Sunday 27 July 2008

Libye : le tableau de chasse de Kadhafi

Par *René Naba
vendredi 7 décembre 2007

A l’occasion de la visite officielle en France du Colonel Mouammar Al-Kadhafi, René Naba revient sur les pratiques criminelles du président libyen.

Le Colonel Mouammar Al-Kadhafi fait l’objet d’une tentative de renflouement de la part des pays occidentaux en raison du fabuleux marché que représente son pays et du possible rôle de gendarme qu’il est destiné à jouer aux portes de l’Europe contre l’immigration clandestine africaine. Mais le « Guide de la révolution », vu de la rive sud de la Méditerranée, est un homme qui n’inspire ni de bons sentiments, ni de beaux souvenirs.

La spectaculaire visite du nouveau président français Nicolas Sarkozy, le 25 juillet 2007, dans la foulée du rocambolesque épilogue de l’affaire des six infirmières bulgares et du médecin d’origine palestinienne sera suivi au 4me trimestre 2007 par celle de Condoleeza Rice, première visite en Libye depuis 1953 du chef de la diplomatie américaine.

L’engouement occidental pour la Libye remet cependant d’actualité les singulières méthodes du dirigeant libyen et pose du même coup le problème de la pertinence de sa restauration politique du colonel, dont les turpitudes passées le rendent théoriquement passibles, selon les critères en vigueur, de la Justice Pénale internationale.

L’homme, qui célèbre le 1er septembre 2007, le 38me anniversaire de son coup de force contre la Dynastie Senoussi de Libye, est coutumier de l’effet de surprise et des procédés tortueux.

C’est ainsi qu’il mettra à profit un déplacement à l’étranger du vieux Roi Idriss Ier pour s’emparer du pouvoir, par un coup d’état, le 1er septembre 1969. Il mettra en pratique cette même méthode à l’encontre de ses opposants et épinglera sur son tableau de chasse de prestigieuses personnalités arabes, opérant en toute quiétude et en toute impunité tout au long de ses 38 ans de pouvoir.

Son palmarès en la matière, sans doute l’un des plus impressionnants au monde, soutient la comparaison avec les tyrans les plus redoutables de la planète. Menant une traque tous azimuts, il pourchassera aussi bien les figures de proue du chiisme, du communisme que du libéralisme, portant une responsabilité particulière, mais non exclusive, dans l’absence du pluralisme dans le Monde arabe.

Voici, à titre de rappel, certaines des plus illustres victimes de ses turpitudes :

En tête de liste figure notamment, le chef spirituel de la communauté chiite libanaise, l’Imam Moussa Sadr, mystérieusement disparu le 30 Août 1978, il y a 29 ans, alors qu’il effectuait une visite officielle en Libye, précisément à l’invitation du Colonel Kadhafi.

La disparition du chef charismatique de la communauté chiite libanaise, une communauté longtemps négligée par les pouvoirs publics libanais, qui se trouvait alors en pleine phase de renaissance trois ans après le début de la guerre civile libanaise, de surcroît en pleine montée en puissance de la Révolution islamique iranienne, a conduit à une radicalisation des Chiites Libanais et, au terme de nombreuses scissions, à la création du mouvement Hezbollah.

Le parquet militaire libanais a lancé le 5 Août 2007 un mandat d’arrêt, par défaut, pour un procès par contumace, à l’encontre de quinze personnalités libyennes qui pourraient être impliquées dans cette disparition.

Parmi les personnes recherchées figurent le Commandant Abdel Salam Jalloud, à l’époque N°2 du régime Libyen, Ali Abdel Salam Triki, à l’époque ministre des Affaires étrangères, le Commandant Wakil Al Roubeihy, Commandant de la police de Tripoli, M. Ahmad Chehata, chef du bureau de liaison des relations internationales au ministère des Affaires étrangères ainsi que M. Mahmoud Ould Dada, ambassadeur de Mauritanie en Libye.

Mansour Kikhiya, ancien ministre des Affaires étrangères de Libye et militant éminent des Droits Humains, a, quant à lui, « disparu », il y a dix sept ans, en décembre 1993, au Caire, où il a été vu pour la dernière fois. Tout comme Jaballah Matar et Izzat Youssef al Maqrif, deux personnalités de l’opposition libyenne qui ont « disparu », également au Caire, en mars 1990.

La Libye n’a jamais fourni la moindre information concernant ces quatre disparitions.

