Vendredi 25 April 2014
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Les Etats-Unis connaissent depuis 2007 l’existence d’un pacte secret entre Moubarak et Suleiman en vue de diriger ensemble l’Egypte

Les Etats-Unis connaissent depuis 2007 l’existence d’un pacte secret entre Moubarak et Suleiman en vue de diriger ensemble l’Egypte
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http://oumma.com/

Unis par une promesse occulte. Le chef de l’Etat égyptien, Hosni Moubarak, et Omar Suleiman, son nouveau vice-président, avaient secrètement envisagé de gouverner en tandem depuis plusieurs années. C’est ce que révèlent des documents confidentiels, issus de l’ambassade américaine du Caire et dévoilés par Wikileaks.

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Unis par une promesse occulte. Le chef de l’Etat
égyptien, Hosni Moubarak, et Omar Suleiman, son nouveau vice-président, avaient
secrètement envisagé de gouverner en tandem depuis plusieurs années. C’est ce
que révèlent des documents confidentiels, issus de
l’ambassade américaine du Caire et dévoilés par Wikileaks.

Les diplomates américains basés en Egypte avaient anticipé
la restauration du poste de vice-président et la nomination d’ href="http://oumma.com/Le-nouveau-vice-president-d-Egypte">Omar Suleiman,
chef des services secrets, dès l’année 2005 : c’est ce qui ressort d’un href="http://213.251.145.96/cable/2005/06/05CAIRO4534.html">télégramme
confidentiel, publié aujourd’hui href="http://oumma.com/A-qui-profitent-les-revelations-de">par le site
Wikileaks. Une anticipation clairvoyante qui sera partiellement renforcée,
deux ans plus tard, lorsque les Américains du Caire apprendront également
l’existence d’un accord secret entre le chef de l’Etat et l’ancien général :
Hosni Moubarak aurait en effet promis à Omar Suleiman, bien avant 2005, de le
nommer à ses côtés au poste de la vice-présidence. Cette fonction, vacante
depuis 1981 et l’arrivée au pouvoir de l’actuel président égyptien, désigne
implicitement l’homme consacré pour reprendre le pouvoir. C’est ainsi que, sur
les trois dirigeants que l’Egypte a connu depuis 1952, deux d’entre eux – Anouar
Al Sadate et Hosni Moubarak- ont accédé à la fonction suprême. Samedi, au
lendemain d’une insurrection
populaire
qui a notamment href="http://oumma.com/Barah-Mikail-La-page-du-regime">gagné la jeunesse
égyptienne, Omar Suleiman est parvenu à l’antichambre du pouvoir en prêtant
serment pour devenir, à son tour, le vice-président.

La perspective des diplomates américains en 2005 se basait
initialement sur un href="http://business.highbeam.com/437192/article-1G1-133257818/egypt-politics-mubarak-vows-name-vicepresident">scoop
publié alors par le Financial Times  : selon le quotidien
britannique, le porte-parole du président égyptien aurait laissé entendre, lors
d’un dîner privé, qu’Hosni Moubarak voudrait restaurer le poste de
vice-président juste après les élections présidentielles qui devaient se tenir en
fin d’année. Après vérification auprès de plusieurs sources locales,
l’ambassade américaine a recoupé favorablement l’information en considérant
dans le même temps que l’homme de la situation serait vraisemblablement Omar Suleiman.

Rancœur du loyaliste

En 2007, un informateur de l’ambassade des Etats-Unis informa
par ailleurs les Américains du ressentiment personnel du chef des services
secrets égyptiens à l’endroit de Hosni Moubarak : href="http://213.251.145.96/cable/2007/05/07CAIRO1417.html">selon ce télégramme,
Suleiman serait « profondément blessé » par le « reniement »
de la promesse, tenue « plusieurs années auparavant » par le
chef de l’Etat, de le nommer vice-président. Le dirigeant du Renseignement
égyptien serait en outre particulièrement hostile au fils du président, Gamal
Moubarak, au point de « détester l’idée » de son accession au
pouvoir. Un mépris réciproque, si l’on en juge par un autre href="http://wikileaks.ca/cable/2007/04/07CAIRO974.html">télégramme
confidentiel de l’ambassade faisant état de la perception du fils Moubarak
à propos de Suleiman, envisagé comme une « menace ».

