Samedi 11 février 2012

Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine

Cet ouvrage « Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » écrit par deux éminents universitaires américains : John J. Mearsheimer, et Stephen M. Walt a eu un grand retentissement aux Etats-Unis. A la veille de sa parution officielle en France aux éditions La Découverte, oumma.com publie quelques extraits de ce livre incontournable.

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Introduction

L’Amérique va bientôt entrer dans l’année qui verra élire son nouveau président. Bien qu’il soit impossible de prédire l’issue du scrutin, certains traits de la campagne sont facilement prévisibles. Inévitablement, les candidats auront des opinions divergentes sur de nombreuses questions de politique intérieure – soins médicaux, avortement, mariage gay, impôts, éducation, immigration, etc. – et toute une série de questions relatives à la politique étrangère provoqueront à coup sûr des débats houleux.

Que faire en Irak ? Comment répondre à la crise au Darfour, aux ambitions nucléaires de l’Iran, à l’hostilité dont la Russie fait preuve à l’égard de l’OTAN,
à la puissance grandissante de la Chine ? Comment aborder le problème du réchauffement climatique, combattre le terrorisme, et inverser le processus de dégradation de l’image des États-Unis à l’étranger ? Sur ces sujets et sur bien d’autres, on peut raisonnablement s’attendre à de vigoureux désaccords entre les différents candidats.

Mais il est un sujet sur lequel – là aussi, on peut en être certain – les candidats parleront d’une seule voix. En 2008, tout comme au cours des précédentes années électorales, des candidats sérieux à la magistrature suprême ne ménageront pas leurs efforts pour faire savoir leur engagement personnel vis-à-vis d’un pays étranger – Israël – ainsi que leur détermination à maintenir un soutien américain indéfectible à l’État hébreu.

Chaque candidat répétera qu’il est parfaitement conscient de toutes les menaces qui planent sur Israël et affirmera haut et fort que, s’il est élu, les États-Unis continueront résolument à défendre les intérêts d’Israël, et ce en toutes circonstances.

Il n’y a aucune chance pour que les candidats critiquent réellement Israël ou suggèrent que les États-Unis devraient adopter une politique plus impartiale dans la région. Quiconque s’y risque devra quitter la course en cours de route.
Ne voyez là aucune prophétie audacieuse, car les aspirants au poste présidentiel ont déjà déclaré leur soutien à Israël au début de l’année 2007.

Le processus s’est engagé en janvier, lorsque quatre candidats potentiels se sont exprimés à la conférence annuelle d’Herzliya sur la sécurité d’Israël. Ainsi que l’a rapporté Joshua Mitnick dans Jewish Week, ils avaient « l’air de participer à un concours devant désigner celui qui crierait le plus fort en faveur de l’État hébreu ». Intervenant par liaison satellite, John Edwards, candidat démocrate à la vice-présidence en 2004, a déclaré à son auditoire israélien : « Votre avenir est le nôtre »,avant d’ajouter que le lien qui unit les États-Unis et Israël « ne sera jamais rompu ».

L’ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney a dit « se trouver dans un pays qu’[il] aime avec des gens qu’[il] aime » et, conscient des inquiétudes d’Israël face à l’hypothèse d’un Iran nucléarisé, a proclamé : « Il est temps que le monde exprime trois vérités :

1) il faut que l’Iran cesse ; 2) on peut faire cesser l’Iran ; 3) nous ferons cesser l’Iran ! » Le sénateur républicain de l’Arizona John McCain a quant à lui déclaré que « lorsqu’il s’agit de la défense d’Israël, on ne peut tout simplement pas transiger », tandis que l’ancien président républicain de la Chambre des représentants Newt Gingrich déclarait qu’« Israël affronte la plus grande menace de [sic] sa survie depuis la victoire de 1967 ».

Peu de temps après, début février, la sénatrice démocrate de l’État de New York Hillary Clinton s’est exprimée devant la section locale de l’AIPAC, déclarant qu’« en ces temps de grande difficulté et de grand péril pour Israël, il est indispensable que nous soyons fidèles à notre ami et allié, ainsi qu’à nos propres valeurs. Israël est un phare qui montre le chemin dans une région ravagée par les méfaits du radicalisme, de l’extrémisme, du despotisme et du terrorisme ».

L’un de ses rivaux à l’investiture démocrate, le sénateur de l’Illinois Barack Obama, s’est adressé à des membres de l’AIPAC à Chicago un mois plus tard. Obama, qui avait exprimé sa solidarité envers les Palestiniens et brièvement évoqué leur « souffrance » lors d’un déplacement de campagne en mars 2007, s’est livré à un éloge sans équivoque d’Israël et a bien fait comprendre qu’il ne ferait rien pour changer les relations israélo américaines .

D’autres aspirants à la fonction présidentielle, parmi lesquels le sénateur républicain Sam Brownback et le gouverneur du Nouveau- Mexique Bill Richardson, ont exprimé des sentiments pro-israéliens avec autant sinon plus d’ardeur .

Comment expliquer cette situation ? Pourquoi y a-t-il si peu de désaccords entre ces candidats sur Israël, alors même que leurs divergences sont profondes sur la quasi-totalité des autres problèmes importants auxquels les États-Unis sont confrontés, et que la politique américaine au Moyen-Orient a manifestement complètement déraillé ?

Pourquoi Israël obtient-il toutes les faveurs des candidats à l’élection présidentielle, alors que les citoyens israéliens eux-mêmes déplorent souvent les agissements de leur pays et que ces mêmes candidats sont les premiers à critiquer les actions des autres États ? Pourquoi Israël, et aucun autre pays au monde, a-t-il droit à autant d’égards de la part des leaders politiques américains ?

Pour certains, la réponse est qu’Israël est un atout stratégique fondamental pour les États-Unis et, en particulier, un partenaire indispensable dans la « guerre contre le terrorisme ».D’autres répondront que de solides raisons d’ordre moral justifient d’apporter un soutien inconditionnel à Israël, car c’est le seul pays dans cette région à« partager nos valeurs ». Mais aucun de ces arguments ne résiste à un examen impartial.

Pour ce qui est de vaincre les terroristes qui prennent les États-Unis pour cible, les liens étroits que Washington entretient avec Jérusalem ne lui facilitent pas la tâche, bien au contraire, sans compter qu’ils nuisent à la réputation de l’Amérique auprès de ses alliés dans le monde. Maintenant que la Guerre froide est terminée, Israël est devenu un handicap stratégique pour les États-Unis. Mais aucun responsable politique ne se risquera à le dire en public, ni même à soulever la question.

Il n’existe aucune raison d’ordre moral justifiant cette relation indéfectible et cette absence totale d’esprit critique. Il y a d’excellents arguments moraux légitimant l’existence d’Israël, et de bonnes raisons pour les États-Unis de s’engager à venir en aide à Israël s’il en allait de sa survie.

Mais, étant donné la façon brutale dont Israël traite les Palestiniens dans les territoires occupés, des considérations morales devraient conduire les États-Unis à mener une politique plus équilibrée, voire plus favorable aux Palestiniens. Il est pourtant très improbable qu’un homme politique briguant la fonction présidentielle ou un poste au Congrès s’exprime en ces termes.

La véritable raison pour laquelle le monde politique américain fait preuve d’autant d’égards réside dans l’influence politique du lobby pro israélien. Le lobby est un ensemble d’individus et de groupes travaillant activement à l’orientation de la politique étrangère américaine dans un sens pro-israélien.

Comme nous le verrons plus tard en détail, il ne s’agit pas d’un seul mouvement unifié, doté d’une direction centrale – et certainement pas d’une conspiration ou d’un complot –, qui « contrôlerait » la politique étrangère américaine. Il s’agit simplement d’un puissant groupe d’intérêts, composé à la fois de Juifs et de non-Juifs, dont le but avoué est de défendre la cause israélienne aux États-Unis et d’influencer la politique étrangère américaine au profit de l’État hébreu – c’est du moins ce que croient ses membres.