Autre victime des turpitudes du Colonel Kadhafi, le Colonel Hachem el Atta, jeune officier soudanais compagnon de route de Abdel Khaleq Mahjoub, le prestigieux secrétaire général du parti communiste soudanais. Le Colonel Kadhafi n’hésitera pas à ordonner un acte de piraterie aérienne pour dérouter l‘avion de l’opposant soudanais en provenance de Londres en vue de le livrer à son ami d’alors, le Général Gaafar al Nimeiry, Président du Soudan, qui fusillera l’officier sur le champ.

Autre supplicié célèbre, Daif al Ghazal, journaliste au quotidien gouvernemental « Al-Zahf al Akhdar » (La marche verte), puis au journal en ligne « Libye al-Yom » (la Libye aujourd’hui) a été assassiné pour avoir dénoncé la « corruption et le népotisme » du Colonel Kadhafi. Son cadavre, mutilé, particulièrement les doigts de sa main qui soutenaient sa plume, a été retrouvé le 1er juin 2005 dans la région de Benghazi (Nord-est de la Libye).

Sa mort a coïncidé avec l’assassinat de Samir Kassir, mais alors que l’assassinat du journaliste franco-libanais du quotidien beyrouthin « Al-Nahar » faisait l’objet d’une légitime condamnation unanime et de non moins légitimes commémorations régulières, le supplice du libyen était frappé du sceau de l’anonymat le plus complet.

En 1984, Une tentative de coup de force a déclenché une véritable chasse aux opposants de tous bords.

Luxe de raffinement, pour réprimer la tentative de coup de force qui était dirigée contre sa résidence, la caserne militaire de Bab Al-Azizyah, le 8 mai 1984, le Colonel Kadhafi s’est fait délivrer un permis de meurtre légal par les « Congrès populaires de base », l’instance suprême du pouvoir dans ce pays régi par le « gouvernement des masses » (Jamahiryah), littéralement une « populocratie ».

Ces comités révolutionnaires ont en effet voté (ou ont été conduits à voter) une motion autorisant la constitution d’« unités suicides » pour « liquider les ennemis de la révolution à l’étranger » et « exécuter les terroristes nuisibles au peuple libyen ainsi que les survivants des anciens partis politiques ».

Dans la foulée du vote de cette motion, le 13 mai 1984, deux ressortissants libyens -Oussama Challouf et Ibrahim al Galalia- présentés par Radio Tripoli comme des membres de l’organisation intégriste des « Frères Musulmans » et « Agents de la CIA », les services de renseignements américains, ont été exécutés le 17 mai.

En 1979, une motion identique avait été votée contre les dissidents libyens résidant à l’étranger et neuf d’entre eux avaient été assassinés entre Février 1980 et Octobre 1981, à Athènes, Beyrouth, Londres et Rome notamment.

Trois attentats particulièrement meurtriers ont en outre été imputés à la Libye, le premier contre une boite de nuit de Berlin « La Belle » et deux autres contre des avions de ligne occidentales. Deux de ces attentats, l’attentat contre le jumbo de la Panam au dessus de Lokerbie (Ecosse), le 21 décembre 1988, et celui contre l’avion de la compagnie française UTA, en Afrique, l’année suivante, le 19 septembre 1989, ont fait, à eux deux, 440 morts. 270 pour Lockerbie et 170 pour celui de l’UTA.

Ce bilan ne tient pas compte de la répression interne, ni des déplacements de population, près de 200.000 égyptiens refoulés après le voyage du Président Anoir el Sadate en Israël, en 1978, et près d’un million d’africains renvoyés dans leur foyer en raison du manque d’adhésion des pays africains à sa politique « révolutionnaire ». L’homme qui ne s’embarrasse guère de considérations humanitaires pourrait se voir confier, pour le compte de l’Europe, le rôle de « garde chiourme » de l’immigration clandestine africaine.

L’Italie, du temps du Silvio Berlusconi, a déjà doté la Libye d’équipements de surveillance côtière et l’Union européenne s’apprête à lui emboîter le pas afin de freiner l’immigration à destination de l’île italienne de Lampudesa, un des points d’accès à l’Europe, avec Gibraltar et les îles Canaries (Espagne).

Au regard de ce bilan, les démarches de la communauté internationale pour traduire devant la Justice internationale les auteurs de l’attentat contre l’ancien premier ministre libanais, Rafic Hariri, le 15 février 2005, paraissent sinon dérisoires du moins anachroniques, en tout cas frappées du sceau sinon de la partialité du moins de la duplicité.

L’épisode des six infirmières bulgares et du médecin d’origine palestinienne, —incarcérés « en guise de monnaie d’échange » pendant huit ans en Libye et torturés pour leur prétendue responsabilité dans l’inoculation du virus du Sida à des jeunes Libyens—, demeure en mémoire pour qu’il soit besoin de le rappeler.

