] Pigiste, reporter, présentateur radio et diplômé d’Ecole de journalisme.

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Auteur : Patrick Michel

Journaliste , Doctorant en Sociologie Politique

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