Les différents groupes qui constituent le lobby ne sont pas toujours d’accord sur tout, mais ils partagent le désir de promouvoir une relation privilégiée entre les États-Unis et Israël. Tout comme les efforts d’autres lobbies et groupes d’intérêts ethniques, les différentes composantes du lobby pro-israélien participent à la vie démocratique du pays, conformément à la longue tradition d’activisme des groupes d’intérêts.

Vu que le lobby pro-israélien est devenu au fil du temps l’un des plus puissants aux États-Unis, les candidats aux hautes fonctions prêtent une attention toute particulière à ses recommandations. Profondément attachés à Israël, les individus et les groupes qui composent le lobby aux États-Unis refusent que les hommes politiques américains critiquent ce pays, même lorsque cette critique est légitime ou dans l’intérêt d’Israël.

Ces groupes veulent au contraire que les leaders américains traitent Israël comme s’il s’agissait du cinquante et unième État de l’Union. Les démocrates comme les républicains redoutent les coups du lobby. Ils ont tous conscience que quiconque conteste sa politique a peu de chances d’être élu président.

Le lobby et la politique américaine au Moyen-Orient

Le pouvoir politique du lobby ne vient pas de son poids sur les déclarations des candidats à la présidentielle pendant la campagne, mais de son influence considérable sur la politique étrangère américaine, en particulier au Moyen-Orient. Les interventions américaines dans cette zone hypersensible ont d’importantes conséquences sur les habitants des quatre coins de la planète, et surtout ceux de cette région.

Voyez seulement à quel point la guerre en Irak de l’administration Bush a affecté le peuple de ce pays anéanti qui souffre depuis si longtemps : des dizaines de milliers de morts, des centaines de milliers contraints à l’exil, et une guerre confessionnelle meurtrière dont on ne voit pas la fin.

Cette guerre a également été un désastre pour les États-Unis, elle a fragilisé nos alliés aussi bien dans la région qu’en dehors. On peut difficilement imaginer démonstration plus éclatante – ou tragique – de l’impact que peuvent avoir les États-Unis dans le monde lorsqu’ils font usage de leur puissance.

Les États-Unis se sont impliqués au Moyen-Orient dès les origines, concentrant la majeure partie de leur activité sur les programmes d’éducation et le travail missionnaire. C’est la fascination pour la Terre promise et le rôle du judaïsme dans son histoire qui ont fait naître chez certains l’envie d’encourager la restitution d’une terre aux Juifs, vision partagée par quelques leaders religieux importants et certains hommes politiques américains.

Mais ce serait une erreur de considérer cet engagement modeste et en grande partie privé comme étant à l’origine de la présence des États-Unis dans la région depuis la Seconde Guerre mondiale et, en particulier, de leur relation exceptionnelle avec Israël aujourd’hui . Entre les incursions des pirates de Barbarie il y a de cela deux cents ans et la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis n’ont joué aucun rôle dans la région, et les leaders américains ne le souhaitaient pas.

En 1917, Woodrow Wilson a bel et bien souscrit à la Déclaration Balfour (qui exprimait le soutien de la Grande-Bretagne à la création d’un foyer national pour le peuple juif en Palestine), mais n’a quasiment rien fait pour la réalisation de ce projet.

L’implication américaine la plus significative à cette période – une commission d’enquête envoyée dans la région en 1919 par la Conférence de Paris sous la direction des Américains Henry Churchill King et Charles Crane – a même abouti à la conclusion que la population locale s’opposait à une occupation sioniste durable, allant jusqu’à donner un avis défavorable à la création d’un État juif indépendant – un avis auquel, comme le rappelle l’historienne Margaret Macmillan, « personne n’a prêté la moindre attention ».

La possibilité de placer des territoires du Moyen-Orient sous mandat américain a brièvement été envisagée mais vite abandonnée, et la Grande-Bretagne et la France ont fini par se partager les parties de l’Empire ottoman qui les intéressaient .

Les États-Unis ont joué un rôle important et croissant au Moyen- Orient à partir la Seconde Guerre mondiale, tout d’abord attirés par le pétrole, puis engagés dans la lutte anticommuniste, et enfin dans leur relation de plus en plus étroite avec Israël.

Premier pas significatif, l’Amérique noua un partenariat avec l’Arabie saoudite au milieu des années 1940 (voulu par les deux parties pour mettre un frein aux ambitions britanniques dans la région), puis s’engagea plus formellement avec l’intégration de la Turquie à l’OTAN en 1952 et le Pacte antisoviétique de Bagdad en 1955 .

Après avoir soutenu la création d’Israël en 1948, les leaders américains ont essayé d’adopter une position équilibrée entre Israël et les pays arabes et ont pris soin de ne pas nouer d’alliance officielle avec l’État hébreu par crainte de compromettre d’autres intérêts stratégiques plus importants.

Cette situation a évolué au cours des décennies suivantes, sous l’effet de la guerre des Six-Jours, des ventes d’armes soviétiques à plusieurs États arabes, et de l’influence grandissante des groupes pro-israéliens aux États-Unis.

Étant donné les transformations profondes du rôle joué par les États-Unis dans la région, il est absurde d’expliquer la politique américaine actuelle – en particulier, le soutien à Israël – en se référant aux croyances religieuses d’une époque révolue ou aux formes très différentes qu’a pu prendre l’engagement américain par le passé. Iln’y avait rien d’inévitable ou de prédéterminé dans la relation privilégiée qui lie aujourd’hui les États-Unis à Israël.

Depuis la guerre des Six-Jours en 1967, une caractéristique prépondérante, voire le coeur, de la politique américaine au Moyen-Orient est sa relation avec Israël. À vrai dire, au cours des quarante dernières années, les États-Unis ont fourni à Israël un soutien matériel et diplomatique d’une ampleur sans rapport avec celui apporté aux autres pays.

Ce soutien est en général inconditionnel : quoi que fasse Israël, le niveau de l’aide demeure en majeure partie inchangé. En particulier, les États-Unis prennent systématiquement le parti d’Israël plutôt que celui des Palestiniens, et n’exercent que rarement des pressions sur l’État hébreu pour faire cesser la construction de routes et de colonies en Cisjordanie.

Bien que les présidents Bill Clinton et George W. Bush se soient ouvertement déclarés en faveur de la création d’un État palestinien viable, aucun n’a voulu user de l’influence américaine pour le faire advenir.

Les États-Unis ont adopté une politique au Moyen-Orient qui reflète les préférences israéliennes. Par exemple, depuis le début des années 1990, la politique américaine à l’égard de l’Iran est massivement influencée par les recommandations formulées par les gouvernements israéliens successifs.

Au cours des dernières années, Téhéran a tenté à plusieurs reprises d’améliorer ses relations avec Washington et de régler les différends en suspens, mais Israël et ses sympathisants américains ont réussi à contrecarrer tout espoir de détente et à maintenir un fossé entre les deux pays.

Autre exemple : l’attitude de l’administration Bush pendant la guerre d’Israël contre le Liban à l’été 2006. La quasi-totalité des pays du monde ont condamné la campagne de bombardements d’Israël – qui a tué plus d’un millier de Libanais, civils pour la plupart – mais pas les États-Unis.

Au lieu de cela, ils ont aidé Israël à poursuivre la guerre, et des responsables importants des partis démocrate et républicain ont pris ouvertement le parti de l’État hébreu. Ce soutien inconditionnel a affaibli le gouvernement pro-américain de Beyrouth, renforcé le Hezbollah, et conduit l’Iran, la Syrie et le Hezbollah à se rapprocher, ce qui n’était guère dans l’intérêt des États-Unis, ni dans celui d’Israël.