Dans la foulée de leur libération « Human Rights Watch » a invité, toutefois, la Libye à abandonner les poursuites contre 12 membres de l’opposition qui pourraient encourir la peine de mort pour avoir organisé une manifestation pacifique contre le régime de Mouammar Kadhafi.

Selon l’organisation américaine de défense des Droits de l’homme, deux des quatorze opposants ont disparu après leur arrestation et les survivants risquent la peine de mort.

Ces 14 membres de l’opposition ont été arrêtés en Février après avoir annoncé leur intention d’organiser une manifestation pacifique à Tripoli pour dénoncer l’usage excessif de la force par le régime de Kadhafi, un an après les violents affrontements entre manifestants et policiers qui avaient fait au moins 11 morts à Benghazi, la deuxième ville du pays.

L’organisation basée aux Etats-Unis demande à la Communauté Internationale de ne pas réintégrer la Libye dans le cercle des nations tant que les Droits de l’Homme y seront bafoués. "Malgré toutes ses promesses d’améliorer son comportement et ses liens avec le monde, la Libye emprisonne toujours ceux qui expriment des opinions politiques différentes", a dénoncé Sarah Leah Whitson, directrice de la branche Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch.

*René Naba

Ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France Presse, ancien conseiller du Directeur Général de RMC/Moyen orient, chargé de l’information.

Rene Naba est l’auteur des ouvrages suivants :

« Liban : chroniques d’un pays en sursis » Editions du Cygne janvier 2008 , « Aux origines de la tragédie arabe » - Editions Bachari 2006. "Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français"- Harmattan 2002.

« Rafic Hariri, un homme d’affaires, premier ministre » (Harmattan 2000). « Guerre des ondes, guerre de religion, la bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen » (Harmattan 1998).

Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

le 13 décembre 2007
Je ne partage pas du tout les écrits de Mr Naba, car concernant l’essentiel, les sources alternantives me donnent un son cloche radicalement différent.
Par Nass - le 11 décembre 2007

Merci pour votre réponse Mr Naba

Continuez à partager avec nous vos analyses et connaissances. Je suis un lecteur assidu de vos interventions sur ce site.

Néanmoins, je reste persuadé que les autres dictateurs de cette partie du monde bénéficie d’une connivance sans limite.

La sélectivité est contraire à la justice, elle fait appel au parti pris . Elle est froide car conçue comme une publicité ( dans sa fabrication et sa diffusion)

Elle intègre un objectif d’image qui consiste à apparaître et à vouloir manger à tout prix dans deux assiettes.

D’un côté on est démocrates et on est déterminé à combattre tous les formes de dictatures( exemple de Kadhafi)

Dans ce cas les medias s’affairent, les spécialistes jubilent et le peuple se rassure.

De l’autre côté, on a des amis dictateurs et on passe sous silence tous leurs horreurs et excès (exemple de Tunisie, Egypte.... )

Dans cet autre cas , les medias braquent leurs projecteurs sur d’autres sujets , les spécialistes sont inaudibles et le peuple n’est pas dérangé.

La sélectivité n’est jamais chaude quand il s’agit de la géopolitique et des intérêts strategiques.

Encore Merci

Par Farid - le 11 décembre 2007

Insupportable image que celle de Khadafi arborant un regard fier en foulant le sol de France.

Cet accueil est un coup de massue pour tous les courageux démocrates arabes qui chaque jour risquent leur vie dans les rues du Caire, de Rabat, d’Alger, de Tunis, de Damas, de Ryad, de Sanaa, et d’ailleurs...

Quel mépris et quel cynisme !!!

Monsieur Le Président de la République, vous ne soupçonnez pas ce que cet accueil va entrainer dans les couloirs de la mort des très nombreuses geoles lybiennes, algériennes, marocaines, tunisiennes, egyptiennes, séoudiennes,syriennes, yéménites...

Les bourreaux vont actionner plus tranquillement les interrupteurs électriques. Les lames des rasoirs vont glisser plus facilement sur la peau. Les verges et les testicules des suppliciés vont se tendre sous un poids plus lourd encore. Les ventres vont se remplir de plus d’eau encore. Les yeux des malheureux vont s’extraire plus longtemps de leurs orbites. Les corps à la renverse vont devenir plus rapidement "des cadavres à la renverse".

Un algérien malheureux.

Par Omar Mazri - le 10 décembre 2007

Monsieur René Naba a l’effort méritoire, que nous partagions ou non l’intégralité de ses analyses et de ses références, de ne pas être séléctif.

Il est du devoir de chacun de lire non seulement les grands événements mais les petits qui font les grands. L’histoire ne se fait pas seulement à coup de tonnerre et de foudre comme à Waterloo ou Trafalgar.