Jadis, les tactiques pour conquérir le pouvoir, et notamment
à travers la passerelle de la vice-présidence, n’ont pas été indispensables
pour Hosni Moubarak. Dans un ancien href="http://www.lejournalduparlement.fr/site/fr/node/14">entretien accordé
au journaliste Christian Malard, le président racontait comment sa nomination,
en 1975, au poste de vice-président l’avait alors pris au dépourvu : « Un
jour, le Président Sadate m’appelle et me demande de venir le voir, ce que je
fais. À vrai dire, je ne m’attendais à rien de précis. Ma femme et moi devions
dîner chez des amis, c’était un jeudi soir après la Guerre d’Octobre, le climat
était détendu… Donc, je suis allé le voir comme convenu vers 18h. Il m’a gardé
jusqu’à 20h. Il a commencé par évoquer l’Histoire du pays, à raconter diverses
anecdotes… Puis, il me dit qu’il réfléchissait, qu’il voulait nommer un vice-président
et qu’il avait pensé à certaines personnes pour ce poste… Je n’ai pas imaginé
une seule seconde qu’il pensait à moi ! Je n’étais pas candidat à cette
fonction. Et finalement, lorsqu’il m’a annoncé qu’il me nommait, là, je suis
tombé de haut ! Je lui ai même demandé si ce n’était pas un peu prématuré. Il m’a
alors répondu : « Non, vous commencez la semaine prochaine ». Je me suis alors
dit que ce devait être mon destin ».

The show must go on

Un fatalisme qui n’est pas sans évoquer celui de l’ambassadeur
américain : dans un href="http://213.251.145.96/cable/2007/05/07CAIRO1417.html">télégramme de 2007
consacré à la succession présidentielle, le diplomate développa une analyse
particulièrement cynique en envisageant la nécessité d’un futur président qui
soit perçu, par l’opinion publique, comme un « anti-Américain »
afin de « prouver sa fibre nationaliste à la rue
égyptienne ».
Le disciple probable de Machiavel rajouta même que,
« pour coopter une potentielle opposition et galvaniser sa popularité »,
le nouveau dirigeant devra tendre la main « aux Frères musulmans,
comme l’ont fait Gamal Abdel Nasser, Anouar Al Sadate et Hosni Moubarak au tout
début de leurs mandats ».
A la fois href="http://www.time.com/time/world/article/0,8599,2045174,00.html">dictature
militaire et Etat policier, l’Egypte semble ici renouer avec son passé
tumultueux, fait d’intrigues de palais, de convoitises par l’étranger et de
révoltes populaires. La dramaturgie étant en place, tous les acteurs peuvent
dorénavant entrer sur scène.

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Commentaires

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Une chose est sûre est que les peuples arabes ne veulent pas de ces successions dynastiques n’ayant aucune légitimité d’aucune sorte. Ils veulent des dirigeants intelligents, expérimentés, aguerris, ... et non de ces enfants gâtés de la Nomenklatura qui ne pèsent pas le poids d’une plume.
Qu’ils dégagent !.

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Lola,

Peut-être que d’aucuns "veulent", plutôt que des dirigeants aux qualificatifs imbus, des Institutions qui leur garantiraient ces droits inaliénables de la personne, comme la liberté, la sûreté, la propriété. Un Etat qui n’aurait d’autre finalité (fonctions régaliennes) que de protéger ces droits, notamment grâce à la surveillance et l’existence d’une Constitution, de pouvoirs séparés et décentralisés, de démocratie, d’un ordre social spontané, d’une économie de marché...

En ce qui me concerne, peu m’importe les noms, les titres, les origines ou les qualificatifs des hommes d’Etat (président, chef, calife, velayatél- faqih, imam...), je ne les vois guère au-dessus ou en-dehors des autres hommes qu’ils prétendent "diriger".

Mais bon, je ne suis pas cette égyptienne ayant souffert de tout ce qui l’a acculée, elle mais aussi ses compatriotes, à cet unique front tellement peu propice à la discussion et la réflexion...la rue.

En même temps, comme l’égyptienne, je suis un être humain et donc ces événements me font "frémir" jusque dans ma lointaine chaumière :)

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0 points

A la fin de la première prière de l’aube mon unique action de grâces c’est celle-ci" Mon Dieu faites que les américains découvrent une nouvelle planète et qu’ils dégagent tous si possible en emmenant les Israéliens " , car voyez-vous chère Lola la nomenklatura sans les américains et le mossad n’a pas de prise sur le peuple.