De nombreuses décisions prises au nom d’Israël compromettent aujourd’hui la sécurité nationale des États-Unis. Le soutien sans bornes à l’État hébreu ainsi que l’occupation israélienne prolongée des territoires palestiniens alimentent l’anti-américanisme dans le monde arabo musulman, renforcent la menace du terrorisme international et compliquent la tâche de Washington lorsqu’il s’agit de traiter d’autres problèmes, tels que le programme nucléaire iranien.

Étant donné l’impopularité des États-Unis au Moyen-Orient aujourd’hui, les dirigeants arabes qui, en temps normal, auraient partagé les objectifs américains ne sont pas pressés de nous apporter ouvertement leur soutien, une situation qui réduit nos marges de manoeuvre dans la région.
Cette situation, qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire américaine, est principalement due aux activités du lobby pro-israélien.

Même si d’autres groupes d’intérêts particuliers – des lobbies représentant les Américains d’origine cubaine, irlandaise, arménienne ou indienne – ont réussi à orienter la politique étrangère américaine selon leurs voeux, aucun lobby n’a détourné cette politique aussi loin de l’intérêt national des États-Unis.

Le lobby pro-israélien est notamment parvenu à convaincre de nombreux Américains que les États-Unis et Israël avaient les mêmes intérêts. Or, rien n’est plus faux.

Bien que ce livre soit principalement consacré à l’influence du lobby sur la politique étrangère américaine et à ses effets négatifs sur les intérêts des États-Unis, il faut dire aussi que le lobby a involontairement porté préjudice à Israël. Ainsi, par exemple, la question des colonies que l’écrivain Leon Wieseltier, pourtant bien disposé à l’égard d’Israël, a récemment qualifiées d’« erreur stratégique et morale sans précédent ».

Israël se porterait mieux aujourd’hui si les États-Unis avaient utilisé leur poids financier et diplomatique pour convaincre Israël de cesser l’implantation de colonies en Cisjordanie et à Gaza, et s’ils l’avaient aidé à créer un État palestinien viable sur ces terres. Mais Washington n’en a rien fait, principalement parce que le prix politique à payer eût été trop élevé pour n’importe quel président.

Comme nous venons de le souligner, il aurait mieux valu pour Israël que les États-Unis l’eussent averti que son intervention militaire au Liban en 2006 était vouée à l’échec, au lieu d’approuver le projet et de le soutenir.

En rendant quasiment impossible toute critique et en empêchant le gouvernement américain de s’opposer aux choix d’Israël contraires à ses propres intérêts, le lobby pourrait même être en train de compromettre les perspectives d’avenir à long terme de l’État hébreu.

Le mode opératoire du lobby

Il est difficile d’évoquer l’influence du lobby sur la politique étrangère américaine, du moins dans les grands médias, sans se faire accuser d’antisémitisme ou, pour les Juifs, de « haine de soi ». Il est tout aussi difficile de critiquer en public la politique israélienne ou de remettre en question le soutien américain à Israël.

Ce soutien inconditionnel est rarement contesté car des groupes appartenant au lobby usent de leur influence pour s’assurer que le discours public relaie les arguments d’ordre stratégique et moral justifiant cette relation privilégiée.

Les réactions suscitées par livre de l’ex-président Jimmy Carter, Palestine : Peace Not Apartheid, illustrent parfaitement ce phénomène. Le livre de Carter est un appel personnel en faveur d’un engagement américain renouvelé dans le processus de paix, en grande partie fondé sur sa grande expérience de cette question au cours des trente dernières années.

Si certains peuvent contester ses arguments ou ses conclusions, son objectif final est la paix entre ces deux peuples, et Carter défend sans équivoque le droit d’Israël à vivre en paix et en sécurité. Pourtant, pour avoir suggéré que la politique israélienne dans les territoires occupés ressemblait au régime de l’apartheid en Afrique du Sud et dit ouvertement que des groupes pro-israéliens empêchaient les leaders américains de conduire fermement Israël sur le chemin de la paix, Carter a été victime d’une violente campagne de diffamation lancée par ces mêmes groupes.

Non seulement on a accusé Carter d’être antisémite et de détester les Juifs, mais certains lui ont même attribué une certaine sympathie pour les nazis 10. Parce que le lobby cherche à préserver les relations israélo-américaines et qu’à vrai dire ses arguments stratégiques et moraux ne tiennent pas la route, il n’a pas d’autre choix que de tenter d’étouffer ou de marginaliser toute tentative pour faire naître un débat sérieux.

En dépit des efforts du lobby, une frange importante de la population américaine – proche de 40 % – reconnaît que le soutien à Israël est l’une des principales causes de l’anti-américanisme dans le monde. Parmi les élites, le chiffre augmente considérablement . Par ailleurs, une proportion surprenante d’Américains ont conscience que le lobby exerce une influence considérable – et pas toujours positive – sur la politique étrangère américaine.

Un sondage national effectué en octobre 2006 a révélé que 39 % des personnes interrogées estimaient que « le travail du lobby pro-israélien auprès du Congrès et de l’administration Bush [était] un facteur clé de l’engagement dans la guerre d’Irak et de l’affrontement actuel avec l’Iran ».

Dans une étude menée en 2006 auprès de spécialistes des relations internationales aux États-Unis, 66 % des personnes interrogées ont déclaré être d’accord avec l’énoncé suivant : « Le lobby pro-israélien a trop d’influence sur la politique étrangère américaine . »

Bien que les Américains aient plutôt de la sympathie pour Israël, nombre d’entre eux contestent parfois la politique menée par l’État hébreu et voudraient pouvoir suspendre l’aide américaine lorsque les agissements d’Israël sont considérés comme contraires aux intérêts des États-Unis.
Bien sûr, le public américain aurait une conscience accrue de l’influence du lobby et se montrerait plus dur envers Israël et sa relation privilégiée avec les États-Unis si l’on pouvait débattre plus ouvertement de ces questions.

Cela dit, on peut se demander pourquoi, étant donné l’opinion du public sur le lobby et Israël, les responsables politiques sont si frileux à l’idée de critiquer Israël et de conditionner leur aide au respect des intérêts des États-Unis. Le peuple américain n’exige certainement pas que ses responsables politiques soutiennent Israël en toutes circonstances.

Il existe un véritable gouffre entre l’opinion du public sur Israël et sa relation avec les États-Unis et la façon dont les décideurs à Washington conduisent la politique étrangère.

La principale raison de ce gouffre est la redoutable réputation dont jouit le lobby à Washington. Non seulement ce dernier exerce une influence non négligeable sur les décisions politiques prises aussi bien par les administrations démocrates que républicaines, mais il a encore plus de pouvoir sur le Congrès .

Le journaliste Michael Massing rapporte les propos de l’un de ses membres, ami d’Israël : « On peut compter sur une bonne moitié des députés – 250 à 300 membres – pour agir conformément aux voeux de l’AIPAC. »

De la même façon, Steven Rose, ancien responsable de l’AIPAC accusé d’avoir fourni à Israël des documents confidentiels, a illustré l’influence de cette organisation devant le journaliste du New Yorker Jeffrey Goldberg en dépliant une serviette devant lui : « En l’espace de vingt quatre heures, on pourrait obtenir la signature de soixante-quinze sénateurs sur cette serviette » Et ce ne sont pas là des paroles en l’air.

Comme nous le verrons, lorsque des questions concernant Israël sont soulevées, le Congrès vote conformément aux positions du lobby, et souvent avec une écrasante majorité.

Pourquoi est-il si difficile d’évoquer le lobby pro-israélien ?