Il faut se concentrer et se contenter à chercher la vérité, la contradiction. Implicitement comme un syllogisme inductif les hommes de vérité ou de contradiction apparaissent d’eux mêmes ici ou ailleurs.

Il ne s’agit pas d’être pour ou contre la france, l’algérie ou la lybie et leurs élites mais d’être pour ou contre le mensonge, la vérité, la justice, l’injustice, la liberté, l’oppression, la fidélité aux principes, l’opportunisme, la cohérence, l’incohérence, la signification, l’insignification. Le reste n’est qu’un emblême conjoncturel qui fixent un moment, une étendue comme un instantanné photographique.

L’analyse à chaud ne peut être séléctive. L’histoire est séléctive car elle ne retiens que les grands moments qui apportent le mouvement et les changements. Son drame et le notre sont qu’elle ne s’écrit que par les vainqueurs et les dominants pour oblitérer la grandeur de ceux qui ont eu le malheur de perdre ou d’échouer.

monsieur Naba a le courage et le temps de témoigner, de rappeler pour qu’une opinion libre se fasse loin du prêt à penser de la pensée unique.

Un exemple suffit pour illustrer nos propos sans reprendre tout le texte de monsieur René Naba : la disparition de Moussa Sadr n’est pas une perte pour les chiites mais une perte pour l’humanité car toute atteinte à la liberté de l’homme est une profanation. Rappeler sa dispartition est un devoir de mémoire, de justice pour le sunnite, le chrétien, le laïc, l’africain ou l’asiatique.

Taire sa disparition et ne pas réclamer la vérité sur son enlèvement comme sur celui de Benbarka est une démission de son humanitude avant celle de sa religion ou de son idéologie.

Faire disparaitre un homme pour ses idées ou pour autre chose est inadmissible.

Lutter contre l’impérialisme et le servir est la plus grande trahison qu’un chef d’état, qu’une révolution, qu’un homme puisse faire. Le hadith du Prophète est sans équivoque :

"Le perdant est celui qui a troqué sa vie de l’au dela pour sa vie ici bas. Mais le pire des perdants est celui qui a troqué sa vie de l’au delà pour la vie mondaine des autres"

La politique ici ou là bas est devenu un troc de chiffonniers. Les politiciens des kits jetables qui n’ont même pas la pudeur d’agir dans les coulisses. Sinon comment expliquer qu’un même homme puisse réclamer une chose et son contraire en quelques semaines si ce n’est l’impérialisme qui le manipule pour créer de la diversion, de la discordre, de l’incohérence.

Tant que nous " n’inspirons pas aux autre l’amour de la vérité, nous n’aurons pas la foi" a dit Mohamed

Et d’une manière toute simple tant que nous n’écrivons pas et nous ne lisons pas pour dévoiler comme le dit monsieur Naba les turpitudes des uns et les supercheries des autres nous sommes alors aussi veuls que les intellectuels organiques et négatifs et les humanitaires déshumanisant.

Il s’agit davantage de devoir moral que de crédibilité politique même si l’un ne doit pas aller sans l’autre quand on veut servir un peuple, un principe ou tout simplement témoigner ...

Par Sephora - le 10 décembre 2007

Je souscris entièrement à votre dénonciation, Monsieur Naba. Le temps ne serait-il pas enfin venu de poser clairement la question de l’éthique et de la moralité dans la realpolitik ? J’entends déjà les sarcasmes de tous ceux qui prônent un pragmatisme aveugle, dont la fin justifie plus que jamais tous les moyens, et en l’occurrence le reniement de la rhétorique tenue pendant la campagne présidentielle...

Quant à l’indignation de Rama Yade, ne faut-il pas y voir un habile stratagème ourdi par l’Elysée, afin de donner un sens à son portefeuille ministériel et de contrecarrer l’opposition... Dans le cas contraire, si elle était vraiment sincère et cohérente avec elle-même, elle démissionnerait sur le champ... Mais voilà, à l’image de Fadela Amara, qui s’était opposée avec le vocabulaire châtié qu’on lui connaît au projet de loi sur l’immigration, un maroquin vaut bien quelques paradoxes tout antinomiques soient-ils...

Par René Naba - le 10 décembre 2007

Réponse à Sauf

Vous avez écrit :

le tableau de chasse Moubarak

le tableau de chasse de Ben Ali etc......

Restons sélectifs et "diabolisons"ceux qui ne rentrent pas dans le moule, la real- politique s’applique également aux dictateurs n’est ce pas Mr NABA ??? Par Sauf - le 8 décembre 2007


Réponse René Naba :

Très franchement ce qualificatif "sélectif" ne s’applique pas à moi. dans mon dernier ouvrage "Aux origines de la tragédie arabe" Editions Bachari septembre 2006, je passe en revue, pour les dénoncer, bon nombre de dictateurs arabes. Mais Kadhafi a une responsabilité particulière dans l’affaiblissement du camp arabe (de la décapitation du parti communiste soudanais à la décapitation du mouvement chiite libanais à la main forte qu’il a prêtée au président soudanais Gaafar al Nimeiry dans le transfert vers Israel de plusieurs dizaines de milliers de juifs ethiopiens, les fallachas)).

Il est de la responsabilité des intellectuels arabes d’être critique et ferme à l’encontre des dérives et des abus des systèmes politiques arabes, encore faut-il bien connaitre l’histoire de sa région et ne pas développer une vision hémiplégique.

Kadhafi est pointé ces jours-ci, car sa visite en France coincide avec la commémoration de la journée mondiale des Droits de l’homme, dont le colonel, que je sache, n’en a pas été un farouche défenseur.

A l’invitation de Nicolas Sarkozy qui avait obtenu le ralliement d’illustres personnalités de gauche à sa personne contre la promesse d’un traitement implacable en matière des Droits de l’Homme

Cela vous a, peut-être, échappé, mais ce papier dénonce non seulement les turpitudes de Kadhafi, mais également la supercherie de Sarkozy et la veulerie des intellectuels de cour.

Il est de notre responsabilité d’etre exigeant avec les dirigeants arabes de la manière que nous le sommes avec les dirgeants occidentaux. Notre combat gagnerait en crédibilité

le 9 décembre 2007
Il faut savoir qu’en Tunisie ou n’existe aucun droit d’expression, regne le régime de la terreur. Ce qui explique que vous ne verrez jamais de tunisiens vivant en Tunisie s’exprimer dans les forums étrangers, dont français, car tout simplement inaccessibles. Le filtrage et la surveillance ayant été confié à deux entreprises, issues de deux pays qui prétendent etre des démocraties et qui sont en guerre perpértuelle avec des pays musulmans. Alors qu’en Libye, il existe aussi bien dans les congrès populaires, que dans le web comme le confirme RSF.
Par Nass - le 8 décembre 2007

On peut citer d’autres :

Tunisie : le tableau de chasse de Ben Ali

Egypte : le tableau de chasse de Moubarak

.................

Non je plaisante, ces derniers sont de vrais démocrates !!!!!

Jamais l’idée ne viendrait aux spécialistes de s’interroger sur les méthodes et les pratiques de ces autres dirigeants. Et pourtant , Moubarak, Ben Ali & cie ont visités la France à plusieurs reprises. A Quoi bon ?? Ils sont cleans et point c’est tout...

Ce qui compte c’est qu’ils sont nos amis et Khadafi semble vouloir les rejoindre. Avec eux , on n’a rien à craindre.

Restons sélectifs et "diabolisons"ceux qui ne rentrent pas dans le moule, la real- politique s’applique également aux dictateurs’ n’est ce pas Mr NABA ???

Par Sauf - le 8 décembre 2007

Sauf qu’il n’existe qu’une seule forme de démocratie, qui est celle directe, depuis l’antiquité, qu’on appelle également souverraineté populaire.

Alors que le système politico médiatique qui se dit representatif ne représente que lui meme.

Il est aussi le plus corruptible, celui qui laisse place à la domination de la puisssance fianciere, à l’oligarchisme et même à l’ethnocentrosme.

Par Peacelove - le 8 décembre 2007
Nicolas Sarkozy est le seul président gaulliste a avoir reconnu la supprématie du modéle américain mettant fin à l’exception française.La France n’est plus alliée mais ralliée à la thése des néo-conservateurs.Mouamar Kadhafi est le symptôme de la maladie du nationalisme arabe, de l’état importé et de l’occidentalisation de l’ordre politique.
Par Kotar - le 7 décembre 2007
C’est vrai la Lybie n’est pas une démocratie.On peut aussi, légitimement, énumérer les exactions de ce régime pour embarrasser Sarkozy.N’empêche que la Lybie n’a commis aucun génocide et n’a agressé aucun pays souverain comme l’ont fait certains pays démocratiques.Je vous laisse deviner lesquels.Nul n’est parfait.
le 7 décembre 2007
Sarkozy n’est pas le seul homme politique à faire des affaires avec la Lybie.Il ne mélange pas ses sentiments personnels avec la réalité politique.Kadhadi n’a quand même pas commis de génocide !Tout est relatif en ce bas monde !
Par Personne - le 7 décembre 2007

Ceux qui souhaitent comprendre et connaitre la réalité libyenne, en plus des qques sources que j’ai fourni, je les invite à se rendre en Libye dans au moins un congres populaire, pour se rendre compte de leurs propres yeux, de qui gouverne la Libye.