Dans la mesure où les États-Unis sont une démocratie pluraliste où la liberté d’expression et d’association est garantie, il fallait s’attendre à ce que des groupes d’intérêts finissent par dominer le processus de prise de décision politique.

Il était également inévitable que, dans cette nation d’immigrants, certains de ces groupes d’intérêts se formeraient selon des critères ethniques, et qu’ils tenteraient d’influencer la politique étrangère américaine de différentes manières .

Les Américains d’origine cubaine ont fait pression pour maintenir l’embargo sur le régime de Castro, ceux d’origine arménienne ont poussé Washington à reconnaître le génocide de 1915, et plus récemment à limiter les relations américaines avec l’Azerbaïdjan, et ceux d’origine indienne ont récemment exprimé leur soutien au récent traité sur la sécurité et aux accords sur la coopération nucléaire. De telles actions sont une caractéristique essentielle de la vie politique américaine depuis ses origines, et les évoquer suscite rarement la controverse .

Pourtant, il est manifestement moins facile de parler ouvertement du lobby pro-israélien. La raison réside en partie dans le lobby lui-même, à la fois soucieux d’afficher son influence et prompt à attaquer quiconque ose suggérer que cette influence est trop importante ou pourrait porter atteinte aux intérêts américains. Mais il en est d’autres.

Pour commencer, remettre en question les pratiques et le rôle du lobby pro-israélien semble signifier, pour certains, remettre en cause la légitimité d’Israël.

Dans la mesure où certains États dans le monde refusent de reconnaître l’existence d’Israël et où certains détracteurs d’Israël et du lobby mettent en question la légitimité de l’État hébreu, nombre de ses sympathisants peuvent tout à fait assimiler une critique même bien intentionnée à une contestation implicite de l’existence même d’Israël.

Israël laisse peu de gens indifférents et ce pays, qui a joué un rôle important de refuge pour les Juifs ayant fui l’Holocauste, constitue un élément important de l’identité juive contemporaine ; il est donc inévitable que les gens se mobilisent lorsqu’ils pensent que l’on conteste sa légitimité ou son existence même.

Mais analyser la politique israélienne et les efforts de ses sympathisants américains ne signifie pas qu’on est contre Israël, tout comme analyser l’action de l’American Association of Retired Persons (AARP – Association américaine des retraités) ne signifie pas qu’on est contre les personnes âgées. Nous ne contestons pas le droit à l’existence d’Israël, nous ne remettons pas en question la légitimité de l’État hébreu. Certains affirment qu’Israël n’aurait jamais dû être créé, ou souhaitent voir Israël passer du statut d’État juif à celui de démocratie binationale.

Nous ne faisons pas partie de ceux-là. Au contraire, nous pensons que l’histoire du peuple juif et le principe d’autodétermination nationale sont suffisants pour légitimer un État juif. Nous pensons que les États-Unis doivent être prêts à venir en aide à Israël si sa survie était en jeu.

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Commentaires

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Excellent article !

Je vais me procurer ce livre au plus vite !

Voila bien longtemps qu’une synthese expliquant l’indefectible soutien des USA a Israel, quelle que soit l’administration en place, etait necessaire.

Le fait que ce bouquin est l’oeuvre de deux universitaires de Chicago et Harvard laisse augurer d’un travail academique, denue de fondements ideologiques.

Merci pour cette info.

Taremaillac.

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Passionant. Que le débat sur l’hyperpuissance de ce lobby pro-israélien ait lieu aux Etats-Unis ne me surprends guère. La liberté d’expression y est plus grand que dans certains pays latins, dont notre belle et chère France.

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N’était-ce pas là encore ,la preuve ,que d’emettre la moindre critique ou même de prendre partie contre les procédés plus que douteux voire criminels qu’emploient les décideurs américains menant une politique désastreuse et terriblement dangereuse, au moyen orient s’avère dangereux ?
Il ne sert à rien de discourir ni même de débattre sous couvert d’etre taxé d’un antisémitisme excarcerbé et sous peine de vous attirer l’opprobre d’une opinion larvée et conditionée par le grand gendarme médiathique.
Comment considérer que les prises de positions radicales du monde arabe d’une part, qui veut aujourd’hui en découdre une bonne fois pour toute devant ces humiliations devenues permanentes que leur infligent les américains, ne soient pas légitime ?
M.TAREMAILLAC va encore nous reprocher nos "sanguinaires" positions et nous brandir les leçons à donner ,aidée par une sempiternelle hypocrisie qui se dévoile aujourd’hui au grand jour.
La facture risque d’être salée ,M.TAREMAILLAC,contribuerez vous à en régler une partie si tant est que vous en ayez le moyens ?

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J’ai lu et relu le passage de cet extrait de ce livre ; J’avoue que je suis estomaqué. !!!!!!!!

« Dans le chapitre 10, nous étudions le rôle du lobby dans la politique américaine à l’égard de l’Iran. Washington et Téhéran entretiennent des relations houleuses depuis la révolution qui provoqua la chute du Shah en 1979, et Israël en est venu à considérer l’Iran comme son adversaire le plus dangereux, au vu de ses ambitions nucléaires et de son soutien à des groupes comme le Hezbollah.Par conséquent, Israël et le lobby pro-israélien ont à plusieurs reprises poussé les États-Unis à s’en prendre à l’Iran et se sont employés à faire échouer plusieurs opportunités de détente. »

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J’avais lu leur article publié dans la revue la London Review of Books. Puisque lelivre vient de sortir, je vais m’empresser de l’acheter.

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Pour prolonger le débat, il faut également lire un article DE MOHAMMED EL OIF SUR LE MEMRI paru dans le Monde diplomatique, je vous fait lire un petit passage.

Désinformation à l’israélienne

La stupéfiante condamnation pour antisémitisme d’Edgar Morin, de Sami Naïr et de Danièle Sallenave par un tribunal français fait écho à la campagne que certaines agences organisent pour étouffer toute critique de la politique israélienne. Parmi celles-ci le Memri, qui présente l’essentiel des journalistes des médias arabes et musulmans comme des fanatiques antioccidentaux et antisémites.

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Il serait pertinent que deux grands universitaires français se penchent sur la question. Mais il est vrai que l’entreprise sera périlleuse, sur ce dossier en général, tabou parmi les tabous, une véritable censure est orhestrée. Ceux qui s’avisent à critiquer sincèrement la politique israélienne sont voués à la diabolisation ou au boycott de la classe médiatico-politique

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On ne peut comprendre en effet le soutien démesuré qu’apporte les Etats-Unis à ce petit Etat du Proche-Orient si on ne prend pas en considération l’impact des actions de lobbying en faveur d’Israël, au point que des experts stratégiques en viennent à se demander quel intérêt réel que peuvent avoir les Etats-Unis a apporté une aide militaire, financière et diplomatique sans commune mesure par rapport à d’autres pays qui représente pour les Etats-Unis un intérêt stratégique certain.

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Je vous écris de New York. J’ai lu ce livre, vous verrez qu’il y a des révélations surprenantes. C’est un livre courageux !

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Au sujet du lobby arabe, j’ai lu récemment un entretien du Président de l’Association algéro-américaine du nord de la Californie, et est l’un des fondateurs du réseau des Arabes américains. Que nous dit-il au sujet de l’activité de cette association aux grandes ambitions, tenez-vous bien :

De manière générale, l’association a pour objectif de promouvoir la culture algérienne aux Etats-Unis. Nous avons d’ailleurs invité un certain nombre d’artistes, des écrivains, des cinéastes et autres. Nous écrivons actuellement le premier livre de cuisine algérienne en anglais.

Vous ne révez pas !