Je précise qu’en Libye, il y’a au total 2000 salles de congres populaires, pour 2 millions d’adultes, ce qui 1000 personnes par salle, dans lesquelles se déroulent ce que vous voyez à l’asseblée nationale, mais sauf qu’en Libye, c’est le peuple qui joue ce role.

le 7 décembre 2007

Je suis assez d’accord avec le dernier commentaire. Je suis tout même frappé par certains commentaires sur ce forum qui présente Kadhafi comme un démocrate (encore faut-il que ce mot ait un réel sens aujourd’hui...bref). Moi je persiste et signe..."les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent". Kadhafi donne l’impression d’être un personnage de James Bond...le méchant mégalo se croyant au dessus de tout.

Il ne faut s’étonner que Kadhafi soit reçu par notre cher président...... Tous les deux ont un point commun... La soif du pouvoir....

Ce monde arabe devient vraiment ridicule. En tant qu’arabe j’ai honte de ce que je vois.

J’espère que des jours meilleurs viendront

le 7 décembre 2007
je précise que la puissance financiere, les systèmes politico médiatiques à sa solde, et ses plus inconditionnels défenseurs que sont les néoconservateurs s’opposent avec la plus grande intransigeance à toute souverraineté populaire (démocratie directe), car la seule qui permette le droit des peuples de disposer d’eux même, la seule qui mette fin à la manipulation des massse, la seule qui permette une réelle répartition des richesses.
Par Sans-signature - le 7 décembre 2007
Sauf que si l’Algérie avait eu le meme systeme politique que la Libye, les algériens seraient aussi riches que les libyens, et jamais la secte wahhabite n’aurait pu engendrer une guerre civile entre algériens. Puisque le pétrole libyen était aussi convoité par les prédateurs, à l’aide de la secte wahhabite.
Par Macroute - le 7 décembre 2007
Ce colonel à la petite semaine qu’est Kadhafi a été bombardé par l’avion américaine en 1986. Depuis ce fort en gueule s’est tu. Il espère désormais être le nouveau larbin qui est un poste très convoité chez les dirigeants arabes. Il y a beaucoup de concurrence. Mais Kadhafi a toutes ses chances. Il est idiot et tyranique. Ce sont deux critères très appréciés par ses nouveaux maîtres américains notamment.
Par Victoria - le 7 décembre 2007
Ces dirigeants sont les marionnettes des intéréts de l’occident.Ce même occident qui a puni les palestiniens de leur choix d’élire le hamas pour y assoir la connivence et le statu quo de abbas.C’est ailleurs que se décide qui doit gouverner les peuples du sud.Pas seulement arabes.C’est pareil dans toutes les zones riches ou stratégiques qui sont l’enjeux des rivalités entre puissances.Le cas Saddam copain déchu devenu inutile dit fort bien cette politique.Sinon les peuples arabes veulent vivre tranquile, comme nous tous.
le 7 décembre 2007

sauf que ce portrait n’a aucun rapport avec la réalité. Est-ce par ignorance ou pour manipuler les masses ? allez savoir !

La réalité est qu’il aurait suffit de la démocratie, la vraie qu’est celle directe, dans tout les pays du monde, pour que cesse la misère, la guerre et la destruction de la planète, au moins en très grande partie.

Par Perier - le 7 décembre 2007
Ce portrait de Kadhafi prouve que le retard du monde arabe est due essentiellement à ses dirigeants et non pas à l’occident accusé de tous les maux. Vous avez donc la preuve que votre théorie selon laquelle le colonialisme est la cause du retard du monde arabe, est entrain totalement de s’écrouler. Certains vont encore soutenir cette théorie bidon, mais la preuve est là !
le 7 décembre 2007
Voila donc la 2e source crédible, qu’est Jeune Afrique, qui vous confirme que la Libye est la seule vraie démocratie au monde, et qui explique les fruits qu’a porté au profit du peuple un tel systeme politique :
le 7 décembre 2007
Toute les infos que je possède qu’elles soientt issues de la Panapress, diffusées par jeune Afrique, par un haut comissariat de l’ONU, par un intellectuel dissident américain qui a réalisé un documentaire d’1 heure sur le système politique libyen, démontrent que le seul au monde à avoir instauré dans son pays la seule vraie démocratie qu’est celle directe est tout simplement diffamé pour des raisons purement idéologiques. Je précise que mêmme RSF, tout en accusant Kadhafi d’etre un prédateur de la pressse, pour des raisons idéomlogiques, reconnait que la liberté d’expression existe sur le web libyen, et que le dernier prisonnier politique libyen a été libéré, qui a ma connaissance a été condamné surtout pour port d’arme illégal. Dans une démocratie, c’est le peuple qui gouverne, voila pourquoi aucun parti n’a de raison d’être, et puis il faut bien respecter son instance garante, qui n’est rien d’autre que son conseil constitutionnel, comme tout système politique.
le 7 décembre 2007

Libye seule vraie démocratie, confirmé par la comisssion des droits de l’homme des nations unies. Puisque la seule vraie démocratie depuis l’antiquité étant celle directe, qui offre le pouvoir au peuple, qui ne laisse donc ni place aux idéologies pour manipuler les masses, ni aux partis qui ne representent qu’eux meme. Demos Cratos signifie d’ailleurs pouvoir ou gouvernement du peuple :

http://www.unhchr.ch/tbs/doc.nsf/ (Symbol)/HRI.CORE.1.Add.77.Fr ?Opendocument

[...]

Systèmes politique et juridique

12. Depuis la révolution du 1er septembre 1969, la souveraineté est exercée par le peuple conformément à la Déclaration constitutionnelle du 11 décembre 1969, dont larticle premier stipule ce qui suit :

"La Libye est une république arabe démocratique libre où la souveraineté appartient au peuple. Le peuple libyen fait partie de la nation arabe. Son objectif est la réalisation de l’unité arabe totale. Le territoire libyen fait également partie de l’Afrique. Son nom est : République arabe libyenne."

Par Lisa - le 7 décembre 2007
C’est aussi cela la réalpolitik !!!A la limite du cynisme !Mais quel peuple est descendu dans la rue pour exiger un minimum de morale en politique.Aucun !Les peuples ont l’habitude de l’arbitraire en politique et ne descendent dans la rue que s’ils ont le "ventre vide" !Le colonel Khadafi est, comme tous les roitelets arabes, terrible avec ses opposants, mais on peut aussi établir le contraire pour certains dirigeants occidentaux qui sont démocratiques à l’intérieur de leurs sociétés, et qui sont violents à l’extérieur(en Afrique, Amérique du sud, Timor-oriental, bombardements Soudan, génocide Rwanda, etc...)Et ce n’est pas tout !Que dire de Bush qui autait triché aux premiéres élections, déclenché une agression inique, basée sur des mensonges contre le seul petit état laîc du moyen-orient, pendu son président sans le juger aprés avoir liquidé ses deux fils, ouvert le bagne de gantanamo !Il en va de la même veine pour la destruction du Liban !Les cibles furent surtout des cvils, dont beaucoup d’enfants, et les infrastructures.Ces politiques iniques dirigées contre le moyen-orient empêchent toute évolution dans la région, nuisent à l’harmonie qui existait entre les minorités, empêchent toute tentative d’émergence d’une autre politique, paralysent l’initiative des habitants, confortent la tyrannie, créent l’hostilité et la désillusion envers les politiques occidentales.
Par Tasmuss - le 7 décembre 2007
Sympathique le nouvel ami de la France. Que va penser monsieur Kouchner qui donne des leçons d’humanisme du matin au soir.Et pas seulement lui d’ailleurs...
le 7 décembre 2007

KADHAFFI SEME LE CHAOS EN AFRIQUE

Je suis étonné de voir que pour des raisons économiques la FRANCE et toutes les associations des droits de l’Homme fermer les yeux sur la venue de KADHAFFI en France. C’est une honte pour un pays qui se dit pays des droits de l’Homme. Actuellement Ghadaffi est en train de semer le chaos dans un pays pauvre voisin de la libye le NIGER où ils forment des touaregs et les finance pour semer le chaos dans ce pauvre pays. La honte s’il nya pas manifestation à la venue de Khadaffi en FRANCE