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Il y a également un lobby pro-israélien et pro-arabe aux Etats-Unis plus influent que vous ne pouvez le croire. Je vous vois régir, mais vous semblez oublier l’aide militaire et financière des Etats-Unis pour les pays arabes. Jordanie, Egypte, Arabie Séoudite. Le Département d’Etat américain a annoncé au mois d’août dernier des négociations sur des livraisons d’armements à plusieurs pays du golfe Persique, l’ouverture de pourparlers avec l’Egypte sur une aide militaire de 13 milliards de dollars pour ce pays. Le projet de l’administration Bush est également de vendre de vendre, sur dix ans, pour 20 milliards de dollars d’équipements militaires à l’Arabie saoudite et à cinq pays du Golfe. Alors cessez avec vos enfantillages en nous tentant de nous faire avaler que seul Israël bénéficie de l’aide américaine.

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Un petite reponse à DENISE qui ne sait pas tout, mais je vais l’eclairé... un peu.

"La dernière transaction militaire américaine à destination du Moyen-orient tendrait à accréditer la thèse du primat israélien qui trouve sa justification la plus récente dans le comportement de l’administration américaine à l’égard de ses amis et alliés au Moyen-orient : le président Bush a en effet promis à Israël, en Août 2007, des fournitures d’armes de l’ordre de trente milliards de dollars sur dix ans, à titre gracieux, en contrepartie de la vente d’équipements militaires d’une valeur équivalente à quatre pays arabes représentant une population de cent millions d’habitants.

Dans son approche des problèmes du Moyen-orient qu’il souhaite équilibrée, Washington offre ainsi gracieusement des armes à Israël, pourtant déjà doté de la bombe atomique, mais en vend, en revanche, à ses alliés arabes, dont il réclame pourtant avec insistance la coopération pour sortir du bourbier irakien."

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Les relations istaélo-américaines constituent un fait unique dans l’Histoire. Jamais auparavant, une relation aussi étroite et déséquilibrée en faveur d’Israël n’a été constaté dans les relations internationales. Du jamais vu, certains esprits lucides semblent en prendre conscience aux Etats-Unis. Est-ce un tournant ? L’avenir nous le dira.

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j espere que votre livre n’est pas muet sur l influence du loby pro israelien en france principalement des hommes politiques français.Et après je voulais dire à la fameuse DENISE(commentaire) qu il faut lire le livre avant de cracher sur .
merci

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Ce soutien immodéré et incontestable des Etats Unis vis à vis d’Israel, pousse les etats Unis à se descridité, au niveau politique et diplomatique. Pour preuve Israel en 2006 a largué des bombes à fragmentations, des armes non conventionnées sur des civils Libanais, les Etats Unis n’ont pas pipés mots. Alors losque l’on entend hier Mr Bush haussé le ton en direction de la Birmanie en demandant à ce que le régime militaire Birman respecte les droits de l’homme et qu’il décide par conséquent de renforcer l’embargo, on a envie de rire jaune, et on a envie de répondre à Bush que faites vous des droits des Palestiniens qu’Israel violent allégrement avec votre soutien ?

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Mourad vous faites un amalgame entre des associations qui veulent promouvoir la culture ou la langue dans un pays et le lobby arabe. Quand la France promeut sa langue et sa culture en Algérie en y installant des centres culturels français peut on parler de lobby français ? Bien sûr que non. Chaque pays et c’est normal veut promouvoir sa culture, sa politique, sa lanque, son mode de vie etc...c’est pas pour autant que l’on peut parler de lobby. Le lobby ce défini par l’orientation politique, economique ou idéologique qu’il peut imposer au pays dans lequel il est implanté.

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@Denise. Le lobby pro arabe dont vous parlez n’est pas un lobby loin de là, ce sont seulement des intérêts économiques entretenus par les Etats Unis vis à vis des pays du Golfe, riches en pétrole. Quant aux pays comme l’Egypte et la Jordanie c’est une autre histoire les Etats Unis les "achètent", en leur vendant des armes, afin que ces pays fassent la paix avec Israel. Donc toujours dans le même état d’esprit servir les interets d’Israel en échange de RIEN. Et comme vous le faites remarquer vous même, les Usa VENDENT des armes aux pays arabes mais les DONNENT à Israel et là il y a une grande trés grande nuance.

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Il faudrait que nos universitaires suivent l’exemple et en écrivent un pour la France.

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toujours en réponse à denise :
Certes, certains pays arabes achetent des armes soit !
MAIS QUELLES ARMES ?
1/Il faut pour chaque type d’armes, une logistique dont la vente est possible que si cette dernière est compris et fournie par le fabricant (et quel fabricant) autrement dit ,les pièces détachées,la maintenance,les formateurs etc ..du vent en somme car si conflit sérieux il devait y avoir , il suffirait tout simplement aux généreux contributeurs de geler les approvisionnements.Satisfait ou rembourser, quelle bonne blague n’est ce pas ?
2/ les mêmes technologies militaires sont-elles acheminées vers les pays arabes à l’identique d’israel ?
j’en doute fort,les pays arabes n’ont droit qu’"au deuxième choix".
deux poids deux mesures.
Par contre si tôt qu’un pays arabe ou perse comme l’IRAN à la possibilité de fabriquer ses propres armes(chasseurs) ,on crie au loup en brandissant la menace terroriste et criant à qui veut l’entendre et vous denise en l’occurence ,qu’israel est en grand danger.
De grâce chère DENISE n’hatez pas vos discours en fonction des humeurs médiathiques,prenez du recul et réfléchissez .

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Vous êtes satisfaits de vous avec vos commentaires complaisants. Le monde s’est toujours conçu selon des rapports de force. Ce lobby -israélien aux Etats-Unis vous paraît insupportable, car vous révez certianement d’avoir un lobby arabo-musulman aussi influent aux Etats-Unis. Voilà ce qui vous dérange et rien d’autres, vous enviez la puissance d’autrui... Rien n’interdit aux états-unis d’avoir des lobbys qui sont reconnus. Ce n’est pas la faute de ce lobby si le monde arabe est dans un état de faiblesse qui poussent ses habitants à le quitter pour venir sous des cieux plus cléments, l’Europe et les USA. Faites votre auto-critique et soyez plus objectifs !

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A Hills : Nos commentaires ne sont pas complaisants, il souligne un état de fait tout simplement. Cependant je comprends votre colère : que deux universitaires américains de surcroit mettent noir sur blanc avec chiffres et preuves à l’appui,la complaisance dont bénéficie Israel de la part des Etats Unis, complaisance dotant plus grave qu’elle met en péril la stabilité du Moyen Orient. Ce qui pousse leurs habitants à venir vivre sous des cieux plus cléments comme l’Europe ou les USA. Concernant les pays arabo musulmans, ils sont tous dans la mouise c’est un fait, mais reconnaissez leur une qualité ils ne provoquent pas de guerres et n’envahissent pas leurs voisins pour leurs piller leurs richesses à l’image de ce qui se passe en Irak.

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L’AIPAC, dont le credo n’est plus tant la « défense » d’Israël que l’attaque de l’Iran, a reçu Sarkozy au moment o^ce dernier était candidat à la présidence de la république. Il est des visites révélatrices d’une future politique qui consistent à s’aligner sur les Etats-Unis.

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Amazone( elle ou il) a une vision idyllique du monde arbe quand elle dit qu’ils ne déclenche pas des guerres. Sans blague !!!! La guerre des sables entre le Maroc et l’Algérie en 1963, la guerre Irak-Iran en 1980, l’Irak qui envahi le Koweit en 1990, la Syrie qui occupe le Liban, septembre noir en 1970 qui a vu l’armée jordanienne massacrait des palestiniens, bref la liste des conflits est longue,

Mais il est vrai que c’est toujours de la faute des autres….

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Vous passez votre temps à geindre, à pleurnicher à vous faire passer des victimes. J’ai un paquet de kleenex à vous proposer, en plus il y a actuellement une promotion pour de jolis petits mouchoirs. Vous n’êtes pas fatigués d’adopter cette posture de pleurnicheurs. A force de vider toutes les larmes de votre corps, il ne vous restera plus rien pour chialer à longueur de journées !

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Pour moi ce livre n’a aucune valeur scientifique. Si les Etats-Unis soutiennent Israël, c’est parce que cet Etat est la seule démocratie dans la région, comparé aux états tyranniques qui entourent Israël. N’oublions pas que les Etats-Unis ont toujours combattu pour l’instauration de régimes démocratiques, l’histoire plaide pour eux. Je préfère vivre dans des démocraties que dans des Etats dictatoriaux

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A Gouron : Vous avez raison j’ai commis un impaire en ne parlant pas des guerres d’Irak Iran etc...Cependant les guerres menées étaient des guerres qui opposés l’armée d’un pays à l’armée d’un autre pays. Ce qui n’est pas le cas pour Israel dont l’armée se bat contre des civils, ce n’est pas le cas de l’Irak où 5 ou 6 armées de pays différents se battent contre des civils irakiens épuisés aprés 10 ans d’embargo, ce n’est pas le cas quand on voit le nombre de pays au côté des Etats Unis qui attaquent l’Afghanistan. Reconnaissez que l’occident fait dans la disproportion à chaque fois.

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On sait que les Arabes et les musulmans des États-Unis ont entrepris, à leur tour, de s’organiser en lobby pour peser, eux aussi, sur la politique de leur pays d’adoption.

C’est que leur nombre augmente chaque année et, avec lui, leur poids politique.

Les Américains arabes sont désormais plus de trois millions et la population américaine musulmane compte déjà près de six millions de personnes : il y a d’ores et déjà, aux États-Unis, autant de musulmans que de juifs, chacune des deux communautés totalisant 3 % de l’ensemble de la population.

Les Arabes sont soit musulmans soit chrétiens, tandis que les musulmans peuvent être noirs, africains, asiatiques ou européens -, mais leurs préoccupations et leurs problèmes se recoupent souvent. Circonstance favorable à leur influence : ils sont regroupés dans des États âprement disputés, comme la Californie, New York et le Michigan, où les politiques ne peuvent se permettre de s’aliéner aucune catégorie d’électeurs.

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On ne peut reprocher au lobby pro- israélien aux Etats-Unis d’être puissant quand les pays arabes et musulmans ne parviennent même pas à s’entendre pour la date de l’Aïd ou celle du mois de Ramadan. Je note par ailleurs un degrès de conscience politique particulièrement bas au niveau de la diaspora musulmane en Europe et aux Etats-Unis. Les musulmans ne sont guères solidaires entre eux et se complaisent dans des jeux de divisions pitoyables.

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. quand les états-unis décidèrent d’attaquer l’irak sans mandats de l’onu pourquoi les européens ne pratiquents pas d’embargo. cela ai vraiment unjustes mintenant que l’iran controle le nucléaire et économiquement tout va bien ils ont peur que l’iran n’aides des pays musulmans a détenir aussi la tchnologie nucléaire pour fair face a des snctions des américains cela peut parait impossibles. J ARRETE CAR CELA ME DEGOUTES DES QU IL SAGIT D UN PAYS MUSULMANS ON LEUR METS DES BATTONS DANS LES ROUES ON DIRAIT QU ILS NE VEULENT PAS CE DEVELLOPER SANS L AIDES DES USA ET DES EUROPEENS LES SEULS QUI APROUVENT CEUX SONT LES RUSSES. EUX ON MOINS ONT COMPRIS LES STRATEGIES DS PAYS DE L OCCIDENT ALORS JE DIT AUX RUSSES CONTINUEZ A FOURNIR LES GOUVERNEMENT MUSULMAN.

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Libre ; J’aime cet argument qui consiste à nous faire croire que les Etats unis soutiennent Israel car c’est une démocratie et que les Etats Unis ont toujours combattus pour des états démocratiques. ca ce sont purement des fables pour enfants. Les Etats Unis ont créé leur nation en massacrant les indiens (mais c’était des sauvages n’est ce pas), les Etats Unis ont soutenus des dictatures comme celle du Chili, du San Salvador, de l’Uruguay, du Pakistan et j’en passe et chacun sait que c’est pour apporter paix et démocratie en Irak et en Afghanistan que leurs armées torturent, violent, pillent, tuent, enlèvent, humilient les civils. C’est une bien drôle vision de la démocratie vous ne trouvez pas ?

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Réponse à Promokleen : Garde tes mouchoirs et donne nous plutôt ta puissance militaire !

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A Salma, la puissance ne se donne, mais se construit ceci en dit long sur votre passivité, vous attendez un miracle, d’ici là pleurez, continuez à pleurer et pleurez encore. Je vous imagine tous et toutes à chialer derrière vos écrans, à jouer les victimes, on est gentils, les autres y sont méchants... vous me faites vraiment rigoler, allez pleurer, pleurer pleurer sur votre sort......

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A Hills : vous ne semblez pas comprendre le problème posé par ce lobby, ce qui explique vos amalgames : La question n’est pas l’existence ou non d’un lobby pro-israêlien. La question est : est-ce que ce lobby agit dans le respect du droit international ?. Est-ce que ce lobby agit dans l’intérêt d’Israêl même et est-ce qu’il ne favorise pas l’extrémisme ?
La réponse à ces questions montre à l’évidence que ce lobby est dangereux pour la paix et nuisible aux relations qu’entretient les USA avec le reste du monde.

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Chers amis,

Avec le respect que je vous dois, le démocrate que je suis, épris de liberté d’expression, favorable à la séparation des pouvoirs, favorable à la liberté de la presse et syndicale ne peut approuver les régimes du Moyen-Orient dont il faut bien reconnaître qu’ils sont peu démocratiques. Israël qu’on le veuille ou pas, demeure une démocratie pluraliste. Certes tout n’y est pas parfait, j’en conviens, mais Israël se rapproche plus de l’idée que je me fais de la démocratie qu’un pays comme la Syrie.

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Il est quand même incroyable qu’à chaque fois que les méfaits de la politique Israelienne sont dénoncéés, certains des internautes se laissent allez un racisme primaire vis à vis des arabos musulmans...je vous rappelle que ce bouquin n’a pas été écrit pas des arabos musulmans mais par des américains !!!! (Mais peut être sont ce des islamistes ou alors que des américains à la solde d’une nébuleuse arabo musulmane ?)

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A Nejib : votre argument est léger, vous détournez la question. Vous tentez de compenser la faiblesse du monde musulman en stigmatisant la puissance du lobby-pro américain. Il faut être franc et évitez de tournez autour du pot. Je sens de l’amertume et du ressentiment, parlez avec votre raison et non avec vos émotions.

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Pomoklen : Ne prenez pas vos désirs pour des réalités... pleurez derrière nos écrans ! Au fait que faites vous sur ce site vu le mépris que vous avez pour cette communauté ? Mais comme vous le dites si bien nous croyons au miracle et c’est la raison pour laquelle nous croyons encore qu’il est possible de discuter avec des gens comme vous à qui nous pardonnons qu’ils puissent être en colère aprés la sortie d’un livre qui ne fait pas honneur aux démocraties dont vous êtes si fier.

Amicalement vôtre.

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A Promokleen : Nous sommes en période de ramadhan et durant cette période plus que toute autre période, nous nous devons d’être pardonneurs. Alors mon frère nous te pardonnons ton mépris, tes generalités, ta haine et ta colère.
En espèrant que Dieu agrée notre pardon, car voyez vous, cher frère, nous croyons au miracle même dans les cas déséspèrés.

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Vous refusez le débat, vous n’avez pas d’arguments, mes propos pertinents vous ont destabilisés. J’ai été tel un miroir dans lequel votre posture de victime s’est reflétée. Les vérités sont bonnes à dire, mais pas bonnes à entendre apparement. Vous me décevez, je croyais avoir affaire à des "démocrates."

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Oui Promokleen vous avez raison sur toute la ligne, si cela vous fait plaisir. Pardonnez mon impolitesse à clore ce "débat" avec vous, ma religion prône la paix et la passivité face à la calomnie, alors passez votre chemin et que Dieu vous guide.

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Réponse à Hills : dans votre réponse à Nejib, vous parlez d’un lobby pro-...américain ! Mis à part ce lapsus (révélateur ?), je tenais à vous dire que vous vous trompez lourdement. Nous ne ressentons aucune amertume et nous n’avons aucun mal à admettre la faiblesse du monde arabo-musulman. Simplement ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici : le livre qui fait l’objet de ce débat parle de l’inluence d’un certain lobby sur la politique américaine. Et, si vous étiez plus réaliste, vous verriez que ce lobby dessert les intérêts d’Israël !!!
Je sais qu’en bon sioniste que vous êtes, vous n’acceptez que l’on critique Israël. Seulement ne laissez pas votre charge émotionnelle obscurcir votre jugement...

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salam

à Promokleen

Promokleen, merci pour vos remarques mais je suis désolé de vous dire on est ( les intervenants sur ce site) les mieux placés pour voir la situation dans laquelle on est englués. donc sans façon merci pour vous remarques.

je crois ques ces deux universitaires sont les mieux placés pour analyser cette hisoire d’amour entre les USA et Israël qui ne dit pas son nom. Vous dites qu’on est pas démocrates sur ce site et pourtant ils publient bien vos messages et vous dites que qu’on ne peut pas parler de islam et pourtant on dit tout et la majeur partie du temps c’est du faux mais je en retour je vous pose cette question : pour à souvent lorsque quelqu’un qui critique l’Etat d’Israël, il peut être accusé d’être d’ anti-sémites ? Eclairez moi par votre science. et merci pour les kleenex mais je vous conseille de vous dépoussiérer les yeux pour voir ....

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Je vois que vous persistez à refuser le débat, je ne suis pas surpris. Mes arguments étaient encore une fois redoutables ; vous n’avez rien à dire, alors vous répondez par le mépris. C’est pas grave, moi je continuerai à débattre.

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salam

Promokleen, je ne vois pas où il est mepris dans mes propos. je sais pas, je crois que vous interprétez mes propos que de le comprendre. et je crois que le fait de vous répondre prouve bien qu’on accepte le débat.

mais sinon je vois pas en quoi la pertinance de vos propos me désatabilise, mais je crois déceler du mepris dans tes propos pour nous porposer des kleenex.
vous ne pouvez pas niez que les US soutiennent isréal même dans le tort, sinon dites comment isréal n’a jamais été condamné même une seule fois. dites moi pourquoi isréal a été le seul gouvernement du moyen orient à soutenir les US dans leur aventure en irak ?
je crois que je poses des questions précises, alors SVP posez vos questions et essayez de répondre au miennes.

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Interessant, il y a quelques jours sur NPR (National Public Radio), en Californie (ou j’habite) il y avait un programme interessant et assez objectif, sur le lobby pro Israelien. N’aillant pas entendu l’integralité du programme je me demande si ses auteurs étaient les meme que cet ouvrage. Bref, j’étais surtout surpris que le lobby soit clairement identifié comme ça sur une radio public américaine, alors qu’en France, reconnaitre son existence est tabou en radio ou télé... Bref. Salam.

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Ce livre me semble du plus grand intérêt et d’un remarquable souci d’objectivité. Essayons de le faire connaître aux journalistes et aux politiciens.

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Promokleen : Avez vous déjà mangé des bourek aux épinards et au fromage, non ? C’est trés bon, trés fin et certaines disent même que ça rend moins haineux, vous deviez essayer. Pour ce qui est de la xénophobie, je crois qu’il n’existe toujours pas de recette miracle.

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A ceux qui prétendent que l’aide US est dûe à la nature démocratique des deux régimes, j’ai une question :
Qu’est ce que la démocratie ?
Si c’est des elections et une alternance, pourquoi pas, mais l’abrutissement des masses, le formattage officiel et médiatique, les menaces et le règne de l’argent il faut faire face. Comme en France, on peut critiquer le président, il faut qu’on puisse critiquer tous ceux qui veulent l’alienation sur un état étranger fusse les USA ou autre.
Si on se targue d’être démocrate pour son peuple ou pour une catégorie de son peuple et on seme la terreur chez les autres ou chez une partie de son peuple, il vaut mieux se faire petit, voire réparer ses tords avec courage et humilité.
Il faut garder des valeurs de haute moralité plutôt que de sombrer dans ce qui sera regrétable ici bas et chez le bon Dieu.

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A l’image de ce livre il est bon de rappeler que la critique positive et de surcroit négative, faut-il encore qu’elle soit bien argumentée, est bonne car elle permet la remise en question et la réflexion sur soi. Quand la critique verse dans la xénophobie, l’islmophobie ou la haine de l’autre, elle devient dangereuse. Par conséquent, nous ne saurons conseiller à tous les nazillons qui utilisent ce site pour vomir leur haine de s’abtenir et d’aller sur d’autres sites où leurs vomissements seront en accord total avec leurs idées.

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A Denise,

L’Egypte, l’Arabie Saoudite et la Jordanie sont des vassaux des Etats-Unis, dont les gouvernements sont illégitimes. Concernant les armes vendues par Israël à ces pays, laisser moi rire. Je rejoins ce qu’a dit Rachid Zani et je dirai encore plus, à défaut d’être utilisé contre un autre pays, ils seront utilisées contre leurs propres populations pour asseoir leur domination. Lisez Denise, lisez !

A Hills,
C’est étrange que vous disiez cela « que tout ce construit sur un rapport de force », allez servir ce discours aux rescapés des massacres de masse (nazisme, massacres des indiens d’Amérique, génocide Rwadais, … ) et vous verrez leurs réactions. Il est vrai que l’Europe et les Etats-Unis n’ont reculés devant rien pour assouvir leurs ambitions.
Ces pays aux cieux plus cléments, comme vous le dites, soutiennent les régimes totalitaires des pays d’où ces populations d’immigrés viennent.

A Gouron,

Comme je l’ai dit plus haut, les pays cités gisent sous des dictatures et qui n’ont jamais reçu l’aval de leurs peuples pour livrer ces guerres, au contraire ces derniers en sont les victimes une nouvelle fois. Il suffit de prendre comme exemple la guerre Iran-Irak, je vois mal un pays comme l’Irak dont la population est à 60% chiites livré une guerre à l’Iran à part sous l’impulsion d’un dictateur soutenu par les Etats-Unis et l’Europe

A Promokleen,

C’est tout le contraire Mr. « animé d’une science infuse », avant de déverser vos propos haineux sur ce site, lisez les médias, c’est pour dénoncer les contradictions entre le discours officiel des gouvernements européens et états-uniens et ce qui font en réalité que l’on poste nos commentaires. Qui sont ceux qui passent leur temps à se faire passer pour
des victimes, le 11 septembre, les attentats de Madrid, les attentats de Londres, commémoration pour ceci, commémoration pour cela, nous sommes victimes du terrorisme … Mais lorsqu’on observe de plus près, certains pays européens et états-uniens n’ont pas cessez de mener une politique guerrière et n’ont rien fait pour endiguer ce dont ils sont victimes, au contraire, au mépris de la sécurité de leurs peuples ils continuent dans la bêtise. Quant au fait qu’Israël est une démocratie, laisser moi rire, c’est dans une démocratie qu’on écrase sous un bulldozer, emprisonne et torture des enfants. Quant au fait que l’Europe et les Etats-Unis soutiennent les démocraties, on l’a vu en Palestine comment ils l’ont soutenu en privant le gagnant des élections des subventions et en soutenant la partie adverse. Que cela soit pour la démocratie et pour la liberté d’expression, les gouvernements européens et états-uniens les traites à géométrie variable et aux grés de leurs intérêts. Comme je l’ai dit « un discours plein de contradictions ». A bon entendeur salut !

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Réponse à Loïc Samar : Votre commentaire m’a plongé dans une franche crise d’hilarité ! Vous prenez tout un tas de précautions oratoires ("démocrate que je suis, épris de liberté d’expression, favorable à la séparation des pouvoirs, favorable à la liberté de la presse et syndicale" rien que ça !!!) pour nous dire qu’Israël est plus démocratique les que autres pays de la région. C’est vrai, et alors ? Pour autant, Israël doit-il échapper à la critique ? Israël est-il au desus du droit international ? Israël peut-il en toute impunité agresser les Palestiniens et les Libanais sous le prétexte fallacieux de l’« autodéfense » ?
Si Israël est une vraie démocratie, qu’il le prouve. Maintenant, si ça peut vous consoler que de comparer Israël à des régimes totalitaires...

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L’ennemi d’Israël est Israël lui-même. L’Histoire est en mouvement et jamais l’usage de la force n’a apporté un résultat au-delà de celui qu’il apporte pendant la durée de son exercice.
L’Algérie, le Vietnam, l’Iran… sont des exemples du 20ème siècle qui montrent que la FOI qu’a un peuple de s’affranchir de son oppresseur surmonte, tôt ou tard, tous les obstacles.
L’Histoire est donc, en mouvement.

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Salut Promokleen !!!

OUAAAAH !!!!! T’es trop fort !!! Devant ton argumentation, je suis impuissant !

Non sans blague, je suis persuadé que tu dois être un dieu du "Savoir et de la Connaissance" ! On peut vraiment pas discuter avec toi : t’es trop intelligent et on n’a pas le niveau pour te suivre !

PS : j’accepte volontiers la boîte de Kleenex que tu nous propose : il faut dire qu’à chaque fois que je lis tes messages, je chiale...de rire !!!

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Il semblerait que mes convictions démocrates incommoderaient quelques belles âmes de ce forum transis d’amour pour des régimes pour le moins anti-démocratique. Le prénommé Nassim qui marque une bienveillance pour ces régimes, au point d’entacher son analyse sur cet Etat je le rappelle démocratique qu’est Israël, d’une caricature qui n’honore pas son auteur.

Le démocrate que je suis, n’en vous déplaise, ne se résigne pas au débat, pour peu qu’il soit mené dans la sérénité et la courtoisie.

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A Promokleen !!!

Puisque tu estimes que nous sommes d’éternels braillards, nous allons t’expliquer pourquoi. La planète étant entrain de se réchauffer, une sécheresse s’annonce et risque d’être terrible. Notre force est de chialer chaque jour et à chaque instant, les larmes que nous récupérons chaque jour sont mises en réserve pour parer à cette sécheresse. Alors que toi qui ne pleure jamais, le jour où cette sécheresse annoncée s’abattra sur la terre, tu n’auras plus d’eau, il te restera alors que tes yeux pour pleurer.

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Je tire mon chapeau à ces deux universitaires courageux.Ils passent en ce moment sur Al Jazeera, à ne pas manquer.

La réaction des internautes pro-israéliens que l’on peut lire est exactement ce que disent ces deux professeurs : Ils ne supportent aucune critique fondée et constructive(même pour Israel). Maintenant, la question posée est : jusqu’ou les USA sont ils prêt à continuer dans leur folie meurtirière et auto-destructrice , en soutenant Israel.

Merci

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Visiblement, Loïc Samar ne sait pas lire : il m’accuse de bienveillance ( !) envers des régimes anti-démocratique mais dans ma réponse précédente, je reconnaissais volontiers qu’en matière de démocratie, les régimes voisins d’Israël n’étaient pas forcément des champions. Et alors ? Il faut comparer ce qui est comparable ; si Israël est une véritable démocratie, alors il faut le comparer avec un Etat de droit digne de ce nom : Canada, Grande-Bretagne, France,... Se comparer à des régimes totalitaires et corompus est une bien maigre consolation.

Ce n’est pas en rapetissant les autres que l’on grandit...

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Je sauterai sur l’occcasion que me donne Abdeloun au sujet d’El Jazeera, pour rappeler à tous nos amis qui sur ce site, ne peuvent s’empêcher de rappeler que les pays arabo musulmans ne sont que des dictatures. Sûrement, mais en attendant c’est dans une de ces dictature qu’on trouve une des meilleure chaine de television qu’est El Jazeera avec des journalistes de grandes qualités. Cette chaine est tellement remarquable que la 1ère des choses qu’ont voulu faire les Américains, aprés l’intervention en Irak était de la bombardée pour pouvoir asseoir leur propagande. Les pays arabos musulmans pourraient donner quelques cours de liberté d’expression et de liberté de la presse à certaines démocraties qui à l’heure actuelle en ont reellement besoin.

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Promokleenex tu portes bien ton nom lol

Je suis d’accord en ce qui concerne l’attitude victimiste que tu dénonces (j’ai pas lu tout ce que tu as écrit donc je réagi juste ’sur pleurez pleurez pleurez, ...)

Maintenant, il ne faut pas tout réduire à un constat simpliste observé en France (d’ailleurs même au boulot je vois ça tout le temps ça me soule mais c’est français, en certaine circonstance je te parie que tu agis de la sorte sans t’en rendre compte d’ailleurs, ça va de père avec le paternalisme).

Bref, si tu sais de quoi tu parles comme tu le prétends tu peux aussi noter que des mouvements inverses existent, s’expriment et agissent. Il n’y a que par ignorance et naïveté que l’on peut réduire les mouvements islamistes à un ensemble de victimiste ( c’est tout le contraire), de même pour les organisations tel le Hizbollah, le Hamas ou des pays tels la Syrie ou l’Iran. Par contre si tu as conscience de cela tu peux suivre ce qui se passe aujourd’hui dans le monde avec une certaine acquïté, il n’y a effectivement pas de bons ni de méchants mais des forces agissantes défendant leurs intérêts et tous les moyens sont bons (même moraux cf. la guerre du golf par ex.)

Les musulmans de France, comme il est devenu commun de les nommés, refusent de se projetter en France et donc d’agir. Ceci dit c’est le Mektoub et ce qui doit arriver arrivera nécessairement point besoin de paternalisme (tu comprends ?).

Malheureusement, il est vrai qu’aujourd’hui l’attitude que tu dénonces provoques de graves catastrophe chez bons nombres de musulmans, j’ai l’impression qu’ils ignorent tout de leur religion et que ce qu’ils affichent est surtout lié à l’affectif c’est bien dommage quand on a l’pportunité d’une éducation aussi riche.

Je t’invite pour élever le débat à t’intéresser et à apprendre l’Islam. Les dogmes sont proscrit en Islam quel qu’ils fussent (tout est question de foi).

WA salam

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A Lol : Votre intervention me laisse quelque peu perplexe...en effet vous parlez des musulmans. Ma question est de quels musulmans parlez vous, quand vous dites qu’ils ignorent leur religion ? Si c’est de la masse dont vous parlez c’est comme toutes les masses de n’importe quels pays pour n’importe quelle religion. Pensez vous que les masses au Portugal, en France, en Pologne ou ailleurs connaissent mieux leur religion ? Bien sûr que non !
La masse musulmane en France ou ailleurs est comme toutes les masses du monde (chrétienne, juives, boudhiste ou autres) , manipulées, culturellement, politiquement et religieusement.