Par Matania - le 7 décembre 2007
Ce clown de Kadhafi est le client idéal pour les gouvernements occidentaux. Cet abruti qui gère son pays sous une tante est un mégalomane, qui n’a aucune cohérence idéologique. Kadhafi n’ a aucune fiabilité, sauf pour les hommes d’affaire qui s’intéressent à son pétrole et seulement à son pétrole.
Par Samir - le 7 décembre 2007
Ce despote de Khadafi est bien représentatif des autres despotes du monde arabe assoifés de pouvoir et qui sont prêts à tout pour se maintenir en place, même à tuer comme le fait Khadafi.
Par Shanez - le 7 décembre 2007
Khadafi ecrit : " Eux tolèrent la polygamie et s’opposent à l’émancipation de la femme, moi, j’encourage nos soeurs à se libérer et je suis pour la monogamie". L’émancipation de la femme ne se fera que si l’Homme est lui même émancipé, tant que les hommes sont sous le joug d’une dictature aussi féroce, je ne vois pas comme les femmes peuvent s’émanciper. C’est d’un ridicule à mourir !!! C’est en libérant l’Homme qu’on libérera la femme et non le contraire. là est le drame de tous les pays arabos musulmans. L’exemple flagrant étant la Tunisie où les femmes se sont certes émancipées avec la politique de Bourguiba mais a quoi cela sert t-il puisqu’elles vivent toujours sous la dictature ?
Par Ideal - le 7 décembre 2007

Je ne sais si le colonel Khadafi est un homme pieu ou pas et là n’est pas la question. Qu’il fasse sa prière, qu’il fasse le pelerinage ou le ramadan ne change rien absolument rien au fait qu’il soit un dictateur sanguinaire.

La référence à l’islam n’est pas une caution de bonne moralité ou de grandeur d’âme. L’homme se juge par ses actes et non par ses croyances.

le 7 décembre 2007
Le colonel Kadhafi est un homme pieux, il invoque fréquemment le Coran et la protection d’Allah, l’Islam reste sa référence morale et juridique, ... mais il se réserve le droit d’interpréter le Coran. Guy Georgy rappelle que Kadhafi déteste les intégristes, les Frères Musulmans que Nasser a toujours combattus et les dénonce comme rétrogrades et fanatiques. "Entre eux et moi, il n’y a que des différences capitales : eux ne croient pas au socialisme, tandis que moi, j’ai la conviction que le socialisme tel que je le présente dans le "Livre vert" est la solution de tous nos problèmes de société. Ils n’attachent pas d’importance à l’exploitation de l’homme par l’homme, alors que moi, je veux la combattre en priorité. Eux tolèrent la polygamie et s’opposent à l’émancipation de la femme, moi, j’encourage nos soeurs à se libérer et je suis pour la monogamie. Ils veulent utiliser le djihad contre les chrétiens et mener je ne sais quelle croisade contre l’Europe, moi pas, parce que c’est ridicule (...) je me méfie également de l’esprit religieux car j’ai remarqué que, lorsqu’un pays est entre les mains d’une seule religion, les minorités sont toujours accablées"
Par Shanez - le 7 décembre 2007

Cet homme qui se fait appeler Président qui par le biais d’une repression et d’une dictature sans nom, maintient tout un peuple en otage, devrait être jugés par le TPI mais il n’en est rien.

Il n’en est car cet homme est un pion dans l"échiquier arabe et peut être utile à certaines puissances.

Il n’en est rien car tant que cet homme torture, massacre, emprisonne, étouffe et terrorise son peuple cela ne pose aucun problème pour ces grands pays qui se drapent du linceul des Droits de l’Homme.

Il n’en est rien car ce charmant personnage est le type même de Président qui plait tant à nos grandes puissances, ce type de Président qui tient d’une main de fer son peuple qui crève de faim et de peur, pendant que lui pille et dilapide les richesses du pays, qu’il vend pour une bouchée de pain à nos grandes puissances.

Ces tyrans ont encore un bel avenir devant eux, parce que soutenus et encouragés par nos grandes puissances qui ferment les yeux sur toutes les exactions commises, et que les principes des Droits de l’homme ne font aucunement poids devant les intérêts pétoliers.

Par jj - le 7 décembre 2007
L’auteur a oublié un tout petit dérail : il n’a AUCUNE preuve, et en général on en a besoin pour accuser quelqu’un d’un si grand nombre de crimes !!
Par Farid HENNAOUI - le 7 décembre 2007

La réhabilitation du Colonel Mouammar Khadafi fait froid dans le dos. Elle montre à quel point, l’Europe et les Etats Unis se foutent éperdumment de la question des Droits de l’Homme.

La sauvagerie de ce régime sanguinaire va nécessairement s’étendre et rien n’indique que le despote abandonnera son pouvoir autocratique.

Le message que nous lançons au démocrates du Maghreb est tragique. La chute de Saddam Hussein avait semble t-il fait réflechir Khadafi. Pourquoi avoir relaché la pression sur ce type dont le parcours suinte de sang et de souffrance ?

Farid HENNAOUI Un maghrebin désespéré.

Par Kacem - le 7 décembre 2007
Kadafi est tyran. Ce type est dangereux pour la Lybie et le monde arabe